La tolérance en Islam 

Par : Dr Salman Alaouda  

Dans différentes langues et ethnicités, “tolérance” est un beau terme dont le sens est de pardonner à celui qui te porte préjudice ou dépasse ses limites, ou encore aux personnes dont les idées divergent des tiennes à propos d’une certaine question.
Ainsi, la notion de tolérance représente une valeur supérieure des moeurs, et une victoire de l’esprit de bienfaisance sur celui du mal et sur les provocations de satan.
La tolérance constitue la base du traitement entre les individus alors que l’intransigeance et le rejet de l’autre n’apporte que préjudice à l’individu avant de toucher les autres et reste aussi une insistance sur la souffrance personnelle.
Cette souffrance résulte des mauvaises mémoires qu’on réserve envers les autres.
La tolérance de l’Islam se manifeste dans le traitement avec les autres religions ; à l’époque islamique, les juifs, les chrétiens, ou mêmes les adorateurs des anges ou les adorateurs du feu jouissaient de la bonté, de la dignité, et de la protection des gouverneurs musulmanes. C’était possible que ces derniers les traiter à l’instar de Fernando pendant l’empire d’Andalousie (celui-ci a torturé, chassé et massacré les musulmans), ou comme a fait Louis XIV qui avait réprimé le protestantisme en tant que religion interdite, ou même comme les britanniques qui ont empêché les juifs de s’installer en Bretagne pendant 350 ans.
Par contre, les musulmans n’adoptaient jamais de telles politiques et ne commettaient pas de telles liquidations bien qu’ils (les musulmans) avaient le haut main à travers plus de 10 siècles, ce qui signifie que l’Islam a enraciné les valeurs de la tolérance dans le traitement avec les autres.
Allah a dit dans Son Saint Coran : {Dis à ceux qui ont cru de pardonner à ceux qui n’espèrent pas les jours d’Allah afin qu’Il rétribue [chaque] peuple pour les acquis qu’ils faisaient}.
Allah a dit aussi : {Eh bien, éloigne-toi d’eux (pardonne-leur) ; et dit : “Salut ! ” Car ils sauront bientôt}.
Ces versets du Saint Coran mettent en évidence le rôle pionnier de l’Islam à enraciner l’esprit de la tolérance même avant l’apparition de la culture de tolérance chez la pensée occidentale moderne.
Le prophète Mohammed en était le bon exemple dans le traitement avec les hypocrites qui constituaient alors les ennemies de l’intérieur. Citant un exemple, le prophète Mohammed a pardonné plusieurs fois à Abdoullah ibn Oubaï ibn Saloul et il lui avait rendu visite quand il fut malade et avait prié sur lui quand il est mort, pourtant celui-ci avait porté atteinte à l’honneur du prophète Mohammed pendant le jour de l’incident de l’Ifq (le jour où des gens ont accusé injustement d’adultère l’épouse du prophète Mohammed – la dame “Aïcha”).
Le compagnon du prophète Mohammed – Omar ibn Al-Khattab a demandé alors au prophète : Comment vous lui pardonnez alors qu’il a fait tout ça avec vous ? Le prophète répondit alors : (O Omar ! Allah m’a laissé le choix en disant : {Que tu demandes pardon pour eux, ou que tu ne le demandes pas – et si tu demandes pardon pour eux soixante dix fois – Allah ne leur pardonnera point}).
Et si tu veux ressentir la valeur de la tolérance et du pardon, rappelle-toi alors les erreurs envers autrui et ton besoin de demander le pardon à Dieu.
Allah a dit : {N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux}.
Ainsi, les savants et les prédicateurs doivent favoriser à travers leurs discours et leurs cours -la tolérance pour propager cette culture entre les gens, quelles que soient leurs confessions, leur langues ou leurs tendances ; et ils doivent être un bon exemple dans la tolérance.
Il est important de manifester la tolérance envers ceux avec qui on s’accorde et même avec ceux avec qui on ne partage pas d’avis.
Autant de personnes souffrent de leurs erreurs dans le passé, et ils ont besoin de manifester cette tolérance, alors ils doivent prendre le premier pas en prônant la réconciliation, ils retrouveront alors, le bonheur et la joie. 

Je veux devenir musulman .. Comment? 

Je veux devenir un musulman. Est ce que c’est possible? Si oui, comment cela peut se faire. Je ne
sais pas grande chose. Je connais certaines choses.  

Louange à Allah.  

Tout humain peut embrasser l’Islam. Vous n’avez pas besoin d’avoir la permission de quiconque. Il faut simplement dire et croire qu’il n’y a aucun dieu autre que Allah et que Mohammed est son messager. Dès que vous dites cette phrase vous devenez automatiquement musulman. De là, vous commencez à entreprendre les prescriptions de l’Islam. Vous devez faire ce que Allah et son messager vous demandent de faire, et vous devez vous abstenir de ce qu’ils vous interdisent de faire. Si l’Islam vous demande de faire une chose c’est que cette chose est bonne pour vous,  et s’il vous demande de s’abstenir de quelque chose c’est que cette chose est mauvaise pour vous. Dès que vous devenez musulman, vous allez constater que votre manière de voir les choses a changé. Vous allez vous sentir plus soulagés et en sécurité juste en pensant que vous êtes entrain d’accomplir les ordres de Allah. Faisant ainsi, vous en verrez les avantages tant pour vous que pour l’humanité toute entière. Vous pouvez embrasser l’Islam dans n’importe quel centre islamique. Cela n’est qu’une formalité. Une fois que vous dites et que vous croyez que Allah est unique  et que Mohammed est son messager, vous êtes alors Musulman. Pour devenir musulman, il suffit de prononcer les mots suivants:  


Ash hadu alla ilaha illa Allah, wa ash hadu anna Mohammadan abduhu wa rasuluhu.  

Cela veux dire que je témoigne qu’il n’y a aucune divinité autre que Allah et que Mohammed est Son  messager. Vous devez le dire mais aussi y croire.  

Assalamou alaikum (la paix soit sur vous),  

Je vous salut avec la salutation de l’Islam, et je vous souhaite la bienvenue au meilleur  mode de vie. Allah, le Tout Miséricordieux, vous a montré le chemin qui vous mène à son amour et à  sa miséricorde. Vous  avez saisi
la Shahada , la déclaration de la foi. En ce moment vous êtes parmi les  êtres les plus innocents du monde. Pourquoi? Parce que dès que vous avez saisi
la Shahada ,  tous vos péchés d’antan sont pardonnés. Quelques soient les péchés que vous auriez commis, ils  sont maintenant tous pardonnés. Dès maintenant, il est très important pour vous de rester pur  et de s’abstenir de toutes les mauvaises actions. Essayez de faire de votre mieux, et demandez  à Allah de vous aider à faire tout ce que vous voulez faire du bien.  

Un Musulman est une personne qui se soumet à la volonté de Allah. C’est à dire que vous reconnaissez votre créateur ensuite vous Lui obéissez dans tous les aspects. Allah vous a crée et sait ce qui est bien pour vous. La première chose que vous avez à faire c’est de commencer  à apprendre à faire la prière pour Allah. Les musulmans font la prière pour Allah 5 fois par jours. Mon cher ami, pour un vrai musulman, ces prières ne sont pas un fardeau, mais ce sont des sources de plaisir. Disons que vous aimez beaucoup quelqu’un et que cette personne vit très loin. Vous ne communiquez avec elle que par téléphone. À chaque fois que vous téléphonez à cette personne vous éprouvez un sentiment d’amour profond. De la même façon, un vrai Musulman aime Allah plus qu’aucune autre personne. Pour cette raison, lorsqu’il se dresse pour faire ses prières, il éprouve la même sensation q’un amoureux ressent lorsqu’il parle avec la personne qu’il aime.  

Mon ami, est ce qu’il y a une mosquée près de chez vous? Si oui, je vous propose d’y aller et de voir un bon ami Musulman qui vous enseigne l’Islam.  

J’espère recevoir un message de votre part. Que Allah vous bénit par une vie de piété et  qu’Il vous rende parmi les gens du Paradis. Restez  ferme dans l’Islam,  vous réussirez.  

Votre frère Lujain 

L’ISLAM ET
LA SCIENCE
 

La science est plus méritoire que la prière », faisait remarquer le Promoteur de l’Islam ; « un seul homme de science – ajoutait-il – a plus d’emprise sur le démon, qu’un millier de dévots ». «  Les homme de science sont les héritiers des Prophètes dont le seul patrimoine légué au monde est précisément la science ».  

  «  Quiconque s’éloigne de son foyer (quitte sa patrie), à la recherche de la connaissance, est censé agir dans le sens agréé de Dieu ». il s’agit de toutes les branches de la science aussi bien coranique qu’humaine. « La recherche de la connaissance est une obligation pour tous (musulman et musulmane). Abou Horéira dit : « Le Prophète m’a inculqué deux sortes de connaissance dont je ne peux révéler qu’une seule, la divulgation de l’autre étant susceptible de m’être fatale ».  Ce hadith fait allusion à certaine sciences occultes, infuses, suprahumaines ou cosmiques qui ne sont pas toujours conformes aux données « littérale » de la science et dont la révélation troublerait les esprits. Certaines branches de la sciences sont tenues aujourd’hui en secret rigoureux, et il en ainsi actuellement dans le domaine nucléaire, par exemple.  

  L’Islam tient en grande estime les sciences appliquées d’intérêt pratique, les expérimentations positives, le doute créateur et la persévérance dans l’étude et la recherche : « A un groupe d’agriculteurs occupé à greffer des palmiers, le Prophète ordonna un jour de cesser une telle pratique ; or les palmiers non greffés produisirent des dates de mauvaises qualité ; le Prophète venant à repasser devant ces mêmes agriculteurs, ils s’en plaignirent : « vous êtes – reconnu le Prophète – plus au courant des choses de votre domaine. C’est là un hommage éclatant rendu à la science et à l’expérience ! L’Envoyé de Dieu fit remarquer, un jour, qu’il pouvait toujours se tromper, en tant qu’être humain, « dans le domaine non révélé ». La recherche intelligente – affirme encore le Prophète – est la moitié de la science, c’est-à-dire de la réussite dans toute expérimentation scientifique. Mais le doute ne doit être ni systématique ni nihiliste : «  Les œuvres des sceptiques – dit le Coran – sont comparables au mirage du désert, que l’homme altéré de soif prend pour de l’eau jusqu’à ce qu’il y accoure et ne trouve rien » ( Sourate de
la Lumière, verset 39). Le pari de Ghazali, bien antérieur à celui de Pascal, est un mode discursif d’investigation que ce grand penseur musulman, surnommé « l’Argument de l’Islam », a su appliquer avec efficience.  

     Le Musulman se doit d’avoir le souci constant de connaître et d’apprendre ; la science n’a pas d’âge mais l’assimilation de la science à l’âge tendre est comparable à la gravure sur pierre ; par contre, l’apprentissage, dans la maturité, est semblable à un tracé tenté à la surface de l’eau ; comme le dit le proverbe.  

  L’Islam « est une des religions les plus compatibles avec les découvertes des sciences » ; c’est à cette liberté d’esprit que la science a pu s’épanouir, au sein de l’Islam et aboutir « aux découvertes sensationnelles qui ont bouleversé les données du savoir gréco-romain ». ce n’est donc pas la religion, dans sa réalité foncière et transcendante qui aurait entravé le progrès des sciences matérielles et empêché l’épanouissement de l’esprit critique, dans la plénitude de sa liberté. Si l’Islam avait pu, dès le XIème siècle de l’ère chrétienne, prendre la direction d’un monde civilisé nouveau instauré sur l’édifice délabré d’une Rome agonisante et du « bigotisme ignorant des Byzantins », ce n’était à cause d’une carence inhérente au Christianisme mais simplement sous l’effet d’une doctrine « chrétienne » travestie qui fit sombre
la Chrétienté dans un irrationnel factice. Les applications de cette doctrine ont été des plus graves, car on a vu s’établir une ère dite « de la foi » qui se prolongea jusqu’au XIIème siècle. Alors que la civilisation maghrebo-andalouse battait son plein, « une partie du cléricalisme, égoïste et obscurantiste s’ingénia – dit encore G. Rivoire – à forcer la déviation en abjurant les sciences qui « défient » Dieu, telle la médecine qui consiste à faire disparaître le mal physique considéré alors comme un châtiment divin ».  

  Si on avait pris le soin de méditer sur la portée des principes de l’Islam et du Christianisme, on n’airait pas manqué d’y voir un spiritualisme accompli où l’idéalisme transcendant s’accommode du positivisme le plus réaliste.  

   D’éminents orientalistes tels Gustave le Bon, Vintejoux, George Rivoire et autres, avaient esquissé, dans leur célèbres ouvrages ayant trait à la « civilisation des Arabes », au « miracle Arabe » et aux « visages de l’Islam », des fresques vivantes sur l’évolution scientifique qui s’est réalisé, au sein de l’Islam, à travers la langue arabe, qualifiée par Massignon comme « véhicule et instrument de transmissions internationales ». mais ces synthèses demeurent relativement incomparables, pour avoir « glissé » sur certains impondérables qui constituent’ à notre sens, les ressorts essentiels du génie de l’Islam ; telle cette révolution sociale dont nous avons brièvement dépeint les traits les plus saillant ; telle aussi cette œuvre artistique marquée d’une rare originalité, tels enfin le sens et la portée des découvertes scientifiques sensationnelles qui devraient, sous l’égides d’éminents savants musulmans, promouvoir l’industrie et préparer l’être de la mécanisation moderne.  

   L’avènement de l’Islam avait bouleversé, en l’espace de quelques décades, la carte du monde et mit en branle une révolution scientifique, intellectuelle et socio-économique. D’esprit « électique » et syncrétiseur, l’Arabe, après un stade de décantation, devint créateur. « Malgré le grand nom d’Euclide – fit remarquer E. F. Gautier – ce ne sont pas les Grecs, ce sont les Sarrassins (c’est-à-dire les musulmans) qui furent les professeurs de mathématiques de notre Renaissance ».  

   Le maghrébin Idrissi est présenté comme le « Professeur de Géographie de l’Europe », « l’optique d’Alkhazen est bien supérieure – note Bigourdan – à celle de Ptolemée ». « Si l’on compte – dit Delambe dans son « histoire de l’Astronomie » – à peine deux ou trois observateurs parmi les Grecs , on en voit, au contraire, au assez grand nombre parmi les Arabes ». Albitrugi critiqua le système planétaire de Ptolemée et en proposa un plus simple. En chimie Avicenne se rendit compte, très tôt, de la vanité de l’Alchimie comme science prétendant opérer la transmutation des métaux en or, par l’intermédiaire de la pierre philospholate ‘appelée élixir chez les Arabes). Parmi les principes énoncés par le savant musulman, dans un de ses ouvrages (traduit en latin dès 1200 après J.C), figure celui de Lavoisier ( l’un des créateurs de la chimie moderne) ; à savoir que «  rien ne se crée de rien », « rien ne peut se réduire au néant ». tout un chapitre est consacré, dans le même ouvrage, à l’analyse de différentes opérations chimiques dont les résultats procèdent bien d’une méthode expérimentale fondée sur l’observation. Les constatation d’Avicenne su les métaux , leur nature, leurs propriétés ont contribué à la création de la métallurgie moderne. Le rôle joué par Avicenne, en tant que physicien, a été mis en relief par la découverte d’un de ses ouvrage sur la physique.  

  Al Birouni, au XI ème siècle, se livra, lui aussi, à des études de physique très poussées et eut l’idée, extraordinaire pour l’époque, de comparer la vitesse de la lumière à celle du son. Il semble surtout avoir eu la conviction du rôle essentiel joué par l’expérience dans la méthodologie scientifique.  

   C’est Avicenne aussi qui a jeté les fondements de l’embryologie moderne, en procédant à la dissection de l’embryon et à l’analyse minutieuse de ses divers organes. Il est le premier à avoir décrit le mécanisme de l’afflux sanguin ; le Syrien Ibn Nafis découvrit, trois siècles plus tard, le système de la circulation pulmonaire dite «  petite circulation ». Mais déjà, au XII ème siècle, le maghrebin Averroès esquissait dans ses « Kolliât », le schéma de la grande circulation du sang, préparant ainsi le terrain à la théorie de William Harvey, sur le système sanguin de l’homme.  

   Ce ne sont là que quelques exemples des découvertes scientifiques arabes qui contribuent à mettre sur pied d’importants secteurs de l’industrie moderne et à préparer l’ère de la mécanisation.  

   Ceci dit, on comprend très bien la relation qui liait la religion au domaine de la science et qui fut régit par un seul mot de la part du Prophète «  vous êtes plus savant de votre vie ». Cette est la loi sur laquelle se sont basé de multiples recherches dans le domaine scientifiques pour but d’améliorer la qualité de vie des musulmans. La religion, contrairement à ce qui et répondu, ne contredit, absolument pas, la science, et vice versa. Certes, la religion islamique, en plus précis, organise et  met en œuvre des lois, pour cibler ce qui est de plus intéressant pour l’homme en recherche, mais n’interdit d’aucune manière cette quête de connaissance, au contraire, elle y incite. C’est pour lui épargner toutes les étapes, qui peuvent le tarder de siècles ou l’égarer d’un but fructueux, que le Coran présente des réponses, sur un certain nombres de questions d’ordre philosophique, déjà prêtes. En gain du temps et d’énergie, ces réponses permettent à l’homme de s’investir beaucoup plus dans les domaines « pragmatiques », dont le profit est concret, tels les domaines médicaux, technologiques et autres, que s’élancer dans la recherche des réponses à des question d’existence et de croyance, chose qui non interdite de principe, mais qui exige beaucoup de temps et de discussion.  

   Bref, l’Islam, n’interdit pas la recherche scientifique en elle-même, mais lui régit les buts et les moyens. Ainsi, toute recherche censé apporter plus de mal que de bien, deviendra, ipso facto, illégale. Sur ce point, l’Islam renforce les lois actuelles sur la recherche scientifiques. Lesquelles lois sont le résultat de longues années, voire de toute une histoire, de l’homme et de la science, au cours de la quelle, maints gestes et attitudes, sous le titre « servir l’humanité », ont nui à l’être humain lui même. L’Islam incite tous les musulman à apprendre et « chercher la connaissance et le savoir », en un terme général, pour que tout type de savoir, bien sûr fructueux, soit exalté et vanté et par conséquent, demandé.  

   Pour conclure, entre l’Islam et la science, une complémentarité réside beaucoup plus qu’une contradiction. Car l’Islam, par le Coran et
la Sounat, ne contient guère d’irrationnel, mais peut contenir l’inaccessible à la raison humaine. Encore, faut-il perfectionner cette Raison pour y faciliter l’accessibilité.   

                  Elmanaoui Rachid  



Références :   

1-      Abdelaziz BENABDELLEH, « Clartés sur l’Islam », imprimerie Najah Eljadida , Casablanca.1992 

Il est établi qu’il y a derrière ce monde une force supérieure qui le gouverne, qui le régit et qui veille sur lui. Certains l’appellent la cause première, d’autres la raison première et d’autres encore le moteur premier. Le Coran arabe la désigne, quant à lui, ainsi que les autres Livres célestes, par ce nom qui réunit les attributs de beauté et de majesté : Allâh (Dieu).  

La raison humaine est incapable d’appréhender cette force supérieure – autrement dit, ce dieu majestueux – pour en percevoir
la Quiddité ou en connaître
la Nature. Comment en serait-il autrement, si elle est déjà incapable de connaître sa propre quiddité, de déterminer l’essence de l’esprit, la vérité de la vie ainsi que bon nombre de propriétés physiques de l’univers, comme les forces électriques, magnétiques ou autres, contrainte qu’elle est de se contenter de n’en percevoir que les effets ? Comment la raison pourrait-elle alors prétendre à la connaissance de l’Essence de Dieu, le Haut, le Grand ? “Ainsi est Dieu, votre Seigneur ! Il n’y a point de divinité à part Lui, Créateur de tout. Adorez-Le donc. C’est Lui qui a charge de tout. Les regards ne peuvent L’atteindre, cependant qu’Il saisit tous les regards.
Et Il est le Doux, le Parfaitement Connaisseur.” [
1]  

Ce dieu n’est pas le dieu d’un clan, ni celui d’un peuple en particulier, ni celui d’une région donnée. Il est “le Seigneur des mondes”… “le Seigneur des cieux et de
la Terre”… “le Seigneur du levant et du couchant”… “Dis : “Chercherais-je un autre Seigneur qu’Allah, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ?” [
2]  

Écoutons maintenant le dialogue, rapporté par le Coran, entre Moïse et Pharaon, pour mieux saisir le caractère absolu de Sa Divinité – Exalté et Glorifié soit-Il : « Et qu’est-ce que le Seigneur des mondes ?›, demande Pharaon. ‹Le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui existe entre eux, dit Moïse, si seulement vous pouviez en être convaincus !› Pharaon dit à ceux qui l’entouraient : ‹Avez-vous entendu ?› ‹Votre Seigneur, poursuit Moïse, et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres›. ‹Vraiment, dit Pharaon, votre Messager, qui vous a été envoyé, est un fou›. ‹Le Seigneur du Levant et du Couchant, ajoute Moïse, et de ce qui est entre les deux ; si seulement vous compreniez !› » [3]  

Le Coran argumente l’Existence de Dieu de diverses manières :  

1.      Il attire l’attention sur ce que le monde recèle comme signes exprimant la présence d’un sage créateur originel. Il s’agit d’une loi évidente pour la raison qui souscrit au principe de causalité, principe naturel qui se passe de toute démonstration : « Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour des gens qui raisonnent. » [4]
Cette création nécessite un Créateur et ce système a besoin d’un Régulateur : « Ont-ils été créés à partir du néant ou sont-ce eux les créateurs ? Ou ont-ils créé les cieux et la terre ? » [5]  

2.      Puis il interpelle la prime nature de l’humanité saine, par laquelle l’être humain perçoit directement qu’il a un Seigneur et un Dieu Puissant, Majestueux, Qui le protège et Qui veille sur lui : « Dirige tout ton être exclusivement vers la religion, telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes – pas de changement à la création de Dieu. Voilà la religion de droiture ; mais la plupart des gens ne savent pas. » [6]
Pour peu que cette prime nature disparaisse à l’heure de l’aisance et du badinage, elle refait rapidement surface en cas d’épreuve et de difficulté. Le vernis trompeur s’érode rapidement et laisse apparaître le matériau pur de l’âme humaine, qui revient alors à son Seigneur en L’invoquant et en L’implorant : “C’est Lui Qui vous fait aller sur terre et sur mer, quand vous êtes en bateau. Lorsque ces bateaux les emportèrent, grâce à un bon vent, ils s’en réjouirent jusqu’au moment où, assaillis par un vent impétueux, assaillis de tous côtés par les vagues, se jugeant enveloppés par la mort, ils prièrent Dieu, avec une exclusive dévotion : “Certes, si Tu nous sauves de ceci, nous serons parmi les reconnaissants !” » [7]
Cette prime nature ressort lorsque l’être humain est surpris par la question de l’origine de l’univers et de l’identité de son Gérant. De par sa prime nature, il ne peut que proclamer : “C’est Dieu !” : « Si tu leur demandes : “Qui a créé les cieux et la terre, et assujetti le Soleil et
la Lune ?”, ils diront très certainement : “Dieu”. » [8] ; « Dis : “Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l’ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ?” Ils diront : “Dieu”. Dis alors : “Ne Le craignez-vous donc pas ?” Tel est Dieu, votre vrai Seigneur. Au delà de la vérité qu’y a-t-il donc sinon l’égarement ? Comment alors pouvez-vous vous détourner ?” » [9]  

3.      Le Coran prend l’Histoire de l’humanité à témoin pour dire que la foi en Dieu et en Ses Messagers fut constamment le moyen de salut de ses adeptes, et que la négation de Dieu et le démenti de Ses Messagers sonnèrent invariablement la disparition et la perdition de ses tenants. A propos de Noé, le Coran dit : « Et ils le traitèrent de menteur. Or, Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui dans l’arche, et noyâmes ceux qui traitaient de mensonges Nos miracles. C’étaient des gens aveugles, vraiment. » [10] A propos
de Hûd, il dit : « Or, Nous l’avons sauvé, lui et ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous avons exterminé ceux qui traitaient de mensonges Nos enseignements et qui n’étaient pas croyants. » [11] Au sujet de Sâlih et de son peuple
de Thamûd, il dit : « Voilà donc leurs maisons désertes à cause de leurs méfaits. C’est bien là un avertissement pour des gens qui savent. Et Nous sauvâmes ceux qui avaient cru et qui étaient pieux. » [12] Et au sujet de l’ensemble des Messagers de Dieu, le Très-Haut S’adresse à Son Messager Muhammad – paix et bénédictions sur lui – disant : « Nous avons effectivement envoyé avant toi des Messagers vers leurs peuples respectifs et ils leur apportèrent les preuves. Nous Nous vengeâmes de ceux qui commirent les crimes ; et c’était Notre devoir de secourir les croyants. » [13]  

 Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Yûsuf al-Qaradâwî, Madkhal Li-Ma`rifat Al-Islâm, disponible en ligne sur le site Qaradawi.net