Islam

La Bible est-elle la parole de Dieu avec Jimmy Swaggart..!

23
jan 2009

Islam et Christianisme: Logique de rapprochement

M. A. Alibhaye


 Pourquoi ce livre? Si aujourd’hui, en Europe, 95% de la littérature sur le Christianisme était le fruit d’orientalistes ou de missionnaires d’origine islamique ou musulmane, que ressentiriez-vous, chrétiens? N’auriez-vous pas l’impression que quelque part quelque chose ne va pas? Qu’il y a comme un petit déséquilibre quelque part? Qu’il y a une possibilité, même infime, que l’information soit incomplète? Voire totalement erronée?
Figurez-vous que j’ai eu ces sensations. À tort ou à raison. Je vous laisse juge. Et ce livre est le fruit de longues recherches à travers des sources musulmanes et non-musulmanes, les unes récentes, d’autres anciennes, voire très difficile d’accès. Il porte aussi la marque d’innombrables discussions avec des chrétiens de toutes sectes, des plus familiers aux moins familiers avec les Ecritures.
La structure d’analyse et les arguments proposés sont donc fiables car éprouvés, et bien entendu traduisent mon attachement à la logique, et les conclusions de mes études, le tout, exprimé dans mon style.

D’un autre côté, “on” ancre en chacun d’entre nous, par une synergie dévastatrice l’association : intégrisme + barbus fous furieux + extrémisme + fanatisme = ISLAM. Le mot “islamiste” supplante “musulman” pour bien rimer avec intégriste!
Ils ne sont pourtant pas synonymes!

 

 

 


SOMMAIRE

Le Saint-Coran : Sourate 16 -- Verset 125

INTRODUCTION
Ce livre peut-il être impartial?
Quelle est la crédibilité de l’auteur?
But de ce livre

PRÉLIMINAIRES
A) Notion de Dieu
B) La religion, c’est quoi?
C) De l’unicité de Dieu
D) De l’importance de mieux connaître l’Islam, religion universelle

Chapitre 1

Peut-on authentifier la mission divine de Mohammad (pbsl)
à la lumière du message biblique?
1) Mohammad (pbsl) et l’Islam selon
la Bible
2)
La Bible
3) Ancien Testament
a) Deutéronome 18:18 et 19
b) Genèse 49:10
c) Esaïe 29:12

4) Nouveau Testament
a) Le Royaume des cieux:
b) Les ouvriers de la onzième heure -- Mat20:1/16
c) Les métayers révoltés
d) Vrais et faux chrétiens
e) Evangile selon Jean: le Paraclet ou Consolateur
1- La promesse de l’Esprit -- Jean 14:15
2- L’oeuvre de l’Esprit (Jean 16)
3- Paraclet -1ère Epître de Jean: 1Jean 2:1
4- Esprit (pneuma) -1ère Epître de Jean: 1Jean 4:1
Le point de vue chrétien sur ce testament spirituel de Jésus (p) Christ

Chapitre 2

Peut-on authentifier le message révélé, le Coran?
1) Le Messager: Mohammad (Pbsl)
Qui est Mohammad (Pbsl)?
2)Le Message: Le Coran
Confirmation de Jésus (p) et Marie (Coran S3V42 etc)
La naissance de Jésus (p) (Coran S19:16 etc)

Chapitre 3

Réponses à quelques critiques

Chapitre 4

L’Islam renie t‘il Jésus (p), ou certains dogmes chrétiens?
a) Dieu Unique
b) Trinité
c) Péché originel
d) Analysons ces quelques dogmes
e) Quelques considérations historiques

Chapitre 5

L’Islam: rupture ou accomplissement de la foi en Jésus (p)?
Jésus (p) Christ était-il chrétien?
Questions de “Loi” (Thora)
Invitation aux chrétiens
Quelle était la religion de tous les prophètes antérieurs?
Point de péché originel en Islam

Conclusion

Résumé
Napoléon Bonaparte et l’Islam
Épilogue

BIBLIOGRAPHIE: Notes
BIBLIOGRAPHIE
* En Français *
* En Anglais *
* Bibles en Français et en Anglais * consultées

 

 



Le Saint-Coran : Sourate 16 -- Verset 125

«Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au chemin de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son chemin et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés.»

INTRODUCTION

Écrire sur un sujet comme l’Islam, pour un musulman vivant en Occident, lui impose un challenge formidable. Non pas que le sujet islamique soit si difficile à exposer. Non, le problème est plutôt que l’image de l’Islam et de son fondateur, dans l’opinion en général, soit tellement déformée, à loisir, qu’il semble difficile d’élaborer un angle d’approche cohérent et suffisamment convaincant, pour déjà amener le lectorat potentiel à simplement vouloir lire un livre sur l’Islam, jusqu’à la dernière page.
J’ai essayé, dans cette optique de relever le défi, et ainsi donc vous présenter succinctement l’Islam, tout en vous présentant les croyances communes aux deux plus grands courants religieux de la planète, que sont l’Islam et le Christianisme.
Cette présentation, sa structure, et le contenu de ce livre seront certainement fort différentes de ce que vous avez pu lire sur le sujet. Sa lecture sera profitable au chrétien comme au musulman.
Si l’accent y est mis sur ce qui nous rapproche tous, j’ai dû aussi aborder, sans compromis, et avec le même objectif, une recherche de la vérité dans ce qui nous sépare, là où l’Islam contredit le Christianisme et vice-versa. Donc les écrits qui vont suivre n’ont aucune intention de créer une discorde entre croyants de confession chrétienne et musulmane, bien au contraire. Il s’agit de les inviter tous à une analyse et investigation amicale, de questions et thèmes de grande importance pour notre salut à tous et notre quête de vérité, le tout avec impartialité et dans un esprit de fraternité et de recherche de vérité autour de Dieu. C’est LE but de ce livre.
Ce livre peut-il être impartial?

La religion et la politique constituent deux sujets tellement explosifs et controversés que la plupart des gens évitent d’en parler. Car on ne sait jamais comment de telles discussions peuvent se terminer. Mais la croyance religieuse est une partie encore plus intime de la personnalité de chacun. Cependant ce sont là deux éléments qu’il est impossible d’éliminer de notre vie de tous les jours.
La religion, plus que la politique, demande donc qu’on s’investisse beaucoup dans une croyance pour se forger une foi, pour ensuite la faire sienne. Il est donc compréhensible qu’une fois engagé dans une voie, il est difficile, voire embarrassant, d’admettre que peut-être, une erreur fondamentale ait pu être commise, quelque part, soit par soi-même, soit par ses parents. Après tout, peu de gens veulent reconnaître s’être trompé. C’est naturel.
Il sera tout aussi naturel à chacun de penser qu’un livre, écrit par un musulman, sur l’Islam et le Christianisme, manquera forcément d’objectivité. Mais la suite, vous en conviendrez peut-être, vous prouvera le contraire. Car vous ne lirez pas une suite d’affirmations ou de postulats, mais nous allons essayer de vivre ensemble une quête du vrai, toutes sources d’informations dévoilées et contrôlables.

NOTES: les abréviations “(p)” [=Que
la Paix de Dieu soit sur lui] et “(pbsl)” [=Que
la Paix et
la Bénédiction de Dieu soit sur lui] que vous verrez suivre le nom des prophètes mentionnés ici, sont des marques de respect que chaque musulman est tenu de montrer en prononçant ou écrivant leur nom respectif.

Quelle est la crédibilité de l’auteur?

Questions légitimes que chacun peut se poser:
1) Est-il apte à écrire sur le sujet?
2) Pour faire un travail comparatif sur les textes bibliques et coraniques: il est nécessaire de maîtriser les langues originales, l’Hébreu, le Grec, l’Arabe. Est-ce le cas?
3) La validité de son travail, est-elle occultée, simplement par les limites de ses connaissances dans les domaines abordés?
4) Quelle est son autorité religieuse ou intellectuelle pour s’arroger le droit d’aborder une analyse de ce genre, autrement dit: n’est-ce pas prétentieux?
5) Pourquoi ce livre?

Mes réponses

1) J’étudie, entre autres, les religions comparatives depuis de longues années, dans tous ses domaines, sans délaisser le moindre détail: depuis l’authenticité d’un texte à la plausibilité d’un événement rapporté dans les Ecritures saintes. Et quant à mon aptitude à en parler, je vous laisse, à vous lecteur, le soin d’apprécier ce fait, après lecture complète de ce livre. C’est honnête.

2) Le Grec, l’Hébreu, l’Arabe, sont effectivement des outils essentiels pour qui se lance dans
la Haute Critique des Ecritures. Tel n’est pas mon but. D’autres, possédant ces outils, le font avec beaucoup plus d’érudition que moi, et publient leurs travaux, en anglais ou français, je les lis. Je lis et consulte les dictionnaires bibliques ou de langues étrangères appropriés (n’importe qui peut le faire) j’analyse, je fais des rapprochements. Tous nous pouvons le faire. Je citerai une bibliographie complète de mes sources principales à la fin. Chacun pourra, à loisir, vérifier.

3) A la lumière de la masse de documents dont je dispose, ou que j’ai pu consulter, n’importe qui s’en donne la peine, et le temps pourrait concocter une synthèse similaire. Les travaux et conclusions ici présentés ont été élaborés sur la base de la simple logique, du rationnel, et d’un long travail de recherche. Vous le constaterez.

Vous pourrez ne pas être d’accord avec son contenu, mais vous percevrez que j’aurai au moins l’honnêteté et la rigueur intellectuelles de ne pas proposer une argumentation qui ne saurait être d’une source contrôlable. Par ailleurs, j’essaierai, dans la mesure du possible, de présenter aussi l’opinion différente de la mienne pour vous laisser juger, vous, amis lecteurs. Ce sont là deux points fondamentaux de cet ouvrage.
L’honnêteté intellectuelle, ainsi qu’une totale dévotion à la logique, au raisonnement, et à la vérité, sont les éléments directeurs de cette étude. Il n’y a, dans les pages qui vont suivre, RIEN qui puisse contrevenir à la vérité. Je considérerai même comme un privilège que chacun vérifie mes arguments et références.
J’ai volontairement utilisé un langage simple et clair. Ce n’est pas un ouvrage théologique dont la compréhension nécessite une profonde connaissance des sujets traités. Ici, le lecteur ne se perdra pas, je l’espère, dans le labyrinthe de la pensée d’un auteur. Non, la forme rationnelle et constructive ici adoptée veut qu’un public, le plus large possible, puisse soumettre mon argumentation à sa réflexion, son analyse, son contrôle, et, enfin seulement, à son jugement.

4) De quelle autorité je m’autorise à parler de religion? Quels sont mes diplômes? Posée publiquement, cette question pourrait être gênante pour moi, mais surtout et très certainement pour celui qui la pose. Car en cela , il imite les pharisiens (érudits juifs) qui interpellèrent les disciples de Jésus (p) et Jésus (p) lui-même en leur disant que vous n’êtes que des pêcheurs ou fils de charpentier, comment osez-vous parler, à quelle école êtes-vous parti?
Toute proportion gardée, car je ne suis ni Jésus (p), ni un disciple. Je suis à l’identique de bien d’autres, qui, simplement, veulent partager des connaissances ou des réflexions.
S’il faut faire étalage de certificats et diplômes, pour être crédible et approuvé, je pourrai faire cela. Mon but n’est pas d’influencer votre appréciation par un accréditif, et j’espère que je ne serai pas obligé de m’abaisser à le faire, car cela laisserait quelques traces désagréables chez le requérant.

5) Pourquoi ce livre? Si aujourd’hui, en Europe, 95% de la littérature sur le Christianisme était le fruit d’orientalistes ou de missionnaires d’origine islamique ou musulmane, que ressentiriez-vous, chrétiens? N’auriez-vous pas l’impression que quelque part quelque chose ne va pas? Qu’il y a comme un petit déséquilibre quelque part? Qu’il y a une possibilité, même infime, que l’information soit incomplète? Voire totalement erronée?
Figurez-vous que j’ai eu ces sensations. À tort ou à raison. Je vous laisse juge. Et ce livre est le fruit de longues recherches à travers des sources musulmanes et non-musulmanes, les unes récentes, d’autres anciennes, voire très difficile d’accès. Il porte aussi la marque d’innombrables discussions avec des chrétiens de toutes sectes, des plus familiers aux moins familiers avec les Ecritures.
La structure d’analyse et les arguments proposés sont donc fiables car éprouvés, et bien entendu traduisent mon attachement à la logique, et les conclusions de mes études, le tout, exprimé dans mon style.

But de ce livre

Nous allons donc tenter, ensemble, d’analyser le phénomène islamique à la lumière de
la Bible, de la logique et des faits établis. Pour éviter tout équivoque, je rappelle avec insistance au lecteur qu’un processus d’authentification rationnel, de l’Islam, du Coran, de Mohammad (pbsl), peut parfaitement être élaboré et structuré sans une quelconque référence biblique ou judéo-chrétienne. L’Islam, ni le prophète Mohammad (pbsl) n’ont besoin de soutien ni d’authentification biblique. Beaucoup d’autres approches existent, sont possibles, et aboutissent aux mêmes conclusions. Celle que j’ai adoptée, essaiera, pour votre confort intellectuel, d’utiliser des sources ou références auxquelles vous croyez, à priori non-suspecte de sympathie envers l’Islam, et surtout des sources identifiées que vous pouvez aisément contrôler. Ainsi, je le souhaite, vous pourrez vous concentrer sur la substance même du développement, sans arrières pensées éventuelles sur les sources utilisées pour aboutir à ce développement.
Pour rester rationnel et succinct, pour tenir compte de la modeste pagination voulue du livre, le travail se fera autour de 5 thèmes constructifs, et vérifiables par TOUS, et non par une élite seule:

1 Peut-on authentifier la mission divine de Mohammad?
2 Peut-on authentifier le message révélé de l’Islam, le Coran?
3 Réponses à des critiques fréquentes sur l’Islam
4 L’Islam s’oppose t‘il à Jésus ou à des dogmes chrétiens?
5 L’Islam: rupture ou accomplissement de la foi en Jésus (p) ?

“Douce utopie!”, me direz-vous.
En effet, c’est une véritable gageure: comment peut-on, sur si peu de pages, espérer convaincre quiconque sur ces thèmes si controversés?
Il vous suffit de vous accorder quelques instants pour la lecture complète de ce livre pour avoir des éléments de réponse!
Pour ceux pour dont les évidences et notions scientifiques du Coran primeraient, je leur conseille le livre du Dr Maurice Bucaille: “
La Bible, le Coran, et la science”, ou encore les 2 tomes de M. KASSAB: “les 1000 vérités scientifiques du Coran”.
Ce modeste livre, lui, se concentrera essentiellement sur la logique, le rationnel et le raisonnement, attributs que partage chaque homme. Ce livre contient des révélations probantes, sans précédent, à ma connaissance.

La Foi et
la Raison: antinomie?
La question se pose donc:
la Foi est-elle raison-nable?
La réponse est non, si l’on ne prend en considération que le sens habituel, je dirai restrictif, de la raison, comme centre décisionnel.
Dans la plupart des religions, la majorité des gens sont conditionnés pour agir sans réelle réflexion: outre leur foi, ils ont leurs habitudes sécurisantes, leurs liturgies sécurisantes, le charisme sécurisant de leur clergé. Sans rentrer dans trop de détails, vous conviendrez assez facilement que c’est un cadre de communication forcément irrationnel, où la force de l’effet et de l’émotion, supplantent, occultent, le réflexe du raisonnement.
Le mot-clé est en effet: la sécurité.
Cette recherche inconsciente de la sécurité est une des caractéristiques de l’histoire de l’homme à la poursuite d’une religion, de LA religion.
Alors, dans cette structure-là, y a t‘il une place, une chance, pour prendre en considération la conception islamique de Dieu?
D’un côté vous avez tant d’éléments confortants, de l’autre tant d’éléments, caricaturant, singularisant, diabolisant, tout ce qui est différent, et plus spécifiquement l’Islam.
L’ensemble de ces éléments se potentialisent dans notre subconscient et rentrent à 80% dans nos orientations et choix.
Ce niveau décisionnel, la raison, est donc largement encombré, et devient donc un ensemble difficilement appréhendable, c’est cependant à cela que j’essaierai de m’adresser. Je prendrai le soin préalable de rendre le terrain plus fertile pour une discussion raisonnée, en essayant de désactiver “ces balises” qui passent au rouge, consciemment ou inconsciemment, dès qu’on parle de l’Islam. C’est en ce sens que ce livre sera “différent”, et, je vous prie de le lire jusqu’à la dernière page, avant de le condamner.
En effet, le but fixé n’est pas de convertir, mais d’informer. Je suis convaincu que vous avez suffisamment confiance en votre foi chrétienne pour ne pas craindre une confrontation avec une information, ou la logique, ou le raisonnement. Il n’y donc pas de risque pour votre foi, car toute l’argumentation de ce livre sera basée sur la logique et l’évidence. Je ne veux PAS faire appel à votre émotion, ici il faut l’évacuer, sinon vous ne pourrez terminer cette lecture. On vous dit souvent que vous ne pouvez comprendre, il faut avoir foi, il faut expérimenter Jésus (p) , c’est tout. Moi je vous dis non. Je vous dis que la foi et la raison ne sont pas incompatibles, bien au contraire. Je veux faire appel à votre sens du raisonnement. Vous devez transcender tout cela, et établir votre propre jugement à vous, sur des FAITS et non sur l’INTERPRÉTATION des autres.
Il faut que les arguments et faits qui vous seront présentés ici soient justifiés sur la base d’une saine logique, d’un développement rationnel. Pour que si les gens vous demandent si vous avez lu ce livre, vous puissiez répondre que “peut-être je n’en ai plus grand souvenir, mais, je me rappelle d’une chose: tout était logique”. Et je réserve le droit à quiconque de soumettre ces évidences à sa propre analyse logique, et de déterminer ainsi, et non à travers ses émotions, si oui ou non, elles étaient correctes ou incorrectes. C’est, à mon avis, équitable et respectueux envers vous, amis lecteurs. Vous êtes aptes à apprécier vous-mêmes, une argumentation, basée sur les Ecritures, dont vous pourrez vérifier, par vous-mêmes, les sources citées.

Par ailleurs, nous assumerons, pour les besoins de la cause, que vous, amis lecteurs, n’accordez aucun crédit aux sources islamiques. Pour votre édification, l’argumentation ici développée sera donc tirée de sources par vous contrôlables et qui vous agréent:
la Bible, la logique, ou encore des historiens et personnalités non-musulmanes. Concernant les citations coraniques (sur Jésus (p) et Marie), elles sont contrôlables à partir de n’importe quelle bonne traduction1 du domaine public. Par bonne il faut comprendre: des travaux relativement neutres tels que ceux de
la Maison des Sciences Religieuses -- Paris: “Le Saint-Coran” en français seul, ou la même chose en Arabe et Français. Proscrire particulièrement les pseudo-traductions de personnages tels que celles de Kasimirski, Blachère, entre autres, ou l’ensemble des œuvres de Rodinson. Dans la liste bibliographique, le lecteur trouvera utilement souligné une liste de livres, traitant du sujet islamique.

Mohammad Amine ALIBHAYE

 

 

 

PRÉLIMINAIRES

A) Notion de Dieu

Ce livre n’essaiera pas de prouver que Dieu existe. C’est l’objet de certaines de nos autres publications, ainsi que celui d’ouvrages émanant de spécialistes plus qualifiés.
On assumera donc que Dieu, Le Créateur de l’Univers, existe, et qu’incidemment, Il n’a rien contre notre faculté de raisonnement .
Pour clarifier ce dernier point, il convient juste de noter que le Coran, de sa révélation à ce jour, a toujours appartenu au peuple, et non à une élite. Nul n’a été tué parce qu’il possédait le Coran. Nul n’a été tué parce qu’il a analysé le Coran, ou parce qu’il l’a traduit dans une langue accessible à un peuple donné. Les musulmans n’ont pas condamné Galilée parce qu’il a annoncé que
la Terre était ronde (le Coran l’annonçait déjà plusieurs siècles auparavant). Il a par contre été condamné par l’Église. Pourquoi ce rappel ici? Parce que dans certains milieux scientifiques, ou intellectuels, on fait souvent un amalgame commode de l’ensemble des courants religieux, pour les dénoncer, ou mieux, condamner leur opposition à la science ou à la civilisation. Cela est une injustice totale envers l’Islam, car ce faisant, ils raisonnent sur des données judéo-chrétiennes pour conclure sur ….la religion islamique. Je ne peux que trouver cela …curieux.
Le Coran appelle sans cesse à la réflexion, au raisonnement, pour déduire l’existence de Dieu. Le Coran annonce que toute réflexion raisonnée conduira, tout être doué d’intelligence, vers l’existence d’un Créateur. “Étudiez tout: le ciel,
la Terre, votre corps, tout te ramène vers un Créateur”. Voilà en substance le message coranique vis-à-vis de
la Science. Non seulement il ne le craint, mais il vous encourage dans toutes études scientifiques!
Car tout nous ramène à Dieu, Créateur Suprême des mondes.

B) La religion, c’est quoi?

Ce point ne me semble pas superflu ici car pour certains, la religion se circonscrit à cette équation:
Religion = Naissance (baptêmes) + Mariage + Mort (derniers sacrements)
Pour d’autres, la religion: “c’est notre tradition, notre patrimoine culturel et cultuel, à perpétuer, à transmettre à nos enfants.”
Pour d’autres encore, c’est un ensemble, un cadre spirituel, établi par Dieu, sur lequel il convient de ne pas trop s’interroger.
Ou encore, pour d’autres, la religion se confine à un facteur sécurisant dans ce monde agressif, ou encore à un élément de l’ordre social qu’il est “de bon ton” de ne pas bouleverser, en regard des voisins, ou du cercle familial.
Puis enfin, il y a ceux pour qui la religion n’est rien de tout cela, et ceux pour qui c’est “un peu de” tout cela. Il est difficile d’appréhender les profondes convictions de chacun, tellement on touche là à un aspect intime de la personnalité de l’être humain.
Mais si l’on considère que notre religion à chacun n’est pas un simple phénomène social, n’est pas un petit ensemble de traditions, ne s’arrête pas aux portes des églises ou des mosquées, n’est pas pour plaire, ou déplaire, au voisin mais à DIEU; combien d’entre nous se posent ces questions, qui deviennent fondamentales, pour ceux, tous ceux, qui sont à la recherche de la vérité:

 

- Une religion, pourquoi?

- Ai-je choisi ma religion? (on hésite cependant souvent pour choisir entre deux étals de tomates)

- Est-ce ma religion, la meilleure façon de servir notre Créateur?

- Ai-je là, une religion qui semble reposer sur un enseignement qui vient de Dieu, donc le meilleur possible pour l’homme et moi-même?

- Et si c’est le cas, ma religion et ses enseignements fondamentaux sont-ils alors en adéquation avec la logique, le raisonnement, l’Histoire, les Sciences? D’une religion venant de Dieu, Créateur de l’Univers, je ne peux m’attendre à RIEN de moins que cela: je peux me permettre d’être exigeant dans mon analyse de Son offre!
Dieu a créé chaque être humain sur cette planète avec un outil, Il nous a pourvu d’un “filtre”,
la Raison. Il faut en faire usage. Dieu, qui nous a créé ainsi, nous dirait-Il d’omettre
la Raison pour recevoir et percevoir Son message?

- Ces enseignements venant de Dieu, peuvent-ils alors nous permettre de tendre vers la perfection, en éliminant ces plaies telles que l’alcoolisme, le racisme, la drogue, l’homosexualité, la pornographie, la banalisation du crime?

- A l’opposé, ces enseignements, nous fournissent-ils une base rationnelle et un encouragement sans faille pour la recherche du savoir, la recherche de la perfection morale, la pratique de la piété, pour la quête du travail et non l’assistance, pour notre motivation personnelle à exceller, pour consolider notre fierté et notre dignité, pour maintenir nos liens familiaux et une cohésion sociale basée sur la fraternité et la solidarité, transcendant race et rang?

- Enfin, les enseignements du fondateur de ma religion, me donnent-ils une définition complète, sans équivoque, de la piété, de ce que Dieu attend de moi? De ce en quoi je dois croire et faire, pour Lui plaire et donc pour mon salut?

Ce sont là les éléments substantiels et fondamentaux à évaluer en matière de religion.
Et ceci pour n’importe quelle religion. Il ne convient donc pas de s’attacher aux aspects cérémoniaux, ou traditionnels, ou sécurisants, des différents éléments du culte. Il faut aller vers la substance: plaire à Dieu Seul. SEUL.

C) De l’unicité de Dieu

Le but de reconnaître UN Dieu, ce n’est pas parce que Dieu est jaloux, ou parce que sinon, Il punirai nos enfants innocents, ou encore parce qu’il est un dictateur.
C’est tout simplement parce que tous les prophètes de
la Bible nous ont annoncé UN Dieu. Car c’est la seule alternative, c’est la seule façon de transcender l’eau, le feu, la vache, les pierres taillées, et tous les autres intermédiaires humains que nous mettons entre notre Créateur et nous mêmes. Mais l’homme résiste, il veut une expérience concrète, il veut des dieux qu’il peut toucher, voir, sentir; pour se forger une assurance, une sécurité.

Nous insistons donc pour avoir Dieu dans une forme finie.
Désirs d’hommes, en dépit d’évidences claires et convaincantes.
Par la voix, nous acceptons tous, juifs, chrétiens, musulmans, que l’être humain, un être fini, ne peut appréhender l’infini. Mais dans la pratique, malgré les différentes menaces et admonestations, certains insistent pour concrétiser Dieu, pour lui donner des associés, des égaux.

Est-ce la meilleure façon d’adorer Dieu?
Est-ce là, ce qu’Il attend de nous?
Est-ce là, le message des prophètes? D’un seul prophète? De n’importe lequel des messagers de Dieu, de
la Bible ou du Coran?
Ce sont-là les questions substantielles que nous devons nous poser!

Dieu, Créateur de l’Univers, n’a nullement besoin de nous, ni de nos prières. Nous ne magnifierons jamais encore plus Dieu, par nos actions.
Nous savons tous que, l’ensemble de nos actes d’adoration ne peuvent rendre Dieu plus Grand, ni plus Fort, ni plus Miséricordieux, ni plus Glorieux. En fait, il n’y a rien que nous puissions faire qui puisse augmenter, ne serait-ce que légèrement, les pouvoirs infinis de Dieu. Il est le Créateur Suprême de chaque atome de cet univers. Il est ce qu’Il est!
C’est ce que nous verrons ensemble plus loin.
D) De l’importance de mieux connaître l’Islam, religion universelle

-D’un côté, au fil des invasions contrées, au fil des victimes que l’ONU et l’OTAN désarment pour qu’elles soient mieux massacrées, au fil de charniers qu’on “s’acharne” à ne pas excaver parce que l’on sait qui s’y trouvent (chacun sait que des musulmans gisent là-dessous, mais plus le temps passe, plus les corps se décomposent: méconnaissables, on pourra même accuser les musulmans de génocide, qui sait?), l’opinion “découvre”, ce que les médias, aujourd’hui forcés par les événements et les satellites, leur avaient toujours caché: que de plus en plus de pays sont en fait musulmans, que l’Islam est présent partout, et qu’il a été et est un facteur de tolérance et de stabilité. L’opinion découvre aussi que le musulman peut être arabe, oui, mais aussi africain, indien, chinois, caucasien, afghan, asiatique, européen, et que son physique varie, des traits africains aux blonds aux yeux bleus.
Toutes ces données bouleversent, chez le public occidental, les élucubrations savamment concoctées ET concertées par l’anti-islamisme aveugle de caricatures de démocratie et leurs médias.
-D’un autre côté, “on” ancre en chacun d’entre nous, par une synergie dévastatrice l’association : intégrisme + barbus fous furieux + extrémisme + fanatisme = ISLAM. Le mot “islamiste” supplante “musulman” pour bien rimer avec intégriste!
Ils ne sont pourtant pas synonymes!

On fait tout pour radicaliser des gens en leur spoliant des droits les plus élémentaires pour, ensuite, pouvoir mieux les accuser lorsqu’ils cèdent, ensuite, à la violence.
Au lieu de stigmatiser un homme, se focalisant sur sa seule appartenance confessionnelle, l’équité la plus élémentaire nous enseignerait à rechercher et condamner l’ORIGINE d’un mal, et non ses CONSÉQUENCES: se demander, par exemple, pourquoi certains musulmans sont-ils devenus “cela”?
L’Islam, quant à lui, enseigne le strict respect de tous ceux qui respectent les musulmans. C’est clairement spécifié dans le Coran.
Il est extrêmement important de noter que ces phénomènes de violences isolées, et commises par des gens excédés, contre des innocents, sont inadmissibles et condamnables. Ils ne surviennent pas À CAUSE de l’Islam, mais bien, malgré l’Islam.

Non, le musulman n’est pas un ange, cependant, histoire de rassurer les uns, il n’existe pas chez le musulman un chromosome spécial, que ne possède pas le reste de l’humanité, et qui le rendrait, lui, sanguinaire ou fanatique. Bien sûr! Non, mais… puisque je vous l’assure!

Aujourd’hui, parmi les nons-musulmans, il y a une répulsion pavlovienne de l’Islam, basée sur une conception totalement erronée. Conception largement élaborée par certains orientalistes et par les médias: deux corporations dont le fonds de commerce est d’exploiter la peur de l’Islam parmi les occidentaux. Une religion tantôt considérée comme composée de fanatiques, tantôt comme un culte abondant en dogmes, superstitions ou danses rituelles. Bref, une invitation permanente à rejoindre le “club house” des islamophobes, même au prix de grossières manipulations.

Le fait est que l’Islam est une religion simple, basée sur la raison, pratique pour l’homme ou la femme moderne, comme ceux des petits villages africains ou sud-américains: c’est une religion universelle.
C’est un mode de vie prescrit par Dieu pour le développement social, moral, et spirituel de l’humanité. A aucun moment l’Islam ne demande à l’homme de se départir de ses facultés de raisonnement, ni ne lui demande de croire avec une foi aveugle dans d’obscures et inexplicables mystères.
L’Islam enseigne la forme la plus pure du monothéisme, l’absolue transcendance de Dieu et considère le polythéisme comme un péché impardonnable, sauf grâce divine.
L’Islam propose à l’Homme une relation DIRECTE avec le Créateur de l’Univers; sans l’intermédiaire de saints ou d’un clergé.
Malgré le fait que l’Islam soit considéré comme la plus jeune des religions révélées, ce n’est pas une nouvelle religion, car elle s’inscrit dans la continuité des religions révélées par Dieu aux précédents prophètes: c’est à dire dans la continuité du tout premier message de Dieu à l’Homme: UN Seul Dieu.
L’Islam annonce la purification de ce message éternel de Dieu, des additions et corruptions de l’homme, au fil des temps, pour le ramener vers sa pureté originelle.
Il est facile de constater que tous les prophètes depuis Adam jusqu’à Mohammad -- paix sur eux tous -- sont venus prêcher la même religion, qui a continué de s’élaborer chez l’homme, à mesure que progressait, en maturité, l’intellect humain.
Le Coran annonce que ce message, le Coran lui-même et par conséquent l’Islam, a atteint la perfection, et que Mohammad(pbsl) fut le dernier messager de Dieu.
L’Islam est la seule religion au monde qui commande à ses croyants de respecter et révérer les fondateurs de toutes les religions révélées, comme Abraham, Moïse, Noé, Jésus etc…Ce qui renforce les possibilités de dialogue inter-religieux, dans le but d’établir la volonté de Dieu l’Unique, pour le bien-être de l’humanité entière.
L’Islam est un mode de vie révélé par Dieu dans le Coran, à un messager appelé Mohammad (pbsl).
Il y a, là, des messages très forts, et qui, tout de même, interpellent tout esprit intellectuellement curieux!
Nulle obligation à quiconque de croire et d’accepter cela comme vérité. “Nulle contrainte en religion” nous dit le Coran (S2V256).
Il suffit d’étudier les différents éléments qui seront développés pour se forger sa conviction: vérité ou imposture?

Mais la honte sur l’Homme est de ne pas rechercher où se trouve cette vérité, LA vérité sur notre Créateur, sur le sens même de la vie, ou de trouver mille excuses pour ne pas s’en inquiéter. Il est vrai que, par une étrange similitude, l’animal aussi, se pose peu de questions…Mais il a une excuse: il ne raisonne pas. Il ne le peut.

L’Islam enseigne que Dieu nous a tous pourvu de la faculté de réflexion, de constater, et de raisonner, d’évaluer. Nulle excuse.

Avant de commencer à vous forger une opinion sur l’Islam, demandez-vous si vos idées et données actuelles sur cette religion sont, objectivement, suffisantes ou lacunaires. Demandez-vous, si vos connaissances proviennent de sources diversifiées, équilibrées, et fiables, ou de préjugés plus ou moins inconscients sur lesquels vous ne vous posez plus de questions.
La seule approche rationnelle est de vous forger vous-même votre propre opinion. Vous avez cette opportunité entre les mains, que je vous conseille vivement de compléter, par la lecture du Coran, “traduit” le plus fidèlement possible en français (voir bibliographie). C’est un moment de grande émotion!

Puisse cette expérience spirituelle, déjà entamée, être enrichissante et plaisante.

Cependant, la subtile diabolisation de l’Islam, à laquelle on assiste, produit chez des gens à l’esprit critique, l’effet opposé à celui escompté. Jugez vous-mêmes, à partir de ce qui va suivre.

Les multiples affirmations concernant l’Islam dans tous les supports d’informations, démontrent au moins deux faits:
1) Le degré d’intérêt croissant porté à l’Islam
2) Le haut degré d’accumulation de sentiment anti-islamique, ou d’ignorance, préjudiciable à l’Islam, dans le monde occidental.
Quelques faits
Il faut donc savoir que l’Islam n’est pas une religion pour les arabes seuls (15% seulement de la population musulmane mondiale), ni pour les asiatiques ou indiens ou encore les noirs seuls: l’Islam est une religion universelle, il suffit de prendre une bonne encyclopédie pour le lire, et de s’informer, pour s’en rendre compte: l’Islam est massivement présent sur tous les continents.
Certains soutiennent que l’Islam est une doctrine pour des gens quelque peu retardés, non-civilisés, portés sur la violence, le terrorisme, la sorcellerie: “restez-en à l’écart, ils vous feront du mal!”
Est-il encore nécessaire d’affirmer que l’Islam n’est rien de tout cela?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes:

Il y a dans le monde, aujourd’hui, plus d’un milliard trois cent millions de musulmans (1 300 000 000).

L’Islam connaît la plus grande progression de l’Histoire des Religions:
- L’Islam est La religion qui progresse le plus en Afrique
- L’Islam est La religion qui progresse le plus en Asie
- L’Islam est La religion qui progresse le plus en Amérique du Nord
- L’Islam est La religion qui progresse le plus en Amérique du Sud
- L’Islam est La religion qui progresse le plus en Europe
- L’Islam est La religion qui progresse le plus dans le monde

L’Église Catholique le dit.
L’Église Protestante le dit.
L’Église Orthodoxe le dit.
Les statistiques nationaux le disent, et, les musulmans le disent.
L’unanimité est absolue.

Le phénomène est mondial. Le taux de conversion à l’Islam atteint des proportions hors du commun.
Mais il doit bien y avoir au moins UNE raison!
Le monde entier ne peut être retardé!
Le monde entier ne peut être non-civilisé!
Le monde entier ne peut être terroriste!
Il doit bien y avoir, dans le monde, quelques personnes, intelligentes, rationnelles, saines d’esprit, qui ont réfléchi, analysé, et évalué les alternatives de la voie vers Dieu, pour ensuite arriver à la conclusion que l’Islam est LA parfaite religion, pour eux au moins. Bien sûr que les musulmans ne sont pas tous parfaits, mais la religion a dû être jugée parfaite. Ils ont peut-être dissocié tout phénomène sociologique (traditions, mouvements politiques, etc), externe à l’Islam, de la doctrine islamique elle-même. Ils ont certainement eu la présence d’esprit d’évaluer non des hommes, mais l’Islam et ses valeurs en tant que religion. Tout comme nul ne peut accuser les enseignements du Christ des crimes de l’Inquisition ou de ceux d’Hitler: la seule conclusion possible ici est leur non-conformité avec les enseignements du Christ. C’est pareil pour l’Islam.

Quelques perspectives d’avenir
Selon une projection démographique des Nations Unies (l’O.N.U.), basée sur la population musulmane en 1988, dans 58 ans à partir de 1995, sur cette planète, un habitant sur deux naîtra musulman.
Ce n’est pas une pure spéculation de ma part. L’O.N.U. le dit.
Mieux. Ils assument, pour les besoins de cette étude démographique basée sur les seules lois de la natalité, que personne d’autre dans le monde ne se convertisse à l’Islam. Nous savons que c’est la religion qui connaît la plus grande progression. Mais si nous occultons ce fait, s’il n’y a plus aucun converti, malgré tout, dans 58 ans la population mondiale comptera 50% de musulmans!
Donc si nous ajoutons les conversions aux taux d’aujourd’hui, il faudrait par conséquent conclure que 60 à 70% de la population mondiale, naîtra alors musulmans! Ou encore que dans 25 à 35 ans le monde sera majoritairement musulman!
Cela ne devrait pas effrayer ceux qui ne sont pas musulmans, cela devrait juste les informer du futur proche, les informer de ce que sera le profil du monde.
C’est irréversible. C’est inéluctable.
Voilà au moins une raison pour ne serait-ce que s’informer sur ce futur bloc de plusieurs milliards d’âmes unies par une foi à un Dieu Unique!
Voilà au moins une raison pour que vous informiez vos enfants sur le profil du monde qui les attend, et qu’ils s’y préparent.
Voilà au moins une raison pour que les deux moitiés du monde ne s’ignorent pas et apprennent à se connaître.
Voilà enfin au moins UNE raison pour affirmer que
la Bible n’a pas pu occulter, ni ignorer, un homme, Mohammad (pbsl), qui par ses prêches, a fait, qu’aujourd’hui, plus d’un milliard, demain plusieurs milliards, d’hommes et de femmes sur tous les continents reconnaissent que Jésus (p) fut un grand messager de Dieu, reconnaissent sa naissance miraculeuse, et reconnaissent ses miracles. Ce que même beaucoup de chrétiens refusent de croire aujourd’hui! Car amis lecteurs, vous devez savoir qu’aucun musulman n’est musulman s’il ne croit pas en l’avènement de Jésus (p), tel que décrit si merveilleusement dans le Coran (vous le verrez plus loin).

Je m’attacherai donc à vous présenter, avec concision, quelques prophéties bibliques se rapportant indiscutablement à l’Islam, aux musulmans, et au dernier messager de Dieu, Mohammad (pbsl); puis dans un deuxième temps, à vous montrer ce qui, selon la pure et simple logique, prouve le caractère divin de la révélation coranique (“wahy”, en arabe), comme prédit par
la Bible. Puis ensuite, mettre en évidence nos points communs.

Une étude psychologique toute triviale de certains passages du message coranique va révéler à tout esprit impartial, soumis non à l’émotion, mais à l’analyse rigoureuse, que le Coran est manifestement LE DERNIER TESTAMENT, par analogie à l’Ancien et au Nouveau Testament.

En résumé, ce livre vous demande simplement d’accorder au moins une chance à la conception islamique de la religion que Dieu agrée, selon le Coran. Évaluez l’Islam sur ce qu’il est.
Juste le temps de cette lecture au moins, veuillez ignorer provisoirement les pensées instinctivement, et inconsciemment, hostiles, confortablement entretenues, là dans votre cerveau, par toute une culture, dès qu’est évoqué le sujet islamique. Vous pourrez, ensuite, les mettre en perspective et jugez l’ensemble.

En bref, faites le vide et jugez les arguments ici présentés pour ce qu’ils valent selon vous.

Chapitre 1
Peut-on authentifier la mission divine de Mohammad (pbsl)
à la lumière du message biblique?

Nous allons, pour la clarté de l’exposé, assumer certains points, et vous renvoyer vers nos autres publications pour les détails spécifiques.
Nous n’allons pas prouver que Dieu existe.
Nous allons assumer qu’il existe un livre, vers lequel on peut pointer son doigt, et dire que, le Coran, c’est çà.
Nous allons assumer provisoirement que ce message, nous arrive d’un humble arabe du VIIè siècle, intact tel qu’il l’a reçu, selon lui, de Dieu.

1) Mohammad (pbsl) et l’Islam selon
la Bible
Alors
, existerait-il dans
la Bible des prédictions concernant Mohammad (pbsl)?
Le Coran l’affirme en plusieurs endroits (S61V6-S26V196/7-S7V157 etc).
La Bible confirme ou infirme t-elle le Coran dans ses allégations?
C’est ce que, très succinctement, à travers l’étude de quelques seuls versets nous allons essayer d’établir.

2)
La Bible
Les
chrétiens sont d’accord pour dire que chaque livre de
la Bible annonce la venue de Jésus (p) Christ. Sans le contester, car le Christ est annoncé dans l’Ancien Testament, il convient aussi de préciser qu’en aucun cas, aucun, Jésus (p), n’est nommément cité dans les prophéties bibliques, ni d’autres détails précis sur sa vie (nom de sa mère etc…). C’est là le propre de bien des prophéties: on comprend leur accomplissement après leur réalisation, les prophéties deviennent alors claires. On fait donc une déduction, un raisonnement. Il ne serait donc que juste que l’on puisse appliquer le même processus d’appréciation pour authentifier certaines prophéties bibliques concernant Mohammad (pbsl) et l’Islam.
Les prophéties concernant la venue de Mohammad (pbsl), dans
la Bible se comptent par plusieurs dizaines, nous ne vous en soumettrons que quelques unes.
Ceux qui ne sont pas intéressés par cette partie du livre pourront passer au chapitre suivant p 45. Assumant alors (forcément!), que
la Bible annonce clairement la venue de Mohammad (pbsl).

3) Ancien Testament

a) Deutéronome 18:18 et 19

Tous les chrétiens attribuent cette prophétie importante de l’Ancien Testament à Jésus (p) :
“C’est un prophète comme toi (Moïse) que je leur susciterai du milieu de leurs frères; je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai. Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles, celles que le prophète aura dites en mon nom, alors moi-même je lui en demanderai compte. Mais si le prophète, lui, a la présomption de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas ordonné de dire, ou s’il parle au nom d’autres dieux, alors c’est le prophète qui mourra.”

Sur le fondement de quels critères objectifs les chrétiens peuvent-ils attribuer cette prophétie à Jésus (p)? Pas d’interprétation.

1) Jésus (p) était juif comme Moïse (p)
2) Jésus (p) était prophète comme Moïse (p)
3) C’est tout “ . “

Un rapprochement de ce type n’a de sens que s’il est établi entre des spécificités et non des généralités, sinon, n’importe quel prophète juif postérieur à Moïse, tels que Salomon, David, Isaïe ou Ezékiel conviendraient aussi.

Cette prophétie a été reprise postérieurement à Jésus (p) , par, entre autres, Luc citant Pierre dans Actes 3:22 , puis encore par Luc citant Etienne “rempli d’esprit saint” peu avant sa mort (Actes 7:37). Cela seul suffit pour prouver à tout esprit impartial que cette prophétie ne s’appliquait pas à Jésus (p) , car sinon, ni Pierre, ni Etienne, ne rappelleraient alors une prophétie déjà réalisée, comme devant s’accomplir bientôt. Mais assumons malgré tout que les témoignages de ces deux disciples, contemporains de Jésus (p) , soient insuffisants. Et étudions la prophétie:
La prophétie dit: “un prophète comme toi (Moïse)”
- Prophète: Moïse est serviteur et prophète de Dieu. Mohammad (pbsl) aussi. Jésus (p) est selon les chrétiens dieu lui-même, ou fils de Dieu.
- comme toi: Moïse est né normalement, avait un père, une mère, il a eu une descendance, a régné sur son peuple, a établi une nouvelle législation religieuse basée sur une révélation écrite et l’a fait respecter, il a été accepté comme prophète par son peuple, il est mort dans son lit, puis enterré. Mohammad (pbsl), absolument de même . Jésus (p) par contre, est né miraculeusement, n’avait pas de père humain, n’a pas eu de descendance, n’a jamais régné sur son peuple qui l’a rejeté, a accompli la loi de Moïse et non une nouvelle, n’eut aucune révélation écrite, est mort, selon
la Bible, crucifié, puis il fut élevé au ciel.
- il viendra du milieu de leurs frères: la prophétie précise ici l’origine du prophète: non des fils d’Israël, descendance d’Isaac, mais des frères des fils d’Israël. Or chacun sait que Mohammad (pbsl) est issu du peuple arabe, descendance d’Ismaël, peuple frère du peuple d’Israël (Ismaël et Isaac étaient deux frères; tous deux fils d’Abraham).
Jésus (p) est issu des fils d’Israël: s’agissant de Jésus (p) , la prophétie aurait dit que “le prophète viendrait du milieu des fils d’Israël”.
- je (Dieu) mettrai mes paroles dans sa bouche: Mohammad (pbsl) était illettré, et ne faisait que répéter, que transmettre, les paroles que Dieu mettait dans sa bouche. Lui, n’a cessé de le répéter, le Coran n’a de cesse de le répéter.
- la prophétie dit aussi clairement que le prophète qui parlera faussement au nom de Dieu, périra.
- Nul ne peut remettre en cause l’Omnipotence de Dieu.
- 113 sourates du Coran (sur 114), commencent par la formule “Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.”: Mohammad (pbsl) a indiscutablement parlé au nom de Dieu, du même Dieu qui, comme dans
la Bible, a créé l’Univers, et envoyé les prophètes précédents.
Chacun cependant sait la réussite de la religion révélée par Dieu à Mohammad (pbsl), et que sa mort fut naturelle. Tandis que, Jésus (p), fut lui, tué et crucifié, selon
la Bible: devrait-on assumer, comme d’autres l’ont fait, qu’il fut un faux prophète? Loin des musulmans un tel blasphème: selon le Coran, il fut un grand prophète et messager de Dieu (comme nous le verrons), et il ne fut ni tué, ni crucifié, bien que cela leur a semblé ainsi, mais Dieu l’a élevé auprès de Lui. Là encore Mohammad (pbsl) remplit parfaitement la prophétie biblique (Deut.18:18), et confirme ce qu’avance le Coran (46:10) à ce sujet, à savoir, qu’un témoin parmi les fils d’Israël atteste la conformité du Coran avec
la Thora (révélé à Moïse (p)).

Concernant donc cette prophétie, la conclusion que la logique impose est claire. Mais la logique n’est pas toujours le seul critère d’appréciation, malheureusement; bien que cette prophétie va à Mohammad (pbsl) comme un gant…

b) Genèse 49:10

Prophétise la venue d’un ultime prophète non-juif, à qui les peuples devront obéissance (le Shiloh)
Quel est le seul candidat possible?
La réponse est évidente.

c) Esaïe 29:12

- Le prophète Isaïe, parlant de la révélation d’un document:

“On le donne alors à celui qui ne sait pas lire en disant: Lis donc ceci. Il répond: je ne sais pas lire.”

Cette prophétie ne s’accorde avec aucun prophète de
la Bible.
Des siècles plus tard, cependant, elle se réalisera, mot pour mot avec Mohammad(pbsl), confirmé encore par le Coran S7V157.
Pour sa réalisation voir page le deuxième chapitre.

 

 

4) Nouveau Testament

a) Le Royaume des cieux:

Un thème récurrent dans
la Bible
Lorsque Jésus (p) enseigne la prière à ses disciples, on retrouve le thème: ”Fais venir ton royaume…” (Mat 6:10)
Lorsqu’il envoie ces disciples prêcher, il leur dit de prévenir les gens que le royaume des cieux approche. (Mat 10:7).
Puis encore dans Luc 9:1, 10:1 et 10:8/10, Marc 1:15, Jean 3:3, etc…
Si ce royaume des cieux était le salut apporté par “la religion de Jésus (p)” , comme l’allèguent certains savants chrétiens, pourquoi Jésus (p) lui-même aurait-il dit qu’il approche, qu’il doit venir, alors qu’il était déjà là?
Beaucoup d’éléments portent à croire que le royaume des cieux est la religion fondée par Mohammad: l’Islam. Je m’expliquerai.
Un argument souvent soutenu par les chrétiens est qu’il s’agit de la propagation du Christianisme après le retour de Jésus (p)2 .
Certaines bibles, comme
la T.O.B., traduisent souvent le mot “approche” par “est arrivé” (Luc 10:9/11 etc), alors que selon le Grec original, le doute n’est point permis dans la traduction. Pourquoi mettre un futur au passé? Y a t‘il une crainte chez les éditeurs, qu’ils évacuent ainsi, induisant en erreur les lecteurs de
la Bible? Chacun décidera.
Pour nous éclairer davantage sur le sujet, il convient de lire différentes paraboles de Jésus (p) se rapportant aux royaumes des cieux.

b) Les ouvriers de la onzième heure -- Mat20:1/16

Il est expliqué ici que “Le Royaume des cieux est comparable…” à un système de rétribution de la part de Dieu qui se conclue par ces mots fatidiques: “Ainsi les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers.”
Et encore cette parabole dans Luc 13:22, qui se ponctue ici encore par: “il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers”
Qui sont les premiers et qui sont les derniers parmi les croyants des religions révélées. Quelle est la dernière des religions révélées? Lisez ces paraboles dans
la Bible. Peut-être me comprendriez-vous?

c) Les métayers révoltés

En conclusion d’une parabole (Mat 21:33/45, éloquente en elle même), Jésus (p) déclare:
“Aussi je vous le déclare: le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. “ (Mat 21:42)
Il annonce donc que le royaume de Dieu sera enlevé des juifs, il parlait là de toute évidence de la religion agréée de Dieu, transmise jusqu’alors par des prophètes juifs. Qui est donc ce peuple? Les “Gentils” (ç.a.d. les non-juifs, chrétiens d’alors et d’aujourd’hui) ou les musulmans, se réclamant eux aussi du même Dieu?
Jésus (p) dit qu’on les reconnaîtra à “leurs fruits”. C’est, ici, la seule indication qu’il nous donne. Mais le lecteur peut aussi consulter la parabole: “tels arbres, tels fruits” (mat 7:15), entres autres, en conformité, encore une fois, avec le Coran S48V29.
Ces prédictions bibliques, concernant l’Islam et Mohammad (pbsl), sont précisément repris dans le Coran (par ex.S17V157-S48V29, etc..), et contrôlables ce jour. Faut-il rappeler que
la Bible ne fut traduite en arabe que plusieurs siècles après le Coran?
Mais de quels “fruits” parlait donc Jésus (p) ?
Ce ne sont pas des critiques, ni une accusation généralisée, c’est un simple constat, pour nous éclairer sur ce point précis.
Les musulmans n’ont pas inventé, ni utilisé, des bombes atomiques, sur d’innocents civils du Japon; et dont l’armée allait capituler, comme maintenant chacun le sait.
-Les musulmans n’ont pas colonisé ou réduit à l’esclavage sur des critères raciaux des peuples souverains, au nom de Dieu, ou de Jésus (p), tuant ou dérobant ainsi une centaine de millions d’africains à leur terre, privant donc aussi l’Afrique d’un énorme potentiel.
-Les musulmans n’ont pas inventé l’apartheid, élaboré par l’Eglise sud-africaine.
-Les musulmans n’ont pas tué six millions de juifs.
-Les musulmans n’ont pas mis le virus de la tuberculose dans les couvertures offertes aux indiens d’Amérique comme cadeaux, tuant entre autres ainsi, au nom de l’évangélisation, plusieurs dizaines de millions d’être humains.
-Les musulmans n’ont pas tué trente deux millions de créatures de Dieu pendant la 2è guerre mondiale.
-Les musulmans n’ont pas fondé l’Inquisition (abolie en…1834). Saint-Dominique en est le fondateur.
-Les musulmans ne se sont jamais arrogé le droit, appartenant à Dieu Seul, d’absoudre les péchés, en vendant des certificats, “les indulgences”, pratique maintenant désuette (et remplacée).
-Les musulmans n’ont jamais créé une liste des livres condamnés, appelée “l’Index” (abrogé en…1966) où l’on pouvait trouver en 1745, une traduction de la…Sainte Bible dans la langue du peuple (donc condamnée… par l’Église! Mais pourquoi donc?).
Sont-ce là les fruits dont parlaient Jésus (p) ? Forcément: NON.
Les musulmans, ont leurs “brebis galeuses”, comme tous les autres peuples, c’est certain, mais pris en tant que nation, dans son ensemble, personne ne peut contester aux musulmans qu’ils ont:

- les plus faibles taux d’alcoolisme au monde.
- les plus faibles taux de criminalité au monde.
- les plus faibles taux de ségrégation raciale au monde.
- les plus faibles taux de population carcérale au monde.
- les plus faibles taux de d’homosexualité au monde.
- les plus faibles taux d’adultère au monde.
- les plus faibles taux de divorce au monde.
- les plus faibles taux de drogués au monde.
- les plus faibles taux de suicide au monde.
- les plus hauts taux d’aumônes volontaires au monde
- Les plus hauts taux de pratiques religieuses rituelles
- Des pratiques hygiéniques parfaitement exemplaires.

Jésus (p) Christ parlait-il de cela, de ces fruits-là? A vous de juger. Cependant, les musulmans se permettent de défier quiconque de trouver “un arbre”, une religion, qui a su allier le spirituel au temporel, et qui donne des “fruits” meilleurs, et ce, plus de mille quatre cent ans après la mort de son “fondateur”.
Pourquoi cette assurance? Parce que selon l’Islam, Mohammad (pbsl) n’a rien inventé. C’est la notion prophétique qui valorise Mohammad (pbsl) et non l’inverse. Les musulmans affirment que c’est Dieu, à travers l’ultime prophète qu’Il a choisi pour les hommes, Qui a établi cette religion, et jeté les bases d’un mode de vie juste et en harmonie avec notre faible nature. Mohammad (pbsl) ne fut qu’un messager, et il n’a cessé de le dire sa vie durant.

d) Vrais et faux chrétiens

Certains vous diront que “les vrais chrétiens ne sont pas touchés par ces problèmes”, ”ils sont différents”, ou encore que ceux qui ont expérimenté “la nouvelle naissance” en Jésus (p), par la grâce du Saint-Esprit, ont pu être sauvé de ces calamités citées et s’en sortir”. Bien.
Considérons les deux:
1) concernant “les nés à nouveau”, je dis qu’un système universel, ouvert à tous, qui empêche, qui prévient ces péchés, est bien meilleur que celui qui permet d’en sortir, bien meilleur qu’un système qui a permis de générer ces problèmes; et enfin bien supérieur à un système élitiste dans la pratique (“il faut avoir été touché par le Saint-Esprit pour comprendre ceci, puis cela etc…”: les “nés à nouveau” utilisent cette phrase pirouette pour justifier l’injustifiable, lorsqu’acculés).4
2) si on dit que les vrais chrétiens ne font pas cela (ces péchés), il faut alors comprendre que ceux qui le font ne sont donc “pas de vrais chrétiens” (que de fois ai-je entendu cette expression!). Selon ce raisonnement, pas le mien, il faut en déduire qu’il n’y pas beaucoup de chrétiens sur terre! Non. C’est là juste l’exutoire choisi par ceux qui défendent cette opinion, pour fuir une difficulté ou une gêne.
Je n’en veux pour preuve que 2 faits vérifiables: alors que les différents papes ont excommunié bien de chrétiens (souvent prélats d’ailleurs), NI Hitler, NI Mussolini n’ont jamais été excommuniés par le Pape Pie XII et suivants! Je sais parfaitement pourquoi. Demandez la réponse au Vatican.
Le problème GRAVE posé est: le péché peut-il oui ou non faire perdre la foi chrétienne?
Et qui peut en décider?
Si oui: combien? Après un péché? Deux? Pourquoi pas cinq? Et que dites-vous de dix?
Où se trouve la ligne de démarcation?
Doit-on juger la quantité ou la qualité des péchés?

Il est étonnant de voir avec quelle facilité des chrétiens se permettent de disqualifier la foi d’autres chrétiens, lorsque le comportement de ceux-ci est immoral ou inconvenant. Nul n’est qualifié pour juger de la foi d’un autre. Nul n’est qualifié pour juger de l’intention d’un autre. Jésus (p) a dit: “Ne jugez point, et vous ne serez point jugés, ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés” (Luc 6:37). Ce que l’on peut analyser, approuver ou réprouver, ce sont des comportements. Sont-ils conformes ou contraires à l’enseignement du Christ? Jésus (p) lui-même a dit: “à leur fruit vous les reconnaîtrez.” (Mat. 7:20) On peut juger les fruits, les actes. Mais pas la personne, ni sa foi, ni ses intentions. Comment peut-on le faire lorsque Jésus (p) lui-même dit que 70 x 7 offenses (péchés) doivent être pardonnées? (Mat 18:21/22 ).
Qui a, après cela, autorité pour dire si une personne n’est plus chrétienne, si Dieu, dans Sa Miséricorde lui a déjà pardonné ses offenses à
la Loi? (Par 70×7 offenses, Jésus (p) voulait dire un nombre infini, car personne ne compterait ses péchés pour s’arrêter à 489!).

Donc le péché, selon
la Bible même, ne peut être un critère de jugement de la validité de la foi ou de l’intention d’une personne. [Nul n’est parfait, car “tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.” (Romains 3:23). Ainsi le dit “St Paul”!]

e) Evangile selon Jean: le Paraclet4 ou Consolateur

Il s’agit de l’un des points les plus controversés des prédictions de Jésus (p) . De quoi s’agit-il? Les chrétiens disent que ces versets annoncent la venue du Saint-Esprit (partie de dieu) sur les apôtres, sur le fondement CLAIR de Jean14:26. Et ils voient l’accomplissement et la confirmation de cette promesse en la venue du Saint-Esprit sur les apôtres le jour de
la Pentecôte.
Tandis que les musulmans croient y voir distinctement la prédiction de la venue et mission prochaine d’un autre messager de Dieu, Mohammad (pbsl).
Dans un souci de clarté et de confort visuel, je vais transcrire les versets concernés in extenso, et ensuite soumettre les deux hypothèses -chrétienne et musulmane- à une étude vérifiant leur consistance par rapport à l’ensemble de le prédication de Jésus (p) sur ce thème.
Le jugement ultime de leur degré respectif de fiabilité restera ensuite vôtre, amis lecteurs. (les gras sont de l’auteur)

1- La promesse de l’Esprit -- Jean 14:15

Il s’agit là des dernières recommandations de Jésus (p) à ses disciples, peu avant “sa mort”. Ce sont donc des versets très importants qui ont un caractère testamentaire.
15 “Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements,
16 moi, je prierai le Père: il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours”.
17 C’est lui, l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et qu’il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il sera en vous. [c.a.d. union dans la foi: moi, Jésus (p) , procédant de Dieu, je suis en vous car vous avez foi en Dieu par mes paroles; le Paraclet, procédant de Dieu, sera donc aussi en vous - voir verset 20 qui l’explique clairement]
18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous
19 Encore un peu et le monde ne me verra plus; vous, vous me verrez vivant et vous vivrez vous aussi”.
20 En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous.
21 Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui là m’aime: or celui qui m’aime sera aimé de mon Père et à mon tour, moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui”.
24 Celui qui ne m’aime pas n’observe pas mes paroles; or, cette parole que vous entendez, elle n’est pas de moi mais du Père qui m’a envoyé.
25 Je vous ai dit ces choses tandis que je demeurais auprès de vous;
[IMPORTANT: va suivre le seul verset -Jean14:26- qui rapproche explicitement les termes “Paraclet” et “St-Esprit”.]
26 le Paraclet, l’Esprit Saint , que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. (Traduction des bibles “T.O.B”, “Segond”, “Bible de Jérusalem”, “T.B.S”, pour ce verset )

Le problème c’est que le Grec original ne dit pas cela du tout!
GREC original de Jean 14:26:

traduction du grec: “le paraclet, l’esprit, le saint, que le Père enverra etc….”

Cela, vous conviendrez, diffère totalement de….”l’Esprit Saint”!
Sans rentrer dans les détails grammaticaux des différents genres d’articles définis dans le Grec Koiné de
la Bible: une chose est certaine, nul ne pouvait omettre, dans une traduction, cet article défini “tó”, sans une volonté manifeste d’en changer le sens. Le grec d’origine démontre bien 3 noms précédés de 3 articles définis pour qualifier la même personne. Il y avait là une simple traduction directe du grec à faire, et on l’a transformé nom propre, qui en change totalement le sens. Qu’est-ce que cela prouve? Cela prouve que cette traduction a été faite non pas objectivement, mais subjectivement. Pourquoi? Pour faire conformer les paroles de Jésus (p) à l’interprétation des éditeurs ou de l’Eglise, au dogme de
la Trinité, qui transparaît en filigrane. Nul autre endroit dans
la Bible ou plus spécifiquement dans l’évangile selon Jean, écrit en GREC à l’origine, le St-Esprit n’a été appelé de la sorte: donc cette traduction erronée n’est pas le fruit d’une procédure d’uniformisation et de cohésion dans la traduction de
la Bible. C’est une tentative délibérée d’induire en erreur. Au nom de quel éthique?
Cela est très grave et le lecteur appréciera: Jésus (p) parlait distinctement d’une personne qu’il a lui-même qualifiée “le paraclet”, “l’esprit”, “le saint”; et on a transformé cela en “Saint-Esprit”! Accessoirement, réfutant par avance, l’argumentation sur la venue d’un quelconque autre messager.

Suite du chapitre 14 et suivant de l’évangile selon Jean:
Verset 28: Vous l’avez entendu, je vous ai dit: “Je m’en vais et je viens à vous.” Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père , car le Père est plus grand que moi.
29 Je vous ai parlé dès maintenant, avant l’événement, afin que, lorsqu’il arrivera, vous croyiez.

15:26 « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, I’ Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi;
27 et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le début.

2- L’oeuvre de l’Esprit (Jean 16)

16:5 “Je ne vous l’ai pas dit dès le début car j’étais avec vous.
5 mais maintenant je vais à Celui qui m’a envoyé et aucun d’entre vous ne me pose la question: “Où vas-tu?”
6 Mais parce que je vous ai dit cela, l’affliction a rempli votre cœur.
7 Cependant je vous ai dit la vérité: c’est votre avantage que je m’en aille; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous; si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai.
8 Et lui, par Sa venue, il confondra le monde en matière de péché, de justice et de jugement;
9 en matière de péché: ils ne croient pas en moi;
10 en matière de justice: je vais au Père et vous ne me verrez plus
11 en matière de jugement: le prince de ce monde a été jugé.
12 J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant;
13 lorsque viendra I’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité toute entière. Car il ne parlera pas de son propre chef mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir.
14 ll me glorifiera car il recevra de ce qui est à moi et il vous le communiquera.
15 Tout ce que possède mon Père est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il vous communiquera ce qu’il reçoit de moi.

Le terme-clé de ces versets est Paraclet, ou Consolateur, ou Assistant, selon les bibles. Pour clarifier ce qui suit, il convient de noter qu’il s’agit d’une traduction d’un mot de Jésus (p), qui lui, ne s’exprimait ni en anglais, ni en français, ni même en hébreu, mais en araméen. Jésus (p) a dit un nom ou un mot, dont, à ce jour, on n’a commodément plus trace…(la plus ancienne, en GREC, date du IIIè siècle). Bien que ce mot soit capital, comme il le dit lui-même, bien qu’il exhorte ses disciples à témoigner leur foi à “celui-là”, bien que “celui-là” soit la clé de ce testament spirituel de Jésus (p) . Et pour comble de malchance, ni Marc, ni Matthieu, ni Luc n’ont jugé utile de reprendre les termes de cette ultime et capitale recommandation de Jésus (p), s’adressant pourtant à l’ensemble des disciples. Cela nous aurait mieux éclairé. Cependant, ni Marc, ni Luc, ni Matthieu, ni Jean n’ont omis de signaler que Jésus (p) montait un âne lorsqu’il entra dans Jérusalem; bien qu’après tout, à cette époque, tout le monde montait un âne…
Simple constatation.

Les faits sont que:
1) seul l’évangile selon Jean nous a rapporté l’annonce par Jésus(p) de ce Paraclet à venir (en grec original: parakletos)
2) qu’il est établi que cet évangile fut rédigé en grec. “Jean”, toujours, l’a aussi nommé l’esprit (en grec original, esprit = pneuma) ou le saint, ou encore l’esprit de vérité .
Un mot équivoque est déterminé dans un sens ou dans un autre par le moindre indice dans le contexte qui nous indique le sens que l’auteur avait donné à ce mot lors de sa rédaction.
La question qu’on pourrait se poser est: a t‘il, ailleurs, fait d’autres usages de ces mots dans le grec original? Cela nous permettrait d’en mieux cerner les sens. Démarche objective et logique.
La réponse est oui. Dans 1Jean 2:1 et dans 1Jean 4:1.

3- Paraclet (Parakletos) -1ère Epître de Jean: 1Jean 2:1

“Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat (“parakletos”) auprès du Père, Jésus (p) Christ le juste”
Ici, le mot paraclet a été traduit (avocat). Pourquoi?
Si le mot paraclet désigne le Saint-Esprit dans l’Evangile selon Jean, et si Jésus (p) aussi est désigné comme paraclet dans cette épître du même Jean, alors logiquement:
Soit Jésus (p) doit être le Saint-Esprit! Impossible.
Soit Jésus (p) est un paraclet, un prophète, tout comme celui qu’il a annoncé.
Certains soutiennent que le mot paraclet peut avoir plusieurs sens, je l’accepte volontiers. Si on me le prouve par des exemples de ce mot (et non des dérivés de “paraklesis” ou “parakaleo”) tirés de la littérature grecque de l’époque…Il n’y a pas grand risque de ce côté: il n’y a rien de connu et reconnu, sinon que le mot grec pour “consolateur” ou “réconforteur” est PARAKALON et NON PARAKLETOS et pour avocat c’est “sunegorus” ou “MeditÉa”, ce sont des faits.
La seule hypothèse solide, selon
la Bible même, est donc que le paraclet soit, comme Jésus (p), un homme, un messager de Dieu.
D’autres avancent que ce mot a été pris dans cette acception car c’est celle qui prévaut dans ce contexte. Tout déterminatif qui contredit la raison et la logique, comme démontré (Cf. supra et infra) est à rejeter. Il convient de rester cohérent dans une traduction.
4- Esprit (pneuma) -1ère Epître de Jean: 1Jean 4:1
“Mes bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils viennent de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Reconnaissez à ceci l’esprit de Dieu: tout esprit qui atteste que Jésus (p) est venu en chair est de Dieu, et tout esprit qui n’atteste pas de Jésus (p) n’est pas de Dieu…” Si on prend le mot esprit dans le sens explicite de cette phrase, Jean dit donc textuellement que tout prophète qui atteste que Jésus (p) est venu en chair et en os, est de Dieu.
En outre, “Jean” a écrit son évangile en grec, il ne s’agit pas d’une traduction, et à chaque fois, il a utilisé le même mot grec “pneuma” (esprit) pour qualifier et désigner le paraclet, si donc, l’esprit (de vérité) prédit était, alors, le Saint-Esprit, 3è tiers de dieu, le verset ci-dessus de ce même Jean n’aurait aucun sens: comment expliquer qu’ici, “Jean”, “inspiré par le Saint-Esprit” ait pu écrire qu’un “Saint-Esprit” (3è tiers de Dieu), eut pu contester la réalité de Jésus (p) (2è tiers du même Dieu)? Cela peut-il avoir UN sens? Je suis ouvert à toute explication rationnelle.
C’est donc une évidence que le même auteur de l’évangile selon Jean, qui nous parlait du paraclet comme l’esprit (pneuma) de vérité, confirme bien ici que le mot esprit (pneuma), pour lui, veut bien dire prophète: le prophète qui atteste de Jésus (p) est un vrai prophète. Le prophète qui ne l’atteste pas, n’est pas de Dieu.

L’auteur de l’évangile, rapportant la prophétie de Jésus (p), parlait avec une parfaite clarté de l’annonce par Jésus (p) de la venue d’un autre homme, d’un prophète, d’un messager de Dieu. Et ce verset de son épître conforte cette conclusion.
Il nous donne ici, en plus, le moyen de reconnaître ce prophète:
“le vrai prophète attestera que Jésus (p) est venu en chair” (non en esprit, non comme dieu).
Nous verrons plus loin SI Mohammad (pbsl) atteste de Jésus (p) et QUI conteste Jésus (p)…
Déjà, il est notable que la seule hypothèse conforme à l’ensemble de la prédiction de Jésus (p) sur ce thème, et aux évangiles, est que, Jésus (p) lorsqu’il prophétisait la venue du “paraclet”, il parlait d’un homme, d’un homme saint, comme lui, qui entend, comme lui, qui parle, comme lui, bref d’un autre messager véridique, mais qui, comme lui, procède du même Dieu.

Le point de vue chrétien sur ce testament spirituel de Jésus (p) Christ

Analysons ces versets de Jean, selon d’abord l’interprétation chrétienne:
1) le Paraclet est un être spirituel assimilé au Saint-Esprit, 3è tiers de dieu -- ou selon les Témoins de Jéhovah le paraclet est “la force active de Dieu”. Tout cela exclue Mohammad (pbsl).
2) Jésus (p) l’a annoncé comme devant venir sur ces proches disciples seuls (ils devaient attendre le Saint-Esprit à Jérusalem, Actes1:4), et rester en eux pour l’éternité. Ce qui, encore, exclue Mohammad (Pbsl).
Nous avons déjà vu précédemment les contradictions qu’impliqueraient le point n°1, selon
la Bible elle-même. Mais d’autres, incontournables, suivront plus loin.
Ce 2ème point, lui, déjà, soulève trois objections majeures:
a) RIEN, dans le contexte des versets ci-dessus comme dans les évangiles, ne prouve que Jésus (p) avait réservé cet “esprit saint” aux seuls disciples présents. RIEN. Car s’adressant aux disciples, il fallait bien, pour la communication, qu’il dise “vous”, mais le contexte établit qu’il s’agit d’un “vous” ligué, concernant par conséquent l’ensemble des croyants, présents et à venir.
b) Si seuls les disciples présents pouvaient “faire l’expérience du Saint-Esprit”, qu’en est-il de “Paul (ex-persécuteur du Christ-Actes9:4) touché par le Saint-Esprit 3 ans après le départ de Jésus (p)”? Qu’en est-il de tous ceux qui se vantent d’avoir “fait l’expérience de la nouvelle naissance par la grâce du Saint-Esprit”, et ce même aujourd’hui, après 2000 ans?
c) Jésus (p) a dit: “Si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas, si je pars, je vous l’enverrai (Jean 16:7)”.
La venue du paraclet/esprit saint est, très clairement donc, doublement conditionnée au départ de Jésus (p), et cela est doublement énoncé par Jésus (p), lui-même. Cela implique que ce Saint Esprit n’est pas encore venu. Est-ce donc si difficile à appréhender?
Non, nous dit-on, le paraclet ne peut être un homme puisqu’il s’agit du Saint-Esprit. J’accepterais. Mais si cette hypothèse est vraie et que Jésus (p) a dit vrai, alors: qu’en est-il, alors, de la mère, puis du père de Jean Baptiste remplis d’Esprit Saint, bien avant la naissance de Jésus (p) (Luc 1:41 et 67)? De Siméon qui reçut l’esprit saint, et ce bien avant le départ de Jésus (p) (Luc 2:26)? Du Saint-Esprit qui assista Jésus (p) lui-même durant son ministère (Mat 12:28, Luc 11:20 etc…)?
Serait-ce un autre?

[les musulmans disent que le Christ parlait d’un autre prophète à venir après lui, et dont la religion et la révélation qu’il apportera, resteront pour l’éternité dans le cœur des hommes, et cette hypothèse sera prouvée plus loin, par
la Bible, elle-même]

Étudions maintenant l’argumentation principale sur cette prophétie de Jésus (p): l’esprit de vérité ou le paraclet (annoncé par Jésus (p)) est le Saint-Esprit (3ème tiers de dieu).

Dans leurs explications, les chrétiens parlent invariablement des miracles glorieux de
la Pentecôte, comme le témoignage majeur de la réalisation de cette prophétie de Jésus (p). Qu’en est-il?
Tout d’abord, il convient, pour l’édification du lecteur, de rappeler que
la Pentecôte était une fête annuelle juive célébrée le 50ème jour après le début de la moisson du maïs, et non une fête religieuse consacrée par Jésus (p).
Ce jour-là, nous dit Luc dans le livre des Actes, Pierre avec les onze reçurent chacun le Saint-Esprit et “se mirent à parler en d’autres langues”, et la foule se mit un moment à penser qu’ils étaient ivres. Alors Pierre se leva et leur dit ceci: “Ces gens ne sont pas ivres comme vous le supposez, car ce n’est que la troisième heure du jour. Mais (ce qui arrive) c’est là ce qui a été dit par le prophète Joël”. L’apôtre Pierre dit cela en Actes 2:16.

Selon les chrétiens, Joël fut inspiré pour prophétiser ces événements, Pierre tout autant inspiré pour le rappeler à la foule, et Luc aussi pour le rapporter! Donc, il ne fait aucun doute que selon
la Bible, l’expérience de
la Pentecôte fut l’accomplissement de la prophétie du prophète Joël, et non celle de Jésus (p) concernant le paraclet. Cependant, contredisant: Joël, Pierre, et Luc; les chrétiens maintiennent qu’il s’agit de l’esprit promis par Jésus (p) dans l’évangile de “Jean”! Donc du fameux paraclet!
La Foi ne doit pas nous faire perdre notre sens critique!
Car si, faisant abstraction de cela, on assume que c’est là ce qu’a promis Jésus (p): qu’en est-il de cet autre paraclet, de ce consolateur promis? De cette “entité” qui devait guider l’humanité vers toute la vérité? Rien n’est rapporté sur les “langues” ou les chuchotements des apôtres, sur ce qu’ils ont dit ou apporté comme nouvelles vérités, comme l’a aussi promis Jésus (p). Rien.

Tout ceci démontre que le consolateur, le paraclet, promis par Jésus (p) et relaté dans l’évangile selon Jean, n’est pas le Saint-Esprit de
la Pentecôte de Luc. “Jean” parlait d’une prophétie de Jésus (p), Luc nous parle ici d’autre chose, et
la Bible nous le confirme comme s’agissant d’une prophétie de Joël (Actes 2:16).
La Bible. Pas moi.

Mais continuons l’étude de cette hypothèse: Paraclet=Saint Esprit
Le Saint-Esprit est unique, selon les dogmes chrétiens: il forme Un avec le Père et le Fils. Bien. Si le paraclet était le Saint-Esprit, de quel AUTRE Paraclet -- Saint-Esprit parle alors Jésus (p) dans Jean14:16? (voir p 33)? La question reste sans réponse.
Ou alors, Jésus (p) aurait-il blasphémé contre le Saint-Esprit en en annonçant un autre? Alors que Jésus (p) a dit lui-même que c’est le seul blasphème jamais pardonné!
Existerait-il une autre “force active de Dieu”? …Preuve?

De toute évidence, cette hypothèse ne convient pas, mais s’agissant de l’annonce d’un autre prophète comme lui, Jésus (p), le terme est adéquat. Car manifestement, en disant “autre paraclet”, Jésus (p) s’identifie lui-même comme un paraclet, identifiant ainsi le messager à venir après lui. Car en fait, ce sont bien deux messagers du même Dieu.

Étudions maintenant : Jean15:26 et 27
- “il rendra lui-même témoignage de moi”
Était-il nécessaire, selon la simple logique, que le Saint-Esprit rendit témoignage de Jésus (p), sur les disciples mêmes de Jésus (p), qui le recevaient? Dans ce cas, il aurait fallu, que les disciples, tout en recevant l’esprit, aient aussi renié leur foi, et cela n’est mentionné nulle part dans
la Bible. Est-il possible, envisageable, compréhensible, de perdre sa foi tout en étant en train d’être inspiré?
- “et vous aussi, vous rendrez témoignage ”
Le mot “aussi” prouve bien que les disciples doivent aussi, indépendamment, du paraclet, rendre témoignage. Si le paraclet fut le Saint-Esprit en eux, leur témoignage n’eut pas été distinct de celui du paraclet, car le Paraclet-Saint-Esprit serait supposé être en eux. Cette distinction est par contre naturelle, si le paraclet à venir est un nouveau messager de Dieu, autre que les disciples de Jésus (p).

Un livre entier ne suffirait pas à énumérer les contradictions et objections que soulèvent l’hypothèse “Paraclet=St Esprit”, cependant pour les “inconditionnels”, j’en expose une dernière:
En mathématiques, on fait, des fois, ce que l’on appelle “une démonstration par l’absurde”; c’est à dire: partant d’une hypothèse qu’on assume vraie, si on démontre qu’elle aboutit à une impossibilité, alors l’hypothèse est donnée pour fausse.
De la même manière, on assume vraie l’hypothèse que le paraclet ou l’esprit de vérité soit le Saint-Esprit de la 3ème personne de
la Trinité, comme le soutiennent les savants chrétiens. Il faut savoir par ailleurs que ces mêmes chrétiens soutiennent dogmatiquement que le Père et le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu’UN. Donc, le Père est Dieu, le Fils est Dieu, et le Saint-Esprit est Dieu, mais ils ne forment qu’UN Dieu. Alors les mots du Fils, Jésus (p), disant (selon Jean16:13): “il (le Paraclet-St Esprit donc dieu lui-même) ne parlera pas de son propre chef mais il dira ce qu’il entendra” n’ont aucun sens.
En effet, comment Dieu, le Créateur de l’Univers, Omnipotent, pourrait-Il ne pas parler selon Sa volonté? Et selon la volonté de qui alors?
Selon l’hypothèse, le Saint-Esprit étant Dieu lui-même, les paroles “il dira ce qu’il entendra” n’ont aussi plus aucun sens: comment Dieu pourrait-il dire ce qu’il a entendu? Et de QUI entendra-t-il des révélations?

À moins d’affirmer et de prouver l’existence d’un 4ème dieu encore supérieur au dieu de
la Trinité(!), on relève donc une double impossibilité. L’hypothèse ne peut qu’être rejetée, car elle ne soutient pas la moindre analyse logique ou même cohérence théologique. Et là, il ne s’agit même pas d’exégèse, c’est une étude basée purement sur l’analyse de la cohérence des messages induits.
D’autres arrivent à des conclusions différentes. Encore une fois, je suis ouvert à toutes les preuves logiques démontrant le contraire de mes conclusions. Mais, il ne faut surtout pas confondre exégèse et apologie, ni explications et preuves. Leur degré de fiabilité et argumentaire respectif étant évidemment différent.

Par contre, ces paroles conviennent parfaitement à ce prophète Mohammad (pbsl) qui n’a fait que transmettre une inspiration verbale, littérale, des paroles de Dieu.

Toutes ces contradictions prouvent bien que le paraclet est différent du Saint-Esprit qui descendit sur les apôtres le jour de
la Pentecôte: Luc, relatant
la Pentecôte parlait bien du Saint-Esprit, et “Jean” lui, rapportant une prophétie de Jésus (p) sur la venue du paraclet, de l’esprit de vérité, de l’esprit, du saint, parlait bien d’un homme, comme démontré plus haut. Les deux phénomènes sont totalement distincts. Et l’étude des documents grecs originaux le prouve.

Un autre élément non moins important est que même si l’on prend l’interprétation chrétienne par foi, il faudrait pouvoir expliquer pourquoi Jésus, qui ne s’est jamais considéré comme le dernier des messagers annoncerait lui, la venue d’un esprit dans la conduite des affaires humaines, tandis que tous les autres prophètes ont annoncé d’autres prophètes bien humains comme successeurs. Rien ne permettrait de justifier une telle position.

Bien que par ailleurs, déjà beaucoup d’éléments logiques et objectifs renforcent l’hypothèse musulmane, du Christ annonçant la venue de Mohammad (pbsl): nous allons maintenant voir, toujours selon les tests acides de
la Bible et de la logique, si les faits établis sur la vie de Mohammad (pbsl) contribuent à accréditer cette thèse.

Puisque l’hypothèse du Saint-Esprit doit être rejetée selon les raisons sus évoquées, avons-nous des éléments, sur la vie de Mohammad (Pbsl), qui puissent prouver qu’il ait rempli toutes ces prophéties de Jésus (p) selon “Jean”? Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas lui, et il faudra chercher ailleurs.
Avons-nous des faits, vérifiables de nos jours par chacun, et non une élite, qui puissent accréditer, corroborer, ne serait-ce que légèrement, la thèse que le Christ ait bien annoncé et recommandé de suivre le prophète Mohammad (Pbsl)?
Nous avons bien plus, et chacun pourra contrôler la valeur des arguments qui vont suivre et les soumettre à leur propre analyse.

A ce stade de votre lecture, vous avez peut-être envie de refermer le livre et de conclure: encore un illuminé qui veut nous apprendre notre Bible!
Ne faites pas cela, le cœur du livre va suivre. Je vous demande juste de soumettre les arguments qui suivent à votre analyse. C’est tout. Puis, rejetez-les s’ils vous semblent inconsistants.
C’est équitable. Jugez donc sur pièce.

Chapitre 2
Peut-on authentifier le message révélé, le Coran?

1) Le messager: Mohammad (Pbsl)

La Bible et les prophéties sus évoquées n’étaient pas connues des arabes et à fortiori de Mohammad (pbsl), car non traduites en arabe jusqu’à l’an 1000. Donc, aucun livre saint (Thora ou Évangiles) n’existait en arabe. Ce n’est que 400 ans après l’avènement du prophète qu’ils furent adaptés en arabe.
Par ailleurs aucune source historique ne mentionne la présence en Arabie, de
la Thora complète (Ancien Testament) ou des Evangiles, parmi la minorité juive et chrétienne. Car il faut savoir que ces écrits n’étaient pas alors exactement sous la forme d’un livre…Les rouleaux de peaux contenant l’ensemble de ces écrits prendraient le volume d’une chambre! Et c’est un fait que cela se saurait et aurait été rapporté ailleurs. Et si Mohammad (pbsl) fréquentait de tels endroits ou érudits bibliques, TOUS ses détracteurs -de tout temps- auraient démontré son imposture, à commencer par les juifs et les chrétiens de son époque! Élémentaire.
Pour ces raisons, et bien d’autres non développées ici, nul ne peut soutenir que 1) Mohammad (pbsl) s’est inspiré de
la Bible, 2) le message coranique fut adapté par Mohammad (pbsl) pour se conformer à des prédictions bibliques.
Par ailleurs, le message coranique révélé à Mohammad (pbsl) est le même que celui que l’ensemble des corans en arabe de nos jours, de Dakar à Moscou, de
la Mecque à Dallas, de Tunis à Pékin.
Il n’y a donc pas eu de changements au message coranique postérieurement à Mohammad: cela est historiquement reconnu. C’est un fait, qu’avec le Coran, les musulmans disposent d’un texte dont l’authenticité est reconnue, et ce, même par leurs pires ennemis. Cela leur donne quand même un certain degré de quiétude et d’assurance.

Je vous prie de tenir compte de tout cela à la lecture de ce qui suivra.

Qui est Mohammad (pbsl)?
Mohammad (pbsl), né en Arabie en 570 de l’ère chrétienne, fut très rapidement orphelin, et élevé par son grand-père puis par son oncle. Il exerça les métiers de berger, caravanier, marchand, entre autres. Jusqu’à l’âge de 40 ans il n’y avait rien qui puisse notablement le distinguer des autres arabes, si ce n’est qu’il était reconnu pour sa droiture, sa piété, son honnêteté et son amour de la vérité…..
Bref, rien de bien transcendant, et lui-même d’ailleurs n’avait, selon les historiens, jamais fait état, jusqu’alors, d’une ambition particulière ou hors du commun. Illettré, il l’était, illettré il le fut, sa vie durant.
A cela, de célèbres orientalistes répondent, que “le prophète n’était pas illettré, donc le soit-disant miracle coranique l’est beaucoup moins. Le prophète a été déclaré illettré pour magnifier le Coran.”
Ces arguments à première vue solides, avancés par de “grands orientalistes” et autres docteurs en islamologie et en divinité, semblent donc dénier au Coran tout caractère miraculeux.
“Le Coran, lecture par excellence, révélé dans une langue pure à un homme illettré d’entre les arabes”. Ce message est souvent répété dans le Coran (ex. S7V158, S29V48), pour justement montrer aux arabes, amoureux de la poésie, de l’éloquence, le caractère miraculeux du Coran. Un illettré les surpassait!
Car, que faisait donc Mohammad (pbsl) de ces révélations? Comme cela lui a été recommandé, pour prêcher, il les récitait partout à tout le monde, dans l’enceinte sacré de
la Kaaba, dans les marchés, bref à tous ces concitoyens idolâtres qui l’ont connu pendant ses 40 premières années où il fut un personnage respecté.
Alors, s’il n’était pas connu pour être illettré, et qu’il savait donc lire et écrire (admirablement) l’arabe, et qu’il répète inlassablement: je suis illettré et j’ai reçu ceci ou cela venant d’un Dieu dans le ciel. On lui aurait dit qu’il devient fou, qu’il ne sait plus ce qu’il dit. Et surtout, surtout, PERSONNE ne l’aurait jamais cru, et surtout pas ses proches (qui furent les premiers convertis!). Or on sait qu’en seulement 23 ans il a pu réunir sous la bannière de l’Islam un peuple insoumis et toujours en guerre entre eux.
Logique élémentaire qui échappe, manifestement, à ces orientalistes!

Ceci dit, Mohammad (pbsl) ne sachant ni lire, ni écrire; quelle serait la tentation “naturelle” d’un tel leader? La tentation d’un “imposteur” illettré dirigeant une large communauté de personnes?
Il serait tenté de ne jamais encourager les gens à rechercher le savoir, à former leur intelligence: car ses ordres d’illettré pourraient être contestés! “Ses lacunes” pourraient hypothéquer sa qualification à diriger. Que fit-il donc? Son”trône” ou le savoir au peuple?
Il a recommandé fermement à chaque musulman de:
-rechercher le savoir du berceau au cercueil.
-de rechercher le savoir, même jusqu’en Chine s’il le faut.
Il a dit que le conseil d’un érudit vaut plus que la prière de 1000 personnes.
Il libérait les prisonniers de guerre qui avaient appris à lire et à écrire à des musulmans. Il s’agit-là de l’Histoire, de faits établis.
Et, je ne relève pas là, les innombrables exhortations, dans le Coran, à rechercher le Savoir, pour la promotion même de l’Homme.
Son Savoir d’illettré, à lui, provenait de Son Créateur et sa seule obligation était de le proclamer et de l’implémenter dans sa vie.
C’était là toute son ambition: signe distinctif des messagers de Dieu. Il a institué un prélèvement obligatoire sur les richesses (
la Zakaate) pour les redistribuer aux croyants pauvres, tout en s’excluant, par décret, lui et sa descendance des bénéficiaires possibles de cet argent collecté! Drôle d’imposteur! Il a toujours voulu rester pauvre, et il est mort pauvre sur son lit de feuilles de dattiers desséchées, sans palais, sans valet, sans garde du corps, portant des vêtements par lui réparés, des chaussures par lui recousues. Lui, Mohammad (pbsl), suzerain alors de toute l’Arabie, révéré à l’extrême par ses fidèles prêts à mourir pour lui. Lui, Mohammad (pbsl), fondateur d’un empire qui allait bientôt s’étendre sur la moitié du monde alors connu et qui tenait un levier qui allait faire trembler le monde! Ainsi fut Mohammad (pbsl) Bin Abdallah.
Mais je préfère laisser à quelques historiens, écrivains, voire missionnaires chrétiens vous donner leur jugement sur l’homme.

“Je l’ai étudié -le merveilleux homme- et à mon avis, loin d’être un anté-christ, il mérite le titre de sauveur de l’humanité.”
Georges Bernard Shaw dans “The genuine Islam”, vol I, N° 81936

“Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens et l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet?”…”Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérants d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateurs de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet!
A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand?”
Alphonse de Lamartine, “Histoire de
la Turquie”, Tome I, Livre premier, XCV, Paris 1854, pp 277/280.

“…sans armée, sans garde du corps, sans palais, sans revenu; si aucun homme avait le droit de dire qu’il régnait de par le droit divin, c’était bien Mohammed, car il détenait tous les pouvoirs sans ses instruments, ni son soutien.”
Révérend R. Bosworth Smith, “Mohammed and Mohammedanism, Londres 1874, p 92 -- Ed. française “Mahomet et le Mahométisme”, 1946.

Je pourrais citer Nietzsche, Gœthe, Ghandi, Edouard Gibbon, Gustave Le Bon, etc…Mais je risquerais de vous lasser, amis lecteurs.

Je préfère vous laisser juge par rapport à ce que vous saviez de lui.

Son peuple
Ses contemporains arabes, étaient négligés par tous, délaissés comme barbares aux mœurs barbares: idolâtres, en guerre tribale permanente, portés sur le vin, les jeux, le sacrifice humain, l’adultère, etc. Bref, ces fils d’Ismaël (p), avaient atteint un état de grande déchéance morale, et personne “ne pensait pouvoir en faire grand chose”. Et, surtout, eux-mêmes, ils n’attendaient aucun sauveur ni messie, contrairement à d’autres peuples.
Du fin fond de cette Arabie oubliée par l’Histoire, advint alors un événement qui allait changer le cours de l’Histoire, un événement qui allait changer la face du monde.

L’Arabie et son environnement
Protégée par ses larges étendues désertiques et stériles (…les voies de Dieu étaient alors encore impénétrables…), aucune des grandes puissances d’alors ne s’étaient intéressées sérieusement à l’Arabie.
Si l’on aurait demandé à quiconque de cette époque, quelles étaient les chances de succès de la nouvelle religion, l’on vous répondrait par un sourire suffisants, voire un fou-rire.
Car à l’époque personne n’accordait la moindre chance à cette “petite secte” issue d’un petit peuple barbare. Il faut dire qu’alors:
- L’Egypte était chrétien
- Le Soudan était chrétien
- L’Abyssinie était chrétienne
- Le Yémen était chrétien
-
La Lybie était chrétienne
- L’Irak était chrétien
-
La Syrie était chrétienne

Prenez une carte de géographie, vous comprendrez!
Cependant, malgré cela, et malgré l’énorme disproportion des forces (dire que d’honorables “auteurs” avancent que l’Islam s’est propagé par la force!), en l’espace de quelques années, et sachant que la force permet des conquêtes, pas des conversions:

- L’Egypte embrassa l’Islam
- Le Soudan embrassa l’Islam
- L’Abyssinie embrassa l’Islam
- Le Yémen embrassa l’Islam
-
La Lybie embrassa l’Islam
- L’Irak embrassa l’Islam
-
La Syrie embrassa l’Islam

Et même si ces pays furent, à un moment donné, à nouveau conquis par l’impérialisme colonial, le peuple, lui, jamais, ne renia l’Islam.

2) Le Message: Le Coran

Un jour que Mohammad (pbsl) s’était retiré sur les hauteurs de
la Mecque, comme il en avait pris l’habitude chaque année, pour fuir cet environnement, il vit un ange qui lui dit: “ IKRA ! ” -- Lis !
Il répondit: “Je ne sais pas lire!” (arabe: “ma ana biqâ ri”)
L’ange, à nouveau lui dit: “Lis !”
Et il répondit encore: “Je ne sais pas lire!”
L’ange le serra alors très fort et lui dit: “Lis ! Au nom de ton Seigneur…”
Mohammad (pbsl) comprit alors qu’il s’agissait de réciter, de proclamer, autres sens du mot ikra. Il a alors répété mot à mot ces premières phrases de la toute première révélation:
Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,
qui a créé l’homme d’une adhérence.
Lis! Ton Seigneur est le très Noble
qui a enseigné à l’homme, par la plume,
ce qu’il ne savait pas.

Alors quoi?
Qu’y a t‘il de si extraordinaire là-dedans? Il a peut-être rêvé!
Soit. Mais Mohammad (pbsl) est soit l’un ou l’autre -- un imposteur ou un véritable messager de Dieu -- il ne peut être les deux à la fois.
La narration elle-même diffère de nos habituels “il était une fois “ etc…Ici, elle commence par “Lis”, et cette sourate n’est pas au début du Coran comme l’on pouvait s’y attendre, mais c’est
la Sourate96!
Les questions à se poser sont les suivantes:
- Quel est sa motivation? Veut-il se prétendre prophète de Dieu?
- Pourquoi, alors, nous parle t‘il de lecture, d’écriture, d’apprendre, de savoir?
- Pourquoi nous parle t‘il de plume (symbole du Savoir)?
- Cela vous semble t‘il correspondre à une quelconque structure logique de pensée? De motivation?
- Ce message semble t‘il répondre, ou, correspondre à un quelconque besoin, à un quelconque intérêt, à une quelconque préoccupation de son peuple?
- Est-ce là, la meilleure façon d’approcher ces arabes barbares dont les centres d’intérêt sont ailleurs, dans le vin, la guerre, ou la débauche?

Alors pourquoi? Pourquoi aurait-il agit ainsi s’il voulait annoncer à son peuple idolâtre qu’il n’y a qu’UN Dieu? Qu’il est dans le ciel, que moi, Mohammad (Pbsl), celui que vous avez connu, je suis maintenant Son messager?
Cela n’a pas de sens, sauf….
La suite nous dira pourquoi.
Notez bien qu’incidemment, Mohammad (pbsl), accomplit lors de cette première révélation, la prophétie biblique d’Isaïe (voir chapitre un).

Puis, après cette expérience, il court chez lui, où il se réfugie, tout effrayé, tremblant et fiévreux, dans les bras de son épouse.
Vous semble t‘il logique qu’un imposteur, s’il le fût, agisse de la sorte?
Est-ce que les imposteurs agissent de la sorte?

Et ensuite pendant les 23 années suivantes, lui furent révélés d’autres versets. Ces versets étaient à chaque fois consignés par écrit et appris par cœur par ses compagnons. Une double conservation, sous le contrôle de l’envoyé de Dieu, Mohammad (pbsl) lui-même. Chaque année pendant le mois de Ramadan, Mohammad (pbsl) récitait de mémoire l’intégralité du texte alors révélé (et il l’a fait deux fois lors du dernier Ramadan de sa vie), ce qui permettait à ses compagnons de corriger d’éventuelles fautes dans leurs copies. Cette tradition s’est perpétuée jusqu’à nos jours, et durant chaque mois de Ramadan, depuis la mort de Mohammad (pbsl), dans toutes les mosquées du monde, le Coran est intégralement récité de mémoire par ceux qu’on appelle les “hafeez ul Qur’aan” (gardiens du Coran). Et à ce jour, il y a dans le monde environ un million de musulmans qui connaissent par cœur le Coran. Cette double méthode de conservation et de contrôle (une méthode corrigeant l’autre), nous garantit la parfaite authenticité du texte coranique, de sa révélation à ce jour. La mission de Mohammad (pbsl) était de rétablir la pureté du message de Dieu, tout en lui donnant un caractère d’inaltérabilité afin de garantir sa pérennité pour les générations à venir. Qui peut contester le succès de cette mission-là?
Car le messager, celui qui a reçu ces révélations, a lui-même authentifié tous les versets du Coran actuel, de son vivant: chaque consonne et chaque voyelle (oui, oui)! C’est un fait unique dans l’histoire de toutes les religions révélées, et que même les plus sérieux adversaires de l’Islam ne contestent. Mohammad (pbsl) ne fut ainsi qu’un messager, transmettant non ce qui vient de lui, mais ce qui vient de Dieu. Il l’a répété sa vie durant.
Le Coran, très brièvement, est un livre qui choque invariablement ses lecteurs qui le découvrent: on n’y trouve AUCUN des repères humains habituels. Le nom des proches de Mohammad (pbsl) n’y sont pas cités, les noms des lieux sont forts rares: ce n’est ni un livre d’histoire, ni une biographie de Mohammad (Pbsl). Chaque évocation des prophètes antérieurs, chaque rappel des forces de la nature, du moindre événement “naturel”, sert de trame pour faire appréhender au lecteur une morale, ou les pouvoirs du Créateur, de la relativité du facteur temps, voire de notre vie terrestre. L’événementiel y est exprimé comme un moyen, et non une fin; qui elle, reste la morale. La lecture, d’une bonne “traduction”, est une expérience que chacun, musulman ou non, doit expérimenter.
Ce Coran donc, révélé à Mohammad (pbsl) sur 23 ans, traite de chaque aspect de notre humanité, guide l’homme vers toute la vérité, nous donne, à nous, êtres humains, la solution à nos problèmes, comme prédit par Jésus (p) lui-même:
“le Paraclet, l’Esprit, le Saint vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit .” (Jean 14:26)
“J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant; lorsque viendra I’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité toute entière.” (Jean 16:12/13)
Sur des bases ne résistant à aucune analyse, les uns disent que l’esprit de vérité dont parle Jésus (p) fut le Saint-Esprit, 3è tiers de
la Trinité, donc dieu Lui-même, annoncé par son 2è tiers (Le Fils), ou encore selon les autres il serait la force active de Dieu. Je veux bien. Il leur faut alors conclure que Dieu, ses composantes ou sa force active aient menti, car il est dit aussi dans le même livre de la même Bible que l’esprit de vérité vous enseignera toutes choses, que l’homme ne pouvait alors porter.
Les Témoins de Jéhovah qualifient le paraclet comme “la force active de Dieu”. Il convient de savoir qu’un attribut n’existe que par l’existence de celui dont il émane, et n’a aucune indépendance.

Mais la question qui reste alors posée: où sont-elles ces nouvelles choses, cette “toute vérité”? Où sont elles, ces promesses, et toutes ces promesses, de Jésus (p)?

Peut-on, aujourd’hui, après 2000 ans, me citer une seule nouvelle vérité? Une seule solution nouvelle, qu’aurait apporté le Saint-Esprit à l’humanité, solution qui n’existait pas à l’époque de Jésus (p), et ce, comme promis par Jésus (p)? J’essaie de comprendre.
Jésus (p) a dit “toute la vérité”, “en toutes choses”, toute veut dire en simple français: plus qu’une seule. Je ne veux qu’une seule solution, à ces principaux problèmes de l’humanité, apportée par le Saint-Esprit/Paraclet:
- l’alcoolisme
- le racisme
- les jeux du hasard (avec mise)
- la prostitution
- le crime
- la drogue
- le divorce
- le surplus de femme
- l’homosexualité

Cependant, si on retient l’hypothèse que Mohammad (pbsl) était celui qui fut annoncé par Jésus (p), si on retient que Mohammad (pbsl) a bien été celui qui “ne parlera pas de son propre chef mais dira ce qu’il entendra”, alors on constate que le Coran, la révélation à Mohammad (Pbsl), nous apporte les solutions promises par le Christ, et ce, à chacun des problèmes sus évoqués.
Et cela, après une simple analyse superficielle. Mais le Coran peut beaucoup plus encore. Remplissant en cela les prophéties de Jésus (p).

Revenons maintenant à “l’esprit de vérité”.
Jésus (p) a dit aussi que l’esprit de vérité le glorifiera. (Jean 16:14)
Mohammad (pbsl) l’a t‘il fait?
Oui. Et de façon sublime. Il l’a fait tant et si bien que de nos jours, sur la seule attestation du Coran plus d’un milliard trois cent millions de musulmans croient en l’avènement de Jésus (p), le respectent comme un grand messager de Dieu, croient en sa naissance miraculeuse, croient qu’il a guéri des aveugles par la permission de Dieu, et que, par la permission de Dieu, il a ressuscité des morts. Aucun musulman n’est musulman s’il ne croit pas en Jésus (p), ou en Moïse(p), ou en Abraham(p).
Le Coran a lavé Jésus (p) de toutes les calomnies des pharisiens (érudits juifs), a élevé Marie, sa mère au rang de purifiée.
Les musulmans sont-ils hypocrites? Ou veulent-ils plaire aux chrétiens, eux “les ennemis du Christ”? Pour “un retour d’ascenseur”?
Rien de tout cela. Le Coran a réellement confirmé la mission divine du Messie Jésus (p). Exactement comme l’avait prophétisé Jésus (p):
“Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, L’ Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi” (Jean 15:26). Puis en Jean 16:9, Jésus (p) annonce que le Paraclet confondra ceux qui ne croit pas en lui.
Mais voyons plutôt en quels termes cette confirmation de Jésus (p) et Marie a pris forme.

Confirmation de Jésus (p) et Marie
(Coran S3V42 et suivants)

42. (Rappelle-toi) quand les Anges dirent: «Ô Marie, certes Dieu t’a élue et purifiée; et Il t’a élue au-dessus des femmes de toutes les nations.
43. «Ô Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s’inclinent.
45. (Rappelle-toi) quand les Anges dirent: «Ô Marie, voilà que Dieu t’annonce une parole de Sa part: son nom sera «al-Masiha (messie) «Issa» fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés de Dieu».
46. Il parlera aux gens au berceau et il sera du nombre des gens de bien.
47. -- Elle dit: «Seigneur! Comment aurais-je un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée?» «C’est ainsi» dit-Il. Dieu crée ce qu’Il veut. Quand Il décide d’une chose Il lui dit seulement: Sois. Et elle est aussitôt.
Chacun appréhende aisément ces termes élogieux utilisés pour annoncer et confirmer la naissance miraculeuse de Jésus (p).
Mais ils font beaucoup plus, car la question est:
Ces mots sont-ils de Mohammad (pbsl), bin Abdallah, bin Muttalib ?

Ceux qui péremptoirement le soutiennent, ne verront alors aucun inconvénient à ce qu’on les soumettent à une analyse, de façon à prouver l’œuvre de mystification de Mohammad (pbsl), prouver son imposture.
Faisons pour cela appel à la simple logique humaine, à une psychologie triviale, et non à une interprétation “mystico-socialo-intello-apologético-analytico-islamique”. Non: exercice d’exégèse simple, à la portée de tous, et non d’une élite.

Situons bien le contexte que nous voulons étudier: Mohammad (pbsl) se dit “envoyé de Dieu”. Du même Dieu qu’adorait Abraham(p), Moïse(p), Jésus (p) et tous les prophètes véridiques antérieurs.
Il s’adressait à son peuple, arabes idolâtres, qui se moquait de lui. La faible minorité juive et chrétienne de
la Mecque aussi se moquait de lui.
Ces versets ci-dessus sont-ils, donc, une création de Mohammad (pbsl)?
Tous les historiens nous disent que la structure de la société arabe d’alors était d’essence purement tribale. La tribu prime. Mohammad (pbsl) est arabe, son peuple est arabe, pas indien ni chinois. Et il dit que Marie, une juive, a été élue et choisie parmi les femmes de toutes les nations. Les juifs ont toujours méprisé les arabes comme des fils d’esclave -référence à leur ancêtre Ismaël(p), fils qu’Abraham(p) a eu avec Hagar “sa servante” (Paul aussi se moque de cela, dans
la Bible en Galathes 4:21/30). D’où le terme “hagariens” souvent attribué aux arabes. Ils les regardent de haut depuis 3000 ans. Mohammad (pbsl) donc provoquerait inutilement ses concitoyens? C’eût été plus logique de dire que sa mère, ou sa femme, ou sa fille, ou au moins une arabe soit la meilleure femme !
Si Mohammad (pbsl) n’était, comme le martèle “certaines” littératures en vente libre, qu’”un imposteur, meurtrier, bandit, pillard”, et bien d’autres douceurs de ce genre, alors il faut pouvoir expliquer pourquoi, à un “vulgaire imposteur” arabe, pour lui, la meilleure des femmes ne serait pas la sienne, ou sa mère, ou de sa tribu? Pourquoi l’a t’il choisie juive, d’une nation qui les méprise, eux les arabes?
Ces paroles ne pouvaient que renforcer et les juifs et les chrétiens!
Non. Cela ne relève d’aucune logique humaine.
Il n’avait pas le choix. Ni des mots, ni des faits relatés. Là est l’évidence, que l’objectivité nous force d’admettre.
Rappelez-vous de la prophétie de Jésus (p): “Car il ne parlera pas de son propre chef mais il dira ce qu’il entendra “ -- Jean 16:13

Si l’on soutient que Mohammad (pbsl) n’a fait ici, ou ailleurs, que preuve de génie ou d’esprit de prosélytisme ou d’ouverture, en essayant de gagner à lui la faible minorité chrétienne ou juive de
la Mecque ou de Médine. J’accepte qu’on puisse lui dénier la qualité d’envoyé de Dieu. Mais même ses pires ennemis lui reconnaissent un esprit de génie. Alors il leur faudra m’expliquer la logique qui veut que pour ce génie, il soit plus “judicieux” de se mettre à dos la vaste majorité, son peuple, sa tribu, dans l’espoir d’un hypothétique(!) ralliement de la minorité. Le fin stratège qu’il était, aurait certainement trouvé mieux! Quand bien même que cela aurait marché, les arabes et les juifs n’auraient vu alors dans cette nouvelle religion qu’une nouvelle secte chrétienne. “Une de plus”, diraient-ils.
Le fait est que cela défie la logique humaine.
La naissance de Jésus (p) est aussi décrite dans la sourate (chapitre) intitulée “Marie”(Sourate 19). Ici donc vous avez déjà une idée de la mise en valeur de la mère de Jésus (p): un chapitre entier du livre sacré des musulmans porte le nom de Marie en l’honneur de la mère de Jésus (p)! Je me demande combien de chrétiens savent cela? A l’opposé, dans aucun des 73 livres de
la Bible catholique ou 66 livres de
la Bible protestante, on ne trouvera cela. Pas un livre, ou même un chapitre ne porte son nom: il y a Génèse, Samuel, Malachie, Osée, Marc, Luc, Actes, Galathes, Romains, mais point de Marie. Dans le Coran, que plus d’un milliard de musulmans lisent, et embrassent, par respect comme paroles divines, Il n’y a pas le nom de la mère de Mohammad (pbsl) mais celui de la mère de Jésus (p)! On y trouve point trace de la naissance de Mohammad (pbsl) mais de celle de Jésus (p)! C’est fantastique. Mais nullement curieux, car il n’y eut jamais de doute sur l’honorabilité de la naissance de Mohammad (pbsl), mais sur Jésus (p) et sa mère Marie, oui. Dieu a ainsi rétabli la vérité.

Mais voyons cette version de la naissance de Jésus (p).

 

 

La naissance de Jésus (p)
(Coran S19:16 et suivants)

16. Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l’Orient.
17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d’un homme parfait.
18. Elle dit: «Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m’approche point].
19. Il dit: «Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur».
20. Elle dit: «Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m’a touchée, et que je ne suis point une dissolue (femme de mauvaise vie)?»
21. Il dit: «Ainsi sera-t-il! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est une affaire déjà décidée».
«C’est ainsi» dit-Il. Dieu crée ce qu’Il veut. Quand Il décide d’une chose Il lui dit seulement: Sois. Et elle est aussitôt.
Comparez ces mots qui subliment Jésus (p) et sa mère, à la version du même événement dans la Bible:
Luc 1:34 et 35: Marie dit à l’ange: “comment cela se fera t‘il puisque je n’ai pas eu de relations conjugales?” L’ange lui répondit: “L’esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre.”
C’est une version humaine du même événement, et les termes utilisés sont ambigus et donnent le change à ceux, nombreux même chez les chrétiens, qui réfutent la conception miraculeuse de Jésus (p): “viendra sur toi”, “te couvrira de son ombre”.
Le Coran dissipe donc les moindres doutes et réhabilite et Marie et Jésus (p).

La Bible ne nous dit pas comment et pourquoi les gens ont cru à sa naissance miraculeuse. L’explication que nous donne les enseignements bibliques c’est que comme elle vécut ensuite avec Joseph le charpentier, on a assumé, avec peu d’assurance, que l’enfant fut de Joseph (Voir Luc 3:23, l’expression “croyait-on” ne figure pas dans les originaux grecs! C’est une interpolation) . C’est à dire que les gens de l’époque de sa naissance ne perçurent point le miracle, donc il n’y avait pas lieu de l’expliquer. C’est là une bien pâle explication à un vide manifeste et évident.
Si demain, votre fille ou votre femme, ou votre sœur, vous dit que j’ai eu une vision d’un homme et voilà, aujourd’hui je suis enceinte: la croiriez-vous? Est-ce ainsi que les enfants étaient conçus à cette époque? A notre époque? Était-ce un phénomène naturel?
Alors pourquoi l’ont-ils cru? Pourquoi, cette “génération adultère, perverse, et sans foi”, comme dit Jésus (p), a t‘elle cru en sa naissance miraculeuse, pour nous la relater ensuite dans les évangiles? Là encore, la réponse est dans le Coran.
Tout en insistant sur le respect que Jésus (p) avait envers sa mère, le Coran nous donne l’explication: Dieu permit à Jésus (p) de faire son premier miracle, pour à la fois innocenter sa mère des calomnies à son sujet et confirmer sa naissance miraculeuse ainsi que sa mission prophétique. Dans
la Bible, le premier miracle de Jésus (p) est ainsi relaté, selon Jean 2:2: lors d’un mariage à Cana, le vin vint à manquer, et Marie, la mère de Jésus (p) , lui demanda de transformer de l’eau en vin; ce qu’il fit, non sans avoir reproché à sa mère sa demande: “qu’ai-je à faire avec toi, femme, mon heure n’est pas encore venue” (selon
la Bible, Jésus appelle toujours sa mère “femme”, c’est à croire que le terme “mère” n’existait pas en hébreu ou araméen!)

- Coran S19:22 et suivants
22. “Elle devint donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné.
27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent: «Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse!
28. «Sœur de Haron, ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une femme de mauvaise vie».
29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent: «Comment parlerions-nous à un bébé au berceau?»
30. Mais (le bébé) dit: «Je Suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Verbe et m’a désigné Prophète.
31. Où que je Sois, Il m’a rendu béni; et Il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la charité,
32. et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux.
33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant.»
34. Tel est Issa (Jésus (p)), fils de Marie: parole de vérité, dont ils doutent.
35. Il ne convient pas à Dieu de S’attribuer un fils. Gloire et Pûreté à Lui! Quand Il décide d’une chose, Il dit seulement: «Sois!» et elle est.”
Laquelle de ces deux versions vous semble mieux glorifier Jésus (p) ? Mieux glorifier sa mère? Mieux les honorer?
Notez bien, qu’incidemment, selon le Coran, la toute première parole de Jésus(p) fut d’affirmer son humanité, et non sa divinité.
Alors maintenant d’autres questions se bousculent:
Mohammad (pbsl) était-il obligé de parler de Jésus (p), de Marie, à ces concitoyens arabes?
Non. Mais il l’a fait.
Cela servait-il ses intérêts de parler en des termes si élogieux de Jésus (p), de Marie, confortant en cela les chrétiens de
la Mecque qui voyait en lui un défi à leur religion?
Non. Mais il l’a fait.
Pour “un imposteur”, n’aurait-il pas été plus facile de nier, de ridiculiser “leur soit disant” miracle? De dire: comment peut-on croire à de telles fables? La meilleure façon de se débarrasser d’un adversaire, n’est-elle pas de le ridiculiser?
Oui. Mais il ne l’a pas fait.
N’aurait-il pas eu l’assentiment de ses concitoyens s’il l’avait fait?
Oui. Mais il ne l’a pas fait.

Loin de ridiculiser ce miracle, il l’annonce. Il l’explique.
Pourquoi? Parce que c’est le même Dieu qui a permis tous ces miracles qui lui révélait et l’enseignait sur ces faits dont il ne pouvait avoir connaissance. Le même Dieu qui avait fait prophétiser Jésus (p) sur ce messager qu’Il enverrait avec des paroles révélées. Le même Dieu que Jésus (p) lui-même adorait, à qui Jésus (p) lui-même priait, avait prévenu Jésus (p) que cet “esprit de vérité”, ce “paraclet”, ce “consolateur” viendrait le glorifier, confirmer que Jésus (p) fut le Messie (Christ) et “fera accéder le monde à la vérité toute entière”.
C’est pour cela, tout cela, que Jésus (p) Christ a pris grand soin de répéter avec insistance, pour que personne n’oublie, pour qu’aujourd’hui vous aussi, amis lecteurs, sachiez bien que telles furent les dernières recommandations de Jésus (p) de Nazareth, le Messie, le Christ, pendant ce même dernier repas avec ses disciples où il prophétisa la venue du “paraclet”:

Jean 14:15: Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements. (s’ensuivit l’annonce du paraclet)
Jean 14:29: Je vous ai parlé dès maintenant, avant l’événement, afin que, lorsqu’il arrivera, vous croyiez. (ces paroles font suite à l’annonce du paraclet)

Question subsidiaire: pourquoi mettrait-il autant d’emphase, autant d’insistance, à raffermir la croyance de ses disciples dans la venue du paraclet, comme pour en faire une obligation absolue?
Si le paraclet allait être l’esprit qui descendit sur les apôtres, ou autres, le doute n’allait pas leur être permis car ils allaient le sentir en eux-mêmes. Manifestement, il ne parlait pas d’esprit mais d’un autre prophète, messager de ce même Dieu auquel Jésus (p) priait.

En vous fondant sur les évidences incontestables, développées dans les deux précédents chapitres:
la Bible a t-elle prophétisé la venue de Mohammad (pbsl) et donc du livre révélé: le Coran?
La décision reste vôtre.
Beaucoup d’autres références à Jésus et à Marie existent dans le Coran.
Mais, et l’on s’en doute bien, le message coranique ne se confine pas à ce seul thème. Il se dit être le message du Maître Suprême de l’Univers, et défie quiconque d’y trouver des contradictions, défie les hommes de produire un seul verset identique au sien. Voyez-vous, lorsque vous prétendez quelque chose, comme c’est le cas du Coran, il est intéressant que ce même Coran nous offre de multiples défis de le mettre en défaut, c’est à dire que si vous pouvez prouvez le contraire de ceci ou faire cela, alors ce n’est pas de Dieu. Le Coran est rempli de ce genre de défis (S2V111, S4V82, S3V61, etc…), de tout ordre, permettant à chacun d’éprouver la solidité du message. Il est notable que c’est le seul livre religieux révélé de la planète qui montre une telle assurance!
Lorsque Einstein a annoncé ses théories de la relativité (en 1905 et 1916), il n’a pas juste offert une théorie. Il a dit: voilà la théorie et voilà 3 façons de démontrer que j’ai tort. Si vous y arrivez, alors j’ai tort. Cela devient plus intéressant!
Cette notion n’existe nulle part ailleurs que dans l’Islam.
Beaucoup ont essayé de relever un des défis ou plusieurs, parmi ces savants-là, beaucoup se sont ensuite convertis à l’Islam, qu’ils fussent auparavant athée ou érudits chrétiens.

Le Coran n’est pas un recueil de données scientifiques, mais il recèle beaucoup de données découvertes seulement récemment:
- La théorie du Big Bang (S21V30)
- L’Origine aquatique de la vie (S21V30, S24V45))
- Les orbites de
la Terre, de la lune, du Soleil (S21V33, S36) )
- Création en couples pour l’Homme, le règne végétal, le règne animal, et tant d’autres choses que nous ignorons (S36V36)
Voici en fait une appréciation du Dr Maurice Bucaille, tirée de son livre “
La Bible, le Coran et
la Science”, p126: ”…Cette dernière constatation rend inacceptable l’hypothèse de ceux qui voient en Mahomet l’auteur du Coran. Comment un homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature arabe, énoncer des vérités d’ordres scientifiques que nul être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela sans faire la moindre déclaration erronée sous ce rapport.”…”Pour moi, il n’existe pas d’explication humaine au Coran.” (gras de l’auteur)
J’invite les lecteurs intéressés à lire aussi particulièrement: La civilisation des Arabes de Gustave Le Bon (rare), Le Soleil d’Allah brille sur l’Occident, et Les 1000 vérités scientifiques du Coran.

Si l’invitation à la recherche scientifique dans le Coran n’est pas à démontrer (il nous supplie d’étudier la médecine, la biologie, la physique, la chimie, la géologie, la géographie, l’astronomie, et même la météorologie etc), cela est remarquable qu’il a contribué à transformer ces hommes du désert comme les véritables initiateurs des sciences modernes. Et que c’est ainsi que les grands centres islamiques devinrent de véritables foyers de culture scientifiques, et les plus grands centres de civilisations que le monde avait connus. Vous consulterez utilement les titres sus cités pour les détails.
En outre, le Coran, contrairement aux préjugés n’est pas un code social et juridique, mais une éthique, un ensemble de recommandations morales: sur près de 6000 versets du Coran, seuls 200 concernent des prescriptions légales.
Par quelques versets (S49V13, S2V213, etc), il a éradiqué toute distinction de races ou de rangs: l’exemple de Mohammad (pbsl) et l’histoire même de l’Islam le prouve: fraternité et égalité totale.
Le meilleur homme est le plus pieux. C’est tout.

Dans le domaine des droits de l’Homme, le Coran est en avance à bien des points de vue sur l’actuelle et abstraite Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de…l’O.N.U. Nous avons actuellement, en ce début 1996, une démonstration flagrante, révoltante et sanglante de la relativité de ces “droits”, dans la conscience tranquille, à géométrie variable, des états du Conseil de Sécurité, censés garantir ces “droits”. J’essaye de comprendre les ressentiments de ces peuples, massacrés, sachant que leur vie fut et est suspendue à un système où ils n’ont virtuellement aucun accès, ni droit.
Dans le concept coranique des droits de l’Homme, se trouve fermement implémentée une réciprocité: oui nous avons des droits, endémiques à l’humanité, oui, aussi, nous avons le devoir de les respecter dans nos relations avec les autres. Autrement dit, nous atteignons là une dimension extraordinairement avancée pour l’époque (VIIè siècle): notre humanité nous confère des droits, mais aussi des devoirs, tout autant que l’obligation de leur application, et, chacun a des responsabilités envers l’autre, où qu’il soit, dans le monde.!

Cet ensemble de notions, par Dieu élaboré et exposé dans le Coran, a donné naissance dans la conscience musulmane, puis dans la réalité, à un formidable élan communautaire, appelé ce jour encore “
la Oummah”. Voilà bien un mot étonnant:
Il fait rêver les uns et frissonner les autres!

Bien que vous ne soyez pas musulmans, amis lecteurs, j’ai ici essayé de vous faire partager ce sentiment d’appartenance à une communauté, “
la Oummah”, en vous exposant succinctement mais clairement ses fondements coraniques. Je ne vous dis pas que pour comprendre la substance du mot, il faut être musulman ou l’expérimenter, non. Je parle là de l’Islam. Il vous suffit simplement de relire cette page. L’explication rationnelle de ce concept largement immatériel s’y trouve exposée. La vérification reste votre entier privilège.

Le Coran renferme donc bien des trésors, qui ne peuvent être tous exposés ici. “Le phénomène coranique” de Malleck Bennabi, “les 1000 vérités scientifiques du Coran” de M. Kassab, entre autres, seraient des lectures appropriées, sur ce thème.
Je terminerai ce chapitre sur une citation du Dr Gustave Le Bon dans “La civilisation des arabes”, pVIII:
“A mesure que l’on pénètre dans l’étude de cette civilisation, on voit les faits nouveaux surgir et les horizons s’étendre. On constate bientôt que le Moyen Age ne connut l’Antiquité classique que par les arabes; que pendant cinq cents ans, les universités de l’Occident vécurent exclusivement de leurs livres, et qu’au triple point de vue matériel, intellectuel, et moral, ce sont eux qui ont civilisés l’Europe.”…”L’action des arabes, déjà si grande en Occident, fut plus considérable encore en Orient”…”(parlant de l’Orient et de l’Asie) Des conquérants divers ont renversé les Arabes, aucun n’a songé à remplacer la civilisation qu’ils avaient créée. Tous ont adopté leur religion, leurs arts, et la plupart, leur langue….”

Chapitre 3

réponses à quelques critiques

Ce chapitre sera très brièvement traité, simplement, parce qu’il existe, pour ceux qui sont intéressés, un livre plus détaillé sur ce vaste sujet.5
Pour la cohérence de ce livre, et prévenir deux critiques conséquentes,qui pourraient gêner le lecteur pour la suite, j’y répondrai brièvement, maintenant.

1) Le discours du Coran sur Jésus (p) est fort beau, mais alors que ce dernier confirme une révélation de Dieu sur Moïse(p) et Jésus (p), pourquoi, le même Coran accuse certains juifs et chrétiens d’avoir corrompu
la Bible? (Coran S3V71 et 77, entre autres)
D’abord le Coran n’a jamais parlé de
la Bible, jamais.
Il a évoqué des documents précis comme
la Thora de Moïse, du “Zabour” de David et de l’”Injil” de Jésus -Paix sur eux tous. Les chrétiens ont assumé que le Coran parlait de l’Ancien Testament, des Psaumes, et des évangiles. Certains de ces livres, après sélection, sont maintenant regroupés dans les différentes bibles.
Retenez bien, cependant, que le Coran n’a jamais enseigné que l’intégralité de ces livres sont faux. Le Coran est précis, et je vous prie de tenir compte, en toute équité, de la question qui suit.
Alors, le Coran est-il fondé dans ses accusations de corruptions et d’escamotages partiels, mais volontaires, de ces livres (Thora, Zabour, et Injil), par certains juifs et chrétiens?
Le problème c’est qu’il y a bien des raisons d’y croire.

Il y a 3 types d’évidences aisément identifiables de ces faits, sans même rentrer dans des débats théologiques:
a) évidences externes
b) évidences internes
c) évidences bibliques (oui, oui!)

Il suffit de voir les rayons spécialisés de bonnes librairies pour voir l’existence de plusieurs versions de
la Bible. Je dis bien VERSIONS et non traductions. Et en observant bien, on s’aperçoit que l’une contient tel livre, l’autre non; ou tels versets sont ici présents et là non. Ce sont là des versions. Une différence de traduction, est juste un problème de choix de mots pour émettre la même idée (ce qui peut être le cas, des fois, pour le Coran par ex.). Ce n’est pas la même chose quand un livre ou des versets entiers, sont présents ici et absents là. Là, il s’agit de versions. Et chacune des versions de
la Bible revendique son authenticité: laquelle est vraie, laquelle est fausse? Elles ne peuvent toutes être authentiques! Donc il n’y a pas UNE Bible, mais des bibles. A tous le moins, cela crée une certaine confusion, chez le croyant chrétien de base, qui doit se dire que quelque chose de pas très saint se passe… dans leur Sainte Bible.

Évidences internes:
la Bible dit plus de 700 fois que ni Dieu, ni Moïse (p) n’ont écrit le Pentateuque (les 5 premiers livres de
la Bible “généralement” attribués à Moïse (p)): “Moïse dit à Dieu”, “Dieu dit à Moïse”, “Moïse dit à Dieu” etc. N’importe qui comprendra que ce n’est ni Dieu, ni Moïse qui parle: c’est élémentaire.
Un exemple de contradiction, concernant la même histoire racontée en deux endroits: Salomon (p) avait-il 4000 écuries ou 40 000 écuries? Dieu n’a pas pu inspirer les deux chiffres (2 Chroniques 9:25 contre 1 Rois 4:26). L’un des 2 chiffres est faux.
“Errare humanum est” (l’erreur est humaine) dit l’adage, mais jamais divine! Tout comme confondre Dieu avec Satan… mérite sa dose de réflexion! Vous lirez cela dans 2 versions d’une même histoire concernant David (p): 2 Samuel 24 contre 1 Chroniques 21.
Un élément majeur me permet d’avancer que “les évangiles” ne sont pas exactement celui que Jésus prêchait, l’Injil dont il est fait référence dans le Coran: l’évangile de Jésus(p) n’aurait pas pu évoquer les circonstances de sa crucifixion, de sa “mort”, de sa résurrection dans les détails que chacun connaît. Cet épisode n’a pu être fixée par écrit que postérieurement à Jésus (p), et les spécialistes vous le diront: des décennies après Jésus(p) ces évangiles ont été écrites, à partir de traditions orales (lire utilement les introductions de chaque évangile, dans “
la Bible de Jérusalem” G.Ft -- Ed.1994)

Puis enfin, chaque chrétien, doit bien savoir que douter de l’authenticité de
la Bible n’est pas une idée musulmane! Les musulmans ne sont pas tout d’un coup devenus des ennemis de
la Bible!
C’est une idée biblique!
C’est une donnée BIBLIQUE: avant l’imprimerie, les bibles étaient recopiées manuellement par ceux qu’on appelait des “scribes”.
Et le prophète biblique, Jérémie, au chapitre 8, verset 8, lui, parle de ces “scribes”…. Et si vous lisez le verset, vous lirez, vous-mêmes, que les scribes ont écrit des mensonges dans le livre! L’information est indiscutable, et ce, quelles que soient les acrobaties dialectiques de camouflage de certains éditeurs pour dissimuler cette annonce. Il vous suffit de contrôler vous-même!
Donc nul ne peut accuser le Coran, ou les musulmans, de ce que
la Bible, elle-même, atteste.

2) Si nous allons au bout de nos conclusions, en les résumant -- j’emploie le conditionnel pour bien marquer que la conclusion reste vôtre -- : le Christ, Jésus (p), aurait annoncé la venue d’un ultime messager, venant du même Dieu, pour “guider l’humanité vers toute la vérité”, et définir clairement ce que Dieu attend de l’homme, apporter des prescriptions “qu’ils ne pouvaient porter avant”.
Alors pourquoi?
Oui, “pourquoi Dieu se contredirait-Il dans ses prescriptions et messages à travers ses différents messagers?”
“Tout cela, ne contribue t‘il pas à apporter la confusion chez les hommes?” Sans oublier la haine ou la guerre?
“Pourquoi pas le bon message monothéiste avec le bon messager, dès la première fois?”
Ce sont là des questions que chacun est en droit de se poser.
Dieu serait-il donc auteur de confusion?
Ce serait là cependant un niveau de raisonnement élémentaire, qui dénigrerait à Dieu un attribut fondamental: Son Omniscience. Sa science embrase l’Univers. Nul être humain ne saurait appréhender, ne serait-ce que la plus infime partie de

la Science Divine.
Je m’explique. Concrètement: pourquoi ne pas enseigner la trigonométrie et la biochimie à l’école maternelle?
Parce que nous, simples créatures, nous avons pu déterminer, selon notre science pédagogique limitée, que pour amener un esprit humain à maturité, il convenait qu’une population donnée passe par l’école maternelle, puis l’école élémentaire, puis ensuite dans les collèges et lycées, et finalement dans les universités.
Comment pouvons-nous, alors, reprocher à Dieu, les étapes qu’Il a conçues pour amener l’humanité entière à la perfection. Perfection morale, spirituelle et physique.
La science de Dieu est sans faille, nous sommes faillibles.
Si demain ,votre fille de cinq ans vous demande de lui expliquer la théorie d’Einstein, ou les lois de
la Relativité? Vous lui répondrez que, ma fille, je te l’expliquerai plus tard. Élémentaire.
Cependant, cette logique, élémentaire, Dieu ne la posséderait pas?

Mais, concernant les “différentes” religions monothéistes. Il faut ici bien souligner que dans leurs enseignements fondamentaux, la base monothéiste pure est exactement la même; chez Moïse(p) (Deut.6:4), chez Jésus (p) ( Marc 12:29) et chez Mohammad (pbsl) ( Coran S.112). Il n’y a pas une lettre de différence! Pour ceux que cette étude comparative éloquente intéresse plus en détail,veuillez vous reporter à notre publication : “Si c’est ça l’Islam, tous nous sommes musulmans!” (à paraître)

Chapitre 4

L’Islam renie t‘il Jésus (p) ou certains dogmes chrétiens?

Je veux, ici, à nouveau clarifier la ligne directrice de ce livre.
Les points qui vont être évoqués ne dénigrent en rien, ni ne se veulent une offense, ou une “insulte”, à la foi chrétienne. Les uns penseront que je dois faire preuve d’œcuménisme, les autres diront que les musulmans ne sont pas, eux aussi, irréprochables.
Afin d’éviter des interprétations erronées, je rappelle ceci.
Il s’agit simplement d’une démarche logique et rationnelle pour essayer de quantifier, d’évaluer la consistance et la cohérence intrinsèque, puis globale, de chacun des éléments fondamentaux de la doctrine chrétienne actuelle, par rapport aux enseignements tirés de la vie de Jésus (p) tels que
la Bible nous les livre. Car Jésus (p) n’a laissé aucun élément doctrinaire fondamental, si ce n’est l’unicité de Dieu. C’est un fait.
On pourra toujours récuser une telle tentative, car venant d’un musulman, donc, avec des compétences forcément inférieures à ceux des exégètes chrétiens. Je l’accepte d’autant plus volontiers, que je n’ai pas cette prétention-là.
Cependant, et conséquemment, tout aussi forcément , les uns et les autres, docteurs es-divinité ou pas, devront pouvoir répondre tout aussi FACILEMENT et par des preuves aux questions ici soulevées “par un incompétent en la matière”: elles touchent la substance même des dogmes chrétiens actuels, et non des éléments doctrinaires secondaires. Cela devrait donc être facile à contrer. Quelqu’un, quelque part, devra pouvoir répondre, et nous prouver la non-existence, sur la base d’une saine rationalité, des invraisemblances relevées ici. Et je fais bien la distinction entre “prouver” et “expliquer”: les deux mots n’ont pas du tout le même sens.
Tout cela dans le seul but d’éclairer le lecteur sur le fait fondamental que l’Islam ne s’oppose pas à Jésus(p), mais à des dogmes établis postérieurement à lui, et qui ne résistent à l’analyse.
Vous ne relèverez ici AUCUNE interprétation, de ma part, mais des déductions et inductions à partir des données de

la BIBLE.
Donc pour me réfuter, il convient non de m’opposer un exercice d’interprétation, mais d’aboutir par un raisonnement rationnel et précis, sur la base de documents indiscutables, à un “résultat” différent des miens, ET, conforme à l’ensemble des dogmes chrétiens. Cohérence oblige!

Tout comme j’ai demandé aux lecteurs d’évaluer en toute honnêteté l’Islam et non des hommes, j’estime que la chrétienté est assez mature et forte, pour autoriser une analyse rationnelle des éléments fondamentaux de sa doctrine. Il s’agit donc purement de questions découlant d’une étude des doctrines chrétiennes, à travers la logique, par un non-chrétien. Et non d’attaques qui ne répondraient en rien aux objectifs constructifs fixés.
Nous allons examiner les principaux dogmes, qui forment le fondement même de la doctrine chrétienne. Sans un seul d’entre eux,
la Christianisme n’a plus sa raison d’être, et selon les sources chrétiennes, ce sont là les seules voies du salut.

Voyons-les:
-Nous portons tous, en nous, le péché originel d’Adam et Eve
-Jésus (p) est le fils unique (engendré et non créé) de Dieu, que dieu le Père nous a envoyé pour nous laver de ce péché originel
-Par amour pour l’humanité, Dieu a sacrifié son fils Jésus (p), pour nous laver de nos péchés
-La rédemption: le salut du genre humain, par la seule foi dans le sacrifice de Jésus (p) qui en a “déjà payé le prix”
-Jésus (p) est Dieu lui-même (vrai homme et vrai dieu, selon le credo)
-Le dogme de
la Trinité: 3 en 1, et 1 en 3 (le Père et le Fils et le St Esprit)

Cet ensemble doctrinaire est-il le fruit d’un enseignement clair de Jésus (p), envoyé de Dieu? Ou est-il le fruit de l’imagination des hommes, même saints, mais néanmoins faillibles?

Regardons les Évangiles canoniques, cela nous éclairera. Et c’est capital, car il s’agit de notre salut à tous! Du mien et du vôtre. Car je ne revendique pas le monopole de la logique et de
la Raison.

Le problème c’est que Jésus (p), selon
la Bible, n’importe quelle bible, pas UNE seule fois de toute sa vie, n’a mentionné UN seul de ces dogmes! Pas un.

Vous pouvez prendre
la Bible, en n’importe quelle langue, à l’endroit ou à l’envers, mais dans aucun des livres qui la constituent, dans aucun des textes considérés comme inspirés, vous ne verrez jamais:
- que Jésus (p) se dit fils unique de Dieu
- que Jésus (p) se dit Dieu ou encore de l’adorer
- le mot, l’expression même, de “Trinité”. Pas une fois n’y figure.
- que Jésus (p), ou un quelconque envoyé de Dieu, dire que nous sommes porteurs du péché d’Adam
- que Jésus (p), ou un envoyé de Dieu, annonce un quelconque sacrifice du fils unique de Dieu, pour racheter l’humanité de ses péchés, dont l’originel
- Jésus (p) dire que seule la foi en sa mort pour nos péchés représente le salut du genre humain

Et cependant, la croyance en ces dogmes sont d’une importance si capitale, que notre salut en dépend, de l’aveu même des plus hautes autorités chrétiennes.

Alors la question logique qui se pose serait celle-ci:
Dieu, ou Jésus (p), pour des croyances si importantes pour notre salut, ne devaient-ils pas les annoncer au genre humain dans le plus CLAIR des langages? Voire même préparer le monde par les autres prophètes? Je précise que les apôtres ne sont pas “JÉSUS”(p).

Non seulement, ils (Dieu ou Jésus) ne les ont pas annoncé clairement, mais ils ne les ont pas annoncé du tout! Bien au contraire.
Voyons ce que, selon la même Bible, Jésus(p) et les prophètes ont dit.

a) Dieu Unique

Amis lecteurs, il faut savoir et bien retenir que selon
la BIBLE, tous les prophètes ont annoncé une seule chose en commun: la croyance fondamentale en UN Seul Dieu. Vérifiez à loisir.

Noé a dit: Un Dieu
Abraham a dit: Un Dieu
Moïse a dit: Un Dieu
David a dit: Un Dieu
Isaïe a dit: Un Dieu
Ezékiel a dit: Un Dieu
Salomon a dit Un Dieu

Puis vint Jésus (p). Qu’a t‘il dit, lui? Trinité?

Un jour, un Scribe (érudit juif) lui demanda: “Maître, dit nous quel est le premier, le plus grand, le plus important de tous les commandements?”
Notez que la question fut posée par un érudit juif, un pharisien, qui, bien sûr, connaissait la réponse, mais voulait simplement piéger Jésus (p), encore plus érudit dans
la Loi. Jésus (p) répondait souvent en parabole, mais cette fois-là, il fut très clair, et absolument inéquivoque, de sorte que quiconque croit en lui, saura quel fut son enseignement principal.
Jésus (p) Christ répondit que le premier et le plus grand des commandements est: il n’y a qu’Un Dieu. UN. (Marc 12:29)
NULLE part dans
la Bible, Jésus (p) n’a dit qu’il était Dieu ou encore adorez-moi!

b) Trinité

S’il professait
la Trinité, là aurait été le moment de le dire!
Mais bien après qu’il quitta ce monde, les uns se dirent qu’il n’a pas voulu dire cela! Il y a plus d’un Dieu, il y en a au moins trois dont on est sûr de connaître l’existence! Est-ce pour des considérations politiques ou histoire de conformer le judéo-christianisme naissant à un résidu helléniste romain païen?
Là n’est pas le débat. Aujourd’hui.
Mais les faits sont que: les évangiles insistent. Ailleurs dans Marc 10:17 , on lit qu’un homme vint voir Jésus (p) et lui dit : “ Mon bon maître…”, Jésus (p) l’interrompt: “pourquoi m’appelles-tu bon, il n’y a qu’un seul bon, et c’est mon Père qui est au ciel!”
Ou encore en Luc 11:20, Jésus (p) dit: “Mais si c’est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons…”
Puis ailleurs, dans Jean 5:30, Jésus (p) confesse à nouveau: “Moi, je ne peux rien faire par moi-même…”
On pourrait multiplier les exemples de ce genre, où Jésus (p) confirme son humanité et l’existence d’un Dieu Unique.

Mais je vous donne la cerise sur la tarte.
Si JE vous dit, moi-même que je suis M. Dupont et mon directeur est M. Martin. Avez-vous le droit de déclarer que je suis M. Martin?
Dans l’évangile selon Jean chapitre 8 verset 40, il y a un double aveu de Jésus (p) concernant et sa nature humaine et sa soumission à Dieu.
Cependant
la Bible Segond,
la T.O.B. (Traduction Oecuménique de
la Bible) et bien d’autres, sauf
la Bible de Jérusalem, NE TRANSCRIVENT PAS ce mot, ils l’escamotent. Jugez vous-même:
Jean 8:40: “Or, vous cherchez maintenant à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendu auprès de Dieu;…”

GREC ORIGINAL de Jean 8:40 :

Il y a dans le grec original de ce verset les mots de Jésus (p) ainsi énoncés: “moi, un homme, qui vous ai dit…”. Ce mot “HOMME” (anglais: “man”) pourquoi ne l’a t-on pas traduit?
Pour scrupuleusement respecter le message des textes originaux??
Ou pour ne pas contredire, voire égratigner, le dogme de la divinité de Jésus (p)?
Devrais-je conclure que ce fut pour, encore une fois (Cf. supra), faire conformer les paroles de Jésus (p) aux dogmes postérieurs de l’Eglise?
Cherchez l’erreur. Moi, j’y perds mon latin…pardon, mon grec.

J’entends souvent une parade à cela. Nos amis chrétiens jouent au caméléon: dès qu’un argument suggère l’humanité de Jésus (p), on le fait rapporter à sa nature humaine. Qu’un autre élément devienne alors inexplicable? Il s’en sert à l’appui de la divinité de Jésus (p)!

Mais n’est-ce pas de la dérision, que lorsque pour éviter une moindre ignorance, l’on arrive à en affirmer une plus grande?

Car il convient d’être consistant et réaliste dans une analyse:
Dieu est Immuable, nul ne peut affirmer le contraire, et Il est bien au-dessus de ces conjectures et de nos pauvres conceptions humaines. QUI peut remettre en cause cet attribut divin?

Alors, il a fallu chercher une explication à cette insistance pour avoir TROIS dieux en un, bien que chaque livre de
la Bible nous parle d’Un Dieu Unique, y compris Jésus (p).

c) Péché originel

Et on nous offre cette explication tirée de la Génèse:
Adam et Eve, qui était dans l’environnement paradisiaque du jardin d’Eden, avaient transgressé un commandement de Dieu, et ont donc commis un péché. Et comme conséquence de ce péché originel d’Adam, l’ensemble de l’humanité fut puni:

1 l’homme et sa descendance sont exclus du jardin d’Eden
2 l’homme est condamné à manger à la sueur de son front
3
la Femme enfantera dans la douleur
4 le serpent, à l’origine du délit, rampera à vie sur son ventre
5 L’homme et sa descendance ont perdu le don de l’immortalité

Dieu, donc, dans sa grande mansuétude et compassion envers l’humanité coupable du péché d’Adam, nous a envoyé son fils unique, car il fallait un être pur, Jésus (p) Christ, pour être sacrifié et nous apporter ainsi la rédemption perpétuelle, par son sang. Ce Dieu-amour troquerait donc la crucifixion et le sang de son fils innocent contre notre salut de pécheurs devant l’Eternel.
Voilà donc en résumé les raisons de la venue de Jésus (p) Christ, en tant que fils unique du dieu de
la Trinité. Si nous n’étions pas porteur du péché originel, rien ne justifierait la venue du “fils unique”, Jésus (p), vrai homme et vrai dieu, selon cette doctrine.

d) Analysons ces quelques dogmes

Alors assumons temporairement, que tout cela ait UN sens. Je sais que c’est difficile, que le livre d’Ézékiel dit le contraire, mais, ne raisonnons pas…Ils disent qu’il faut le prendre avec foi, je dis: prenons donc cela par le seul canal possible: la foi. Mais on a toujours un problème! Voyons cela.
- Admettons que l’on me pardonne pour un péché que je n’ai pas commis. (Adam et Eve ne m’ont rien demandé avant leur péché)
- Admettons que la transgression d’Adam soit enlevée, effacée, rachetée, pardonnée, par le sang du Christ, fils unique de Dieu.
- En bref, admettons que Dieu ait crucifié Jésus (p) pour un péché qu’il n’a pas commis, et qu’Il me pardonne, moi, pour un péché que je n’ai aussi pas commis, et un sacrifice que je n’ai aussi pas eu à supporter. Mais, un pardon est un pardon, aussi, je le prends.
- Soit donc il y a pardon du péché originel, et les séquelles conséquentes disparaissent, soit il n’y a pas de pardon. Sinon quelle est ma garantie d’être pardonné? La preuve de ce pardon?
- Tout doit donc être restauré grâce à ce divin pardon!

Si ce péché avait généré le courroux de Dieu contre l’humanité et donc des conséquences fâcheuses pour l’homme, SON PARDON, divine justice oblige, devrait nous restaurer dans notre état premier!

- Il convient donc alors de demander à ceux qui croient en cette doctrine l’adresse du jardin d’Eden: nous voulons rentrer chez nous! Car c’est là que nous étions avant le péché d’Adam.
- Les chrétiennes enfantent-elles toujours dans la douleur?
- Les chrétiens doivent-ils toujours travailler pour manger?
- Les serpents, au moins dans l’arrière-cour des chrétiens, devraient gambader comme des fous.
- Les chrétiens meurent-ils toujours? Ou sont-ils redevenus immortels?

Raisonnons. Si la mort est la conséquence d’un péché, alors pourquoi, les ânes et les chiens aussi meurent-ils? DE quoi sont-ils, eux, coupables?
“L‘âme qui pèche mourra”. Oui, spirituellement, elle meurt.
Dans le livre d’Ezékiel (18:21), nous lisons, sur le salut: si le pécheur se repent de ses péchés, il vivra sûrement, il ne mourra pas.
Cependant nous mourons tous! Oui, mais, spirituellement, cette âme repentie reste vivante. C’est la même logique.
La vie est un cycle. Tous nous mourrons. Croyants ou pas. Et tous nous serons jugés et rétribués selon nos seuls actes à nous et notre foi, le jour du Grand Jugement. Cela est, très brièvement, la position musulmane sur ce problème, du péché originel.

Si comme le souligne le dogme de
la Trinité les 3 “personnes” composant LE dieu sont égaux, consubstantiels, pourquoi introduire l’idée d’une priorité ou d’antériorité entre eux? Pour se “signer”, pourquoi le chrétien ne peut-il pas dire “au nom du Saint-Esprit, et du Fils, et du Père”? Pourquoi serait-ce une hérésie ou une impiété de lire la formule comme cela lors de l’Eucharistie, ou du Baptême dans les églises?
Si les trois sont absolument égaux entre eux, pourquoi la perpétuation de cette ordre précis dans les énoncés?
Cette différence implicite de traitement des 3 “personnes” de
la Trinité, outre les images mentales différentes que chacun d’entre nous perçoit de chacune de ces 3 “personnes”, nous forcent à admettre une vérité mathématique: 1+1+1=3, donc trois dieux.
Je passe, là, sous silence une argumentation bien plus longue, objet de nos autres ouvrages.
Si le concept de
la Trinité est une vérité biblique, je voudrais savoir où il se trouve clairement défini. Le mot lui-même n’existe pas dans
la Bible. Ni même sa définition. Je vous invite à le vérifier ou à vous renseigner. Si des gens persistent à y croire, en dépit de
la Raison dont Dieu nous a tous pourvu, il faut qu’ils sachent bien une chose: Jésus (p) n’a JAMAIS enseigné

la Trinité.

Donc, peu importent les terminologies et les conventions de langage:
la Trinité est une formule déguisée de polythéisme, et cela est condamné par TOUS les prophètes comme étant la plus grave offense à Dieu. Ils ont tous dit qu’il n’y a qu’Un Dieu. Et n’importe quoi de plus: trois, deux, voire même un et demi, c’est trop!

Je ne dis pas que les chrétiens sont des polythéistes, ils sont sincères dans leur foi, mais il est évident, selon
la Bible, que le concept d’un Dieu Unique en trois est pour le moins ambigu et inexplicable, et tant que l’on renie l’absolue Unicité de Dieu, on est dans l’erreur; non selon mes conclusions, mais selon celles de l’ensemble des prophètes de

la Bible.
Il ne s’agit pas d’intolérance, ni de condamnation. Ne me faites aucun procès d’intention. Je n’ai aucune autorité pour affirmer cela.
La Bible elle-même dit cela! Lisez par ex. le PREMIER commandement de Dieu à Moïse (Ex.20:3), relisez le Nouveau Testament et recherchez ce qu’a dit Jésus (p), seul, et non les autres. Vous me comprendrez alors mieux.
Moi, j’essaie de trouver une consistance logique à cette approche de Dieu, et l’on s’embrouille. A tout le moins, je suis confus et embrouillé.
Et je ne suis pas le premier à le dire, aujourd’hui, en 1995. Beaucoup des premiers chrétiens n’ont jamais accepté cela, et ils ont été tué et chassé et pourchassé pour n’avoir pas cru en cela.
Depuis que cette croyance fut fixée au concile de Constantinople I en 553, par des HOMMES, le dogme trinitaire a été à l’origine de permanentes controverses, régulièrement réprimées dans le sang. Puis, même dans un passé récent, des dizaines de milliers furent tués pour cela.

Une des merveilleuses qualités que Dieu ait pourvu à l’homme est l’acquisition de connaissances par induction et déduction. Dieu ne peut pas nous tenir grief de le faire, Il ne peut, non plus, pas craindre cela: car Il sait que cela nous ramènera vers Lui.
Parce que même si je concède une quelconque vérité à cette conception de Dieu, beaucoup de questions se bousculent:

- Comment puis-je être puni pour un crime que je n’ai pas commis?
- Comment ce “péché” a-t-il été lavé par le sang du Christ, mais en fait, n’a pas été lavé? (Cf. supra)
- Dieu aurait-Il alors choisi un “fils” peu disposé à se sacrifier? Il appelle aux armes (Luc 22:36), il se lamente, il transpire, il pleure, il se plaint (Marc 14:33/36, Luc 22:44).
- Jésus (p) est-il mort sur la croix (selon
la Bible) en tant que Dieu?
[s’ils sont co-égaux et consubstantiels, donc Dieu peut-il mourir? Ne serait-ce que pour quelques secondes? Personne n’a pu oser me confirmer cela]
- Jésus (p) est-il, sinon, mort sur la croix (selon
la Bible) en tant qu’homme?
[Si oui, comment le sacrifice d’un homme peut-il laver les péchés de toute l’humanité?]
- Jésus (p) retrouva t-il alors sa nature divine après sa crucifixion?
-si oui, la divinité se prête t-elle donc à être donnée?
-Jésus (p), en tant que dieu descendit-il en Enfer, comme le dit le Credo? Pour notre édification, il serait intéressant de savoir.
- Si Jésus (p) fut dieu comment a-t-il pu dire sur la croix: “mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné? (c.à.d. “moi-même, moi-même, pourquoi me suis-je abandonné?” (Mat27:46). La question, en elle-même (“pourquoi”), dénigre à Jésus (p) toute divinité car Dieu est Omniscient! Il n’ignore rien.
- Comment et pourquoi Jésus (p) aurait-il pu mentir et dire à son peuple qu’il n’y a qu’Un Dieu? (Marc 12:29) Alors que les docteurs chrétiens disent qu’il y en a 3 en 1? Qui ment?
- Comment Jésus (p) a-t-il pu dire que “mon Père est plus grand que moi” alors qu’on me dit qu’ils sont égaux? (Jean 14:28)
- Comment Jésus (p) a-t-il pu dire qu’il n’est qu’un envoyé de Dieu, alors qu’il serait dieu? (Jean 16:5)
- Comment Jésus (p) a-t-il pu dire que si l’on blasphème le Père, cela peut être pardonné, si l’on blasphème le Fils, cela peut être pardonné, mais si l’on blasphème le Saint-Esprit cela ne sera jamais pardonné, alors qu’ils seraient tous les trois une seule et même entité, consubstantiels? (Mat 12:31)
- Comment Jésus (p) a-t-il pu dire que Seul le Père au ciel peut assigner des places au paradis, alors que le Fils et le Père seraient une seule et même entité? Se séparent-ils pour se diviser les fonctions?(Mat 20:23)
- Comment Jésus (p) a-t-il pu dire à Pierre, qu’il ne sait pas quand il reviendra, que les anges aussi ne le savent pas, et que Seul, le Père qui est aux cieux le sait? Sils ne seraient qu’un, comment peuvent-ils se garder des secrets? (Marc 13:32)
- Comment et pourquoi Jésus (p) a-t-il pu dire que pour entrer dans le Royaume des Cieux, il faut faire non ma volonté mais la volonté de mon Père qui est aux cieux….s’ils étaient égaux? (Mat. 7:21)
- Comment Jésus (p) peut-il s’asseoir à la droite de Dieu? (Marc16:19)
Étant “Dieu” lui-même, peut-on s’asseoir à la droite de soi-même?

Nul ne doit être offensé par ces questions, j’essaye seulement d’exposer des interrogations légitimes pour un non-chrétien, espérant éveiller ainsi nos sens et notre logique pour que chacun trouve une réponse à ces questions. La foi, je sais, c’est croire sans voir. Soit. Mais, en ce qui nous concerne, croire en quoi? Croire en ce qui défie la raison? A mon humble avis, cela ne peut être le dessein de Dieu. Ni celui de Jésus (p).
De la même Bible d’où les spécialistes ont cru voir le péché originel condamnant l’humanité, nous lisons l’inverse. Quelques livres plus loin, dans Ezékiel, au chapitre18 verset 20 et 21, nous lisons que l’âme qui pêche mourra, que le fils ne portera pas la faute du père, que le fautif qui sincèrement se repent, certainement ne mourra pa, il vivra. Bien. Logique. Paroles empreintes de sagesse. Mais cela contredit totalement tout le concept du péché originel et le système dogmatique du rachat ou salut par le Christ, occulté ici par le seul repentir sincère du pécheur!
Le Christ s’opposerait t-il au prophète Ezékiel? En Mat 5:17, il dit qu’il n’est PAS venu abroger
la Thora et les prophètes.
Qu’a donc dit Jésus (p) sur le ou les moyens de salut et d’atteindre le Paradis?
Sans jamais évoquer le salut par la seule foi en son sacrifice, il a, plusieurs fois donné des indications sur le thème. Mais le plus explicite se retrouve dans Matthieu 5:20. Souvenons-nous que les pharisiens étaient des juifs érudits qui se distinguaient par un respect pointilleux et littéral de
la Thora, ce qui leur valut maintes reproches de Jésus (p). Cependant ici, Jésus dit à ses disciples “Car je vous le dis: à moins que votre piété ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, non, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux.” Donc, vous ne pouvez être sauvés qu’en suivant, encore mieux qu’eux,
la Thora; je n’y vois d’autres sens.
Jésus n’a jamais parlé de foi dans un quelconque sacrifice apportant le salut.

Les faits sont que nul prophète de
la Bible, y compris Jésus (p), n’ont une seule fois mentionné ces concepts décrits: Trinité (donc Jésus (p) dieu ou fils unique de dieu, etc), péché originel, rédemption par la seule foi en un sacrifice humain, ou divin, etc.

La conclusion unique que l’on est forcé d’admettre, après cette étude succincte de la position de
la Bible sur ces différents dogmes tardifs et admis, c’est que ce sont des inventions purement humaines: fruits d’interprétations “dogmatisées”, plus ou moins tardivement, dans l’histoire de l’Eglise. En concordance avec l’Histoire.

Alors œuvres de qui? Ce n’est pas l’objet du livre, et c’est, là, un problème que les chrétiens devront résoudre eux-mêmes. Et jusque là, sur ces concepts, on vous répondra toujours que “c’est là, mon fils, un mystère insondable”(ou ineffable). Car PERSONNE ne peut l’expliquer.

Si c’était un mystère, comment l’ont-ils su, eux?

e) Quelques considérations historiques

Y a t-il des éléments objectifs et historiques permettant d’établir l’origine gréco-romaine du Christianisme actuel?
Pourquoi cette question grotesque et conflictuelle? Suis-je en train de dévoiler ma stratégie qui serait donc de discréditer, sous couvert de “logique”, l’Église “apostolique” romaine?
Il y a les mythes et les faits., l’apologie chrétienne et l’Histoire.

Moi, par principe, je m’attache aux faits historiques, pour votre confort, relatés ici par des savants non-musulmans. Je filtre, le tout en perspective, à travers la logique.
Mais nul chrétien ne doit ignorer ce qui va suivre, ne serait-ce que pour mieux comprendre leur religion et son origine.

Tout ce qui suit est contrôlable, et chacun appréciera selon ses convictions leur degré d’importance, d’autres pourront toujours essayer de me prouver le contraire, si cela leur semble possible.
Selon la logique, toujours, et les faits historiques, il y a une foule de questions que chaque chrétien est en droit, et doit se poser, tenant compte du fait que le Christ est originaire de Palestine (langue d’usage: araméen ou hébreu ancien):

- Pourquoi le titre du seigneur et dieu des chrétiens, “Christ”, provient-il du mot GREC “christos”, voulant simplement dire “oint” ou “sacré”?
- Pourquoi le livre sacré des chrétiens, “Bible”, provient-il du mot GREC “Biblia”, voulant dire le livre?
- Pourquoi le mot,(Église) “Catholique”, principal courant du Christianisme actuel, provient-il du mot GREC “katholikos”, voulant dire (Église) universel?
- Pourquoi le lieu sacré de prière des chrétiens, “Église”, provient-il du mot GREC “ekklésia”, voulant dire assemblée? Idem pour “ecclésiastes”et autres dérivés.
- Pourquoi le nom même des chrétiens, provient-il du mot GREC “christianoi”?
- Pourquoi le nom des livres sacrés des chrétiens, “Evangiles”, provient-il du mot GREC “evangelion”?
- Pourquoi les mots, “prêtre” et “presbytère” proviennent-ils du mot GREC “Presbuteroi”?
- Pourquoi les études religieuses, “théologie”, provient-il du mot GREC “theos, voulant dire dieu”? Idem pour les dérivés.
- Pourquoi le mot, “Pentateuque”, est d’origine GRECQUE pour dire cinq? Pourquoi une origine grecque pour qualifier les cinq premiers livres de
la Thora juive?
- Pourquoi le mot “œcuménisme” , provient-il du mot GREC “oikoumenê”, mot qui désigne un espace de terre gagné à la “civilisation”, un espèce d’évangélisme syncrétique?
- Pourquoi les apôtres, disciples de Jésus (p), tous des juifs, auteurs supposés des évangiles, n’ont-ils RIEN écrit dans leur propre langue, mais en GREC?
- Peut-on prouver qu’ils savaient écrire? Et écrire parfaitement le Grec koiné de
la Bible?
- Pourquoi le Saint-Esprit a t‘il fait à Jésus (p) une Révélation en araméen ou en hébreu, puis aurait causé sa destruction, pour finalement, et forcément, enseigner à une demi douzaine de juifs (les disciples) la langue GRECQUE, et inspirer chacun d’entre eux à écrire en GREC dans leur propre style une portion de la même Révélation?
- Pourquoi n’existe t‘il plus aucune trace d’un quelconque évangile original en hébreu, alors que Jérusalem fut le centre de la nouvelle foi? (les plus anciens fragments d’évangiles que l’on possède sont TOUS en GREC; alors que des manuscrits en Hébreu de l’Ancien Testament -bien plus ancien- existent toujours.)

Pourquoi donc, les termes qui ponctuent la vie de l’église chrétienne d’aujourd’hui sont-ils tous d’origine grecque (ou latine), alors que la naissance du Christianisme est censé être en Palestine chez des hébreux?
Comment et pourquoi, un mouvement originellement judéo-chrétien du Moyen-Orient, a t‘il pu se métamorphoser ainsi, ET, représenter toujours fidèlement, ce jour, les enseignements de Jésus (p) de Nazareth, le Messie, qui, lui, ne parlait pas un mot de Grec, langue administrative imposée en Palestine par ses oppresseurs et ennemis, les romains?

Est-ce anormal que je sois en droit de conclure que cela pourrait être un mouvement religieux, où initialement la politique n’est pas étrangère, forgé sur un universalisme syncrétique? Les dogmes actuels, comprennent-ils des éléments du judéo-christianisme et des éléments païens d’origine gréco-romaine, comme pour s’attirer les faveurs des “gentils” en incorporant certaines de leurs croyances? La réponse est oui.

Il est cependant clair, que, située, dans la métropole de l’Empire gréco-romain, l’Eglise Romaine devait nécessairement et essentiellement être une Eglise de “Gentils” (non-juifs). Tout indique que cette église fut plutôt Grecque que Latine. Pour conforter cette hypothèse, nous savons que les apôtres et disciples de Jésus ne parlaient pas le Grec, mais que les Epîtres de Paul, ont tous été rédigés en Grec, et qu’ils sont bien antérieurs aux évangiles canoniques, puisqu’à une époque ces épîtres constituaient les seuls écrits du Christianisme naissant. Nous savons que, sauf exceptions, pendant les deux premiers siècles les évêques de Rome (le terme “pape” vint plus tard) furent GRECS, que la plupart des salutations dans l’épître de Paul aux Romains, fut adressée à des grecs, tout autant que les jeux de mots, typiquement grecs.

La littérature donc unique en circulation, à cette époque, et étudiée pour forger ce qui s’est développé en “église chrétienne” furent les épîtres de Paul, en Grec, SEULS écrits “chrétiens”, bien avant les évangiles canoniques des “disciples hébreux de Jésus”…en Grec.

Alors tout ceci est pour le moins troublant, voire déroutant, et il a bien fallu se justifier face à l’Histoire, tout autant que face à la logique.

Alors pour justifier ce transfert d’autorité, entre le temple de Jérusalem de Jésus (p) et l’église romaine, les apologistes chrétiens nous disent que le transfert s’est fait par Pierre.
En d’autres termes, l’apôtre juif Simon Pierre, que Jésus (p) aurait nommé fondateur de son église, donc futur “pape désigné”, sachant BIEN que les judéo-chrétiens sont persécutés et tués à Rome et, ne connaissant personne à Rome, aurait fait tout le chemin jusqu’à Rome, aurait cherché et trouvé “une autre personne” (aucune information historique) parmi les “Gentils” à qui il aurait alors et confié “la papauté”, et manifestement confié aussi de surtout garder la lignée des papes parmi “les Gentils” , car depuis, nous n’avons plus jamais eu de pape juif, ou de couleur.
Puis Pierre serait revenu à Jérusalem. À Jérusalem où le lieu de prière s’appelait toujours temple, où se trouve Jacques “le frère du Seigneur. À Jérusalem où se trouve le cœur du mouvement judéo-chrétien, jusqu’à sa destruction et sa dispersion en l’an 70 par les…Gréco-Romains, “les Gentils”, oui, oui!

Il y eut une scission au sein du mouvement judéo-chrétien, à une moment donné de l’Histoire que l’on nous a présenté comme une simple séparation de pouvoir. Les uns suivant Paul, l’apôtre posthume des “Gentils” et véritable fondateur du Christianisme, les autres, tous les disciples, restant à Jérusalem, formant le mouvement judéo-chrétien initial, mais en opposition ouverte avec Paul. Ce sont là des faits établis, aboutissements de multiples études et que maintes formules apologétiques chrétiennes essayent de cacher, à travers les écrits bibliques où ils sont manifestes .
Je souligne pour votre information que Pierre ne s’appelle pas Pierre, mais Simon, “surnommé” Céphas ou Képhas (le mot hébreu pour pierre ou rocher) par Jésus (p) . Mais le fondateur de l’Église chrétienne se nommant Simon, cela ne faisait pas sérieux. Ainsi, il en va pour les noms des autres apôtres.
Voilà donc la version officielle chrétienne pour justifier de ce transfert d’autorité “apostolique” entre Jérusalem et Rome: ça vient de Pierre! Et dans les conditions sus évoquées…
A vous de juger…
Historiquement:
-nous ne possédons aucune preuve du voyage de Pierre et de ce transfert d’autorité. Certains auteurs n’hésitent pas à avancer le mot “fable”.
-nous savons rien de précis ni sur Pierre, ni sur Paul. Leur supposée fin de martyrs chrétiens ne reposent que sur des spéculations.
-nous ne savons RIEN des premiers papes, ni même leur nom! En fait, rien ne prouve objectivement l’existence même de ces premiers papes!
-Paul, dans son épître aux Romains, ne fait AUCUNE mention de Pierre comme fondateur de l’église de Rome, ni même du passage de Pierre, voire de l’existence de ce pape mythique, alors qu’il adresse une longue liste de salutations (à des grecs). Étrange, non?
L’ensemble de ces données, historiques, vérifiables, et connues des spécialistes, jette , pour le moins, un voile épais d’obscurité sur les origines et l’autorité “apostolique” de l’église de Rome.
Elles ne répondent, en tous cas, absolument pas, aux critères de précision, d’historicité, et même de logique élémentaire, pour être acceptable comme bases de données fiables, pour aboutir à des conclusions valables et solides, dans le sens de la version officielle.

Pour ceux qui doutent de ces faits, ici avancés, ils consulteront utilement la bibliographie en fin de livre, ainsi que les notes de bas de page précédentes, et ne pourront aboutir qu’aux mêmes conclusions: les données, ici avancées, sont parfaitement conformes aux conclusions, et des spécialistes, et des historiens, souvent professeurs de théologie, à savoir: le Christianisme est à l’origine un mouvement judéo-chrétien hellénisé, et condamné par le courant originel, émanant de Jésus (p). Lequel courant fut détruit avec la ville de Jérusalem en 70, et les survivants dispersés à travers le Moyen-Orient et leurs descendants aujourd’hui très probablement largement islamisés.

Je vous laisse à votre réflexion, tout en introduisant le chapitre suivant.

Chapitre 5

L’Islam: rupture ou accomplissement
de la foi en Jésus (p)?

Selon les critères établis par Jésus (p) lui-même, peut-on accorder une part de vérité à l’Islam, et si oui, quelle est cette part? Peut-on parler d’une conformité de l’Islam aux enseignements de Jésus (p) et/ou de Jésus (p) aux enseignements de l’Islam?
Je parle là des enseignements fondamentaux de l’Islam, de la doctrine islamique, pas de cet Islam modelé de sorte à entretenir ce mur d’ignorance, de haine ou de peur. Cette psychose voulue concernant l’Islam, prend chaque jour l’aspect d’un cliché fané qui n’effraient que ceux qui ne réfléchissent, s’informent et raisonnent. Prenons un exemple fort simple, de la vie courante.
Si l’on vous dit qu’une personne:
-croit, prie et se soumet exclusivement à un Dieu unique et indivisible
-est circoncis
-pratique le jeûne
-ne mange de la viande que saignée (animal égorgé et vidé de son sang, appelé viande Kacher ou Hallal)
-pratique une religion à vocation universelle
-ne mange pas de porc

Et l’on vous demande: quelle pourrait être sa religion?

Judaïsme? Les juifs se considèrent comme le peuple élu de Dieu. C’est une religion ethnique qui n’a aucune vocation universelle

Christianisme? De toute évidence non.

Reste la seule réponse possible: l’Islam. En effet, le musulman, dans sa très vaste majorité, correspond à ce profil.

En effet la religion de cette personne pourrait, selon toute vraisemblance, être l’Islam. La réponse, c’est vrai, était facile.

Le plus curieux dans cette histoire, c’est que le nom de la personne dont je parle est Jésus (p) de Nazareth, le Christ, lui-même..!
Élément de réflexion…

Aucun spécialiste sérieux ou docteur en Divinité ne peut prouver, selon les Ecritures, que les assertions ici sur Jésus (p) sont inexactes, aussi surprenantes qu’elles puissent sembler.

Il ne s’agit pas là d’insinuation, ou d’exercice d’imagination, mais simplement d’une analyse concrète que vous venez de mener vous-mêmes. Je vous demande simplement de tenir compte des résultats auxquels vous avez abouti.

Suis-je en train d’essayer de “récupérer” Jésus (p) sous la bannière de l’Islam? Nul besoin de le faire.

Le passé et le présent nous laissent perplexes, pour le moins. La lumière est dans le futur!
Car chacun sait que le retour eschatologique de Jésus (p) se fera chez les chrétiens!

Tous les chrétiens sont d’accord sur ce principe du retour de Jésus (p)…chez eux.

Jusqu’à ce qu’on me montre un certificat signé de Jésus (p) disant qu’il reviendrait chez ceux qu’on nomme aujourd’hui chrétiens, je me permettrais toujours de soumettre l’hypothèse à l’analyse.

Assumons que Jésus (p) reviendrait chez les chrétiens. Alors, il faut aussi se demander: dans quelle Église? Car telle Église dit que telle autre n’est pas chrétienne.
Les protestants considèrent plusieurs livres “canoniques” des Catholiques comme apocryphes (non-authentiques ou faux), Mêmes choses pour les Orthodoxes. Toutes les sectes chrétiennes, tout en se disqualifiant les unes les autres, revendiquent le retour de Jésus (p) chez elle.
Sur laquelle se portera le choix de Jésus (p), si son retour se fera chez les chrétiens?
Chez les Catholiques? Les Protestants? Les Orthodoxes? Les Témoins de Jéhovah? Les Trinitaires? Les Anglicans? Les Adventistes? Les Pentecôtistes? Les Baptistes? Les Réformés?…

Non. Le problème est ailleurs.
Tous présument que Jésus (p) était chrétien, et donc forcément, il reviendra chez les chrétiens.
La question donc que chacun doit se poser avant de revendiquer le retour de Jésus (p) chez eux c’est:

Jésus (p) Christ était-il chrétien?

Question absurde pour les uns.

La réponse est dans la question pour les autres.

Pour avoir une meilleure approche du sujet, il convient de l’étudier. Puisque la réponse est toute certaine, nul ne devrait craindre de la soumettre à l’analyse des faits et de l’Histoire, en évacuant tout accès émotionnel.

Jésus (p) n’a jamais entendu parler du mot “chrétien” de sa vie,
la Bible le confirme en Actes 11:26.
- Alors quelle était la religion de Jésus (p)?
- A qui s’adressait-il lorsqu’il priait? Cela orienterait nos recherches.
- Il s’adressait à Dieu le Père qui est au ciel. (Mat26:39 -- Mat6:9 etc.)
- Et le fait de s’adresser à Dieu qui est au ciel le rend-il chrétien?
- Tous ceux qui prient Dieu sont-ils chrétiens?
- Les juifs sont-ils chrétiens?
- Les musulmans sont-ils chrétiens?
- La réponse est non. Mais tous, ils prient à ce même Dieu. Alors?
- Qu’est-ce qui différencie la foi chrétienne du Judaïsme, de l’Islam?

- Qu’est-ce, donc, qui FAIT que l’on soit chrétien?

Le chrétien est la personne qui croit que Jésus (p) est Dieu, ou encore fils de Dieu. Voilà la ligne de démarcation: incarnation de Dieu.

Le mot “chrétien” veut donc dire, “adorateurs du Christ”, par différenciation avec l’Islam et le Judaïsme.

La question devient donc: le Christ adorait-il le Christ?

Toutes les Ecritures nous disent qu’il adorait, qu’il priait et qu’il se soumettait à “Dieu le Père qui est plus grand que lui”.
Il ne s’adorait pas lui-même!

Par conséquent, Jésus (p) Christ n’était pas chrétien.

Attendez…attendez… Ne laissez pas l’émotion supplanter l’analyse; souvenez-vous qu’au début du livre, je vous avais demandé de surmonter tout sursaut émotionnel.
Je n’ai fait que répéter ce que j’ai lu! Tout se trouve dans
la Bible, je n’ai rien inventé.

Je n’étais pas là, moi, en l’an 30. Je ne peux que répéter ce qu’a dit ceux qui étaient, alors, présents aux alentours de cette époque.

“Matthieu” a dit que Jésus (p) adorait et priait Dieu l’Unique.
“Marc” a dit que Jésus (p) adorait et priait Dieu l’Unique.
“Luc” a dit que Jésus (p) adorait et priait Dieu l’Unique.
“Jean” a dit que Jésus (p) adorait et priait Dieu l’Unique.

Jésus (p) lui-même lorsqu’il a appris ses disciples à prier a dit: “Notre Père qui…..” (Mat.6:9)
Puis lorsque je lis
la Bible, je me rends compte que Jésus (p), lui-même, n’a JAMAIS enseigné, ni conçu, ni même entendu parler de la “Sainte Trinité”.

Je constate que le mot “Christianisme” ne figure nulle part dans
la Bible. Dans aucune bible.

Alors comment pourrais-je, moi, aujourd’hui, réfuter toutes ces attestations (celles de Jésus (p), comme celles des disciples)?

Si quelqu’un, dont le témoignage est supérieur à ceux des proches disciples de Jésus (p), supérieur à celui de Jésus (p) lui-même, me dit que: Jésus (p) de Nazareth, le Christ, adorait le Christ, alors, peut-être, conviendrait-il de l’étudier.
Si ce témoignage s’avère juste et authentique.
Si ce témoignage s’avère ne pas être inspiré de croyances païennes.
Si ce témoignage ne contredit pas l’enseignement du Christ, lui-même.
Alors, et seulement alors, j’arrêterai de dire que Jésus (p) ne fut pas chrétien et qu’il ignorait tout de
la Trinité, du “Christianisme”, mots qui ne figurent PAS dans
la Bible. Mais tant que cette évidence ne nous est pas fournie, nul ne peut contester cette réalité biblique:
Jésus (p) Christ ne fut et n’a jamais été chrétien, et durant sa vie, il n’a jamais entendu ce mot, et encore moins le mot “Trinité”.
C’EST UN FAIT VÉRIFIABLE PAR TOUS.

Donc jusqu’à preuve du contraire, dire que Jésus (p) était “chrétien” est une considération toute conceptuelle et émotionnelle, rassurante, peut-être, mais erronée, et qui n’a aucune base objective et scripturaire.

Bien entendu, vous pensez que la foi n’est pas une question de label voire de sémantique, et quelle que fut la religion de Jésus (p), “le Christianisme est fondée sur les enseignements de Jésus (p)” comme le dit le dictionnaire. Et à ce titre, plus que quiconque, “nous, les chrétiens, pouvons revendiquer notre filiation spirituelle avec notre seigneur le Christ.”

Voyons cela.

Les chrétiens essayent-ils de suivre l’exemple de leur seigneur Jésus (p)?

-Jésus (p) Christ croyait en un Dieu Unique, Etre Suprême, Indivisible et Infini, seul digne d’adoration, et auquel il se soumettait totalement. Et vous? (Marc 12:29 et Mat 4:10 + Mat26:39)
-Jésus (p) Christ était circoncis, et vous? (Luc 2:21)
-Jésus (p) Christ ne mangeait surtout pas de porc, et vous? (Loi mosaïque qu’enseignait Jésus (p): Lévit. 11:7 et 8)
-Jésus (p) Christ ne mangeait de la viande que sanctifiée ou saignée (“Kacher” ou “hallal”), et vous? (Loi mosaïque qu’enseignait Jésus (p): Lévit. 17:12 à 14)
-Jésus (p) Christ a enseigné et pratiqué le jeûne, et vous? (Mat. 4:2 -- 6:16 et 17:21 etc…) Sachant que seule une absence totale de nourriture peut causer la faim que Jésus (p) a éprouvé, comme décrit dans Mat.4:2.
-Lorsque Jésus (p) rencontrait ses amis et disciples, il leur disait “Que la paix soit avec vous” (Luc24:36), “Shalom” en hébreu, “Assalam aleikoum” en arabe (les trois expressions s’équivalent!). Et vous?

N’y a-t-il pas comme un vague profil qui se dessine dans votre esprit? Même en filigrane, ne voyez-vous pas des candidats, qui, eux, dans leur ensemble, suivent tous ces enseignements de Jésus (p)?

Nul besoin d’être islamologue pour savoir que les musulmans, eux, font tout cela.

On me dira que Jésus (p), selon
la Bible, n’a pas interdit l’alcool, comme c’est le cas dans l’Islam.
La réponse est que selon la même Bible, le même Jésus (p) nous a tous prévenu que son enseignement n’est pas terminé, que le messager à venir nous enseignera toutes choses que sa génération ne pouvait supporter pour l’instant (Jean 16:12/13 -- cf supra)

Questions de “Loi” (Thora)

Je sais.
La Loi. Vous aller m’assommer avec: “Monsieur, vous ne savez rien. Laissez cela aux spécialistes.
la Loi (traduction de Thora), elle a été magnifiée, abolie, fixée sur la croix par notre seigneur Jésus (p). Nous vivons maintenant en état de grâce.”

Mais où donc avez-vous vu cela?
Mais, monsieur, dans
la Bible voyons! Galathes, Philippiens, Corinthiens, Colossiens, Romains….
Et qui est-ce?
Paul, puis Paul, puis encore Paul, et encore Paul.
Qui donc est votre seigneur?
Jésus (p).
Et lui, Jésus (p) Christ, lui, qu’a t‘il dit?
- Jésus (p) dit: “Qui m’aime, suit mes commandements”: et, vous suivez Paul!
- Jésus (p) dit: “N‘est pas des miens celui qui ne suit mes enseignements” (il n’a pas dit ceux de Paul).
- Jésus (p) enseigne: “Je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir
la Loi (Torah)”- Mat5:17; tandis que Paul, dit en Galathes 2:16:”il est INJUSTE devant Dieu d’accomplir ce qu’ordonne
la Loi” (sic!)
- Jésus (p) enseigne: “Pas un iota de
la Loi (Thora) ne devra être aboli” -Mat5:17 (un iota=la plus petite lettre de l’alphabet hébraïque!) tandis que Paul dit en Galathes 2:16 que juste la foi est suffisante, oubliez
la Loi! Dans Romains 10:4, Paul dit: “Car Christ est la fin de la Loi”!
- Genèse 17:13/14 (que suivait et enseignait Jésus (p)) dit que la circoncision est un pacte PERPETUEL avec Dieu, Paul dit dans Galathes 6:15 que la circoncision n’a plus d’importance, ou, ailleurs, il parle de la circoncision du cœur!

A chaque fois que vous contredirez Jésus (p), ou son enseignement, vous le ferez avec les paroles de Paul, “disciple” tardif de Jésus (p), ex-persécuteur des premiers chrétiens.

Mais, Jésus (p) n’a t‘il aussi pas dit que “le disciple n’est pas plus grand que le maître”?
Qui est le maître? Paul ou Jésus (p)?
Qui est votre seigneur?

Il est quand même extraordinaire que les chrétiens accordent plus d’importance aux prescriptions et amendements de Paul qu’aux enseignements de Jésus (p)!
Paul, est le seul “saint” qui ait participé au meurtre d’un autre saint (Etienne)! C’est dans
la Bible (le livre des Actes).

Invitation aux chrétiens

J’invite les lecteurs chrétiens à répondre pour eux-mêmes et en toute sincérité à ces questions fondamentales ci-dessus, en regard de ces paroles de Jésus (p) selon l’évangile de Jean:
Jean 14:15 : “Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements,
Jean 14:21 : “Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui là m’aime”
Jean 14:24 : “Celui qui ne m’aime pas n’observe pas mes paroles”

Donc, n’est-il pas évident que, selon les critères mêmes de Jésus, pas les miens, la substance de la foi n’est pas de lui chanter des hymnes, ou de l’appeler “doux Jésus”?
Les seules voies du Salut ne sont-elles pas dans la foi en Jésus (p) et de suivre SES commandements, dont les actions prescrites en Mat.5:20 (cf supra), dont l’annonce d’un messager final en qui vous devrez croire, établi ici selon toute logique, comme étant Mohammad (pbsl)?
A-t-il dit que la seule foi en mon sang de sacrifié vous ouvrira le Salut? JAMAIS. C’est une création prosélyte de Paul, pour attirer et faciliter l’adhésion des “Gentils” à la foi facile, mais vidée de toute substance, qu’il voulait prêcher, contre l’avis des vrais fidèles de Jésus (p) à Jérusalem.

Les musulmans croient en Jésus (p), prophète de Dieu, pas en Paul, ancien persécuteur de Jésus (p) et des premiers chrétiens, qui a corrompu les enseignements de Jésus (p) et l’a enseigné ainsi. Crime de haute trahison, selon Jésus (p) lui-même (Mat5:19). J’invite les lecteurs à lire Mat.5:19/20 -paroles de Jésus (p)- et Galathes 2:16 et 6:15 -paroles de Paul-, et ils comprendront la position musulmane. Cela se passe de commentaire: c’est éloquent.

Quelle était la religion de tous les prophètes antérieurs?

- Si quelqu’un dit que Dieu est Unique, il est en accord avec tous les prophètes de
la Bible et surtout avec Jésus (p): Mat.7:21 -- Marc 12:29 etc…
- Si quelqu’un enlève ses sandales pour se présenter dans l’assemblée devant Dieu, il est en accord avec Moïse(p) qui enlève ses sandales pour prier dans la vallée sacrée (voir Exode 3:5)
- Si quelqu’un fait ses ablutions, se lave, avant de se joindre à la congrégation devant Dieu, il est en accord avec Moïse(p), Aaron(p), et leurs fils, qui sont ordonnés de se laver avant de pénétrer la tente ………. (voir Exode 40:31)
- Si quelqu’un se prosterne, face contre terre, devant Dieu, pour prier, il est en accord avec Jésus (p) qui se prosterne ainsi pour prier (Mat.26:39), avec Moïse(p) et Aaron(p) (Nombres 20:6), avec Abraham(p) qui s’est prosterné ainsi pour prier (Genèse 17:3)
- Si quelqu’un jeûne il est en accord avec Jésus (p) (Matt 4:2 -- 17:21)
- Si quelqu’un se fait circoncire, ou ne mange pas de la viande de porc, ou de la viande non saignée, il est en accord avec TOUS les prophètes de
la Bible, depuis Abraham(p) jusqu’à Jésus (p) compris.
- Enfin, si quelqu’un croit en un messager de Dieu qui est venu après Jésus (p), pour parfaire, glorifier, confirmer, les enseignements des autres prophètes et de Jésus (p) en particulier, il ne fait que se parfaire aux commandements de plusieurs prophètes de
la Bible qui insistent pour qu’on accepte et croit en ce prophète (relire les prophéties de Moïse(p) et de Jésus (p) p.24 et 32, mais il y eut aussi les prophéties d’Isaïe, Ezékiel, Juda, David(p) etc…)

Mais il est évident, pour qui connaît un tant soit peu l’Islam et ses rites, que sur cette terre, de nos jours, seuls les musulmans incluent quotidiennement dans leur vie, ces pratiques bibliques des prophètes, Jésus (p) compris. Ce n’est pas un quelconque signe de supériorité, mais c’est tout simplement le signe d’un peuple, d’une communauté, qui reste attaché aux principes de vie établis par Dieu, dans le Coran, à travers le dernier, le sceau des prophètes, Mohammad(pbsl). Dieu, dans le Coran, n’a jamais dit que les hommes seront jugés sur ce que les autres ont ou n’ont pas fait. Il nous enseigne que chacun devra répondre de ses propres actes: qu’a t‘il fait de sa vie? De sa fortune? De son savoir? Pour les autres?
Dans la logique islamique, ce sont là les questions substantielles que chacun doit se poser. “Quel est le bilan de ma vie, si demain je dois mourir?”

Selon les références contrôlables, données ici, si on écoute Jésus (p), si on imite Jésus (p), on est “soumis à Dieu”. Et on est “musulman”. Si on contredit Jésus (p), on suit Paul.
C’est d’une importance capitale. Car Jésus n’a jamais connu Paul. C’est 3 ans après le départ de Jésus (p) que Saül, de persécuteur fanatique devint Paul séducteur. Et cela par la grâce d’une “vision” de Jésus (p) dont il est le seul véritable témoin. Il y a 3 versions totalement différentes et incompatibles de la “conversion” de Paul dans le livre des Actes: 9:3/8 -- 22:6/11 -- 26:12/15. Vérifiez.

Accordez-vous le temps de réfléchir, car après tout: c’est de votre salut et de ceux de vos enfants qu’il s’agit!

L’Islam, à travers le Coran que Dieu a révélé à Mohammad (pbsl), est la seule religion sur terre qui conforte et confirme les principaux prophètes bibliques. C’est un fait. vérifiable.
L’Islam ne dit pas de ne plus croire en Moïse(p), en Abraham(p), en David(p), en Jésus (p), mais de croire en Mohammad (pbsl) seul.
L’Islam ne dit pas cela.

L’Islam ne dit pas que Jésus (p) n’est pas Dieu, mais que Mohammad (pbsl) est Dieu.
Louange à Dieu.
Non, l’Islam enseigne les musulmans à aimer, à respecter, à révérer tous ces prophètes cités mais à ne pas les diviniser. L’Islam enseigne que Dieu Seul est digne d’adoration.
L’Islam dit d’adorer le même Dieu que Moïse adorait, le même Dieu que Jésus (p) adorait, qu’Abraham adorait, le même Dieu que Mohammad (pbsl) adorait. Tous, avec une totale soumission à leur Créateur, Créateur de l’Univers, Celui qui donne la vie et la reprend, le Dieu, Unique, Tout Puissant et Miséricordieux, le Seul Digne de Louanges.
C’est là le message essentiel de l’Islam.

Moïse(p) nous dit dans Deutéronome 6:4 que sa religion est une religion de totale soumission à Dieu, l’Unique; des siècles plus tard dans Marc 12:29, Jésus (p), redit mot à mot les mêmes paroles que Moïse(p): sa religion est une religion de totale soumission à Dieu, l’Unique (
la Shama).
En langue arabe, il existe un mot qui exprime exactement cela, et ce mot est “Islam”- traduction: “soumission totale à la volonté de Dieu”. Ce n’est qu’un simple problème de traduction, de label. Le concept décrit est le même.
Le mot arabe “mouslimine” transcrit phonétiquement en français par “musulmans“ est dérivé du mot “Islam”, et ce mot (musulman) veut simplement dire “soumis à Dieu”. Un fait “très commode” est notable, mais d’une grande importance: les langues européennes ont toutes fait une transcription phonétique et non une simple traduction textuelle du mot “musulman” (soumis à Dieu), de sorte à bien ancrer dans les esprits une fictive différence entre la qualification biblique de ces prophètes “soumis à Dieu” et “les musulmans”, et surtout éviter tout rapprochement éventuel.

En effet il serait gênant, voire compromettant, de lire dans
la Bible, dans une église, que l’ensemble des prophètes y compris Jésus (p) furent “soumis à Dieu”, traduit: “musulman”.

Car
la Bible atteste cela en plusieurs endroits, et ce, pour plusieurs prophètes, même pour Jésus (p).
Voyez Genèse 15:6, il y est dit: “Abram (Abraham) eut foi dans le Seigneur, et pour cela, le Seigneur le considéra comme Juste


La T.O.B. nous dit en note que le terme hébreu traduit par “Juste” désigne un accord complet (soumis -- NDA) avec la volonté de Dieu, plutôt que la rectitude morale. Pourquoi ne pas l’avoir traduit ainsi alors? Mais c’est la définition de l’Islam, et du musulman!
Donc s’abstenir.
Chaque fois que les mot français “juste” ou “toute justice” sont utilisés, dans ce type de phrase dans
la Bible, et de même pour tous les autres prophètes, il s’agit de la même traduction du même mot hébreu, qui en arabe se traduirait Islam ou musulman, en toute cohérence.
Voir ainsi Esaie 60:21, 24:16 etc. Idem pour Judah etc..
C’est ainsi qu’en Mat3:15 nous lisons: “c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice” (Parole de Jésus (p))
Je cite la note de
la Traduction Oecuménique de
la Bible (
la TOB): Le mot rendu par “toute justice” veut fondamentalement dire “conformité, soumission à la volonté de Dieu”.
Mais c’est la définition même du mot Islam! En d’autres termes Jésus (p) lui-même dit de suivre l’Islam…Je le lis, en français, et, dans
la Bible. Je n’interprète rien du tout
.
Lisez les versets cités, avec en perspective la traduction adéquate, et vous comprendrez pleinement l’assurance des musulmans quant au message du Coran.

On me dira que ni Jésus (p) ni Moïse, ne peuvent être qualifiés de musulmans aujourd’hui car il faut aussi croire que Mohammad(pbsl) est le messager de Dieu pour être musulman! Vrai.
Mohammad (pbsl) n’étant pas encore né, ils ne pouvaient l’attester. Cependant, par leur foi en un Dieu unique et leur totale soumission à Dieu, personne ne peut leur dénier, à ces prophètes cités, ainsi qu’à tous les prophètes véridiques, le titre que Dieu lui-même donne à de telles personnes. Ils sont tous musulmans: ils croient tous en un Dieu unique. Mais, et aussi, leurs Écritures et messages dans
la Bible, annoncent et annoncent la venue de l’ultime messager, Mohammad (pbsl). Tout autant que le font tant d’autres prophètes de
la Bible, prophéties non reprises ici, dans cet espace limité. Donc leur soumission est totale envers Dieu.
Le nom que Dieu a donné à cette religion de soumission totale à Dieu, dans le Coran, est l’Islam. Mais chacun peut toujours l’appeler par sa traduction: “soumission totale à la volonté de Dieu”, ce n’est pas gênant car c’est la même chose, mais moins pratique à énoncer. C’est tout.

Le Judaïsme et le Christianisme sont des labels donnés par des hommes postérieurement à leur prophète fondateur respectif. Ni Moïse, ni Jésus (p) ne connaissent ces termes! Ils ne les ont jamais entendu de leur vie, et ne figurent dans aucune de leurs Écritures. Dans leur racine même on retrouve leur nature humaine: Juda et Christ. Dans le mot arabe “Islam”, il n’y a que la notion de Dieu Seul.

Compte tenu des éléments présentés ci-dessus, force est de constater que les musulmans ne revendiquent pas la possession d’une religion exclusive ou particulière. Toutes les religions révélées ne sont en fait qu’une seule et même religion, comme le confirme le Coran en S2V136 et S42V13. L’Islam ayant juste restauré les valeurs fondamentales devant régir l’humanité, à travers les versets du Coran, seules révélations divines intégralement intactes, de nos jours.
“L’Islam”, ou, si vous le voulez “la soumission à la volonté de Dieu”, est une religion élaborée par Dieu dès le début de
la Création, et il ne peut en être autrement: Dieu ne change pas, les hommes évoluent, Dieu adapte son message à mesure de la maturation de l’esprit humain et de sa capacité progressive à appréhender des valeurs morales plus évoluées. Et c’est dans cette logique de non-exclusivité que le Coran encourage les musulmans à partager fraternellement la vérité révélée: simplement d’interpeller et d’exhorter les non-musulmans à se réconcilier avec Dieu, qui est Un et qui n’engendre ni n’a été engendré.

Rappelant toujours que la foi réelle, la foi pure en Dieu, ne voile pas
la Raison, ni ne la viole. Bien au contraire,
la Raison est un outil au service de
la Foi. Pourquoi ne pas en faire usage?
-Le Coran dit: “O Gens du Livre (terme respectueux du Coran envers les juifs et les chrétiens), notre envoyé est venu pour vous éclairer, après les autres prophètes, afin que vous ne disiez pas: nous n’avons eu personne pour nous annoncer
la Vérité et nous prévenir. Vous l’avez ce message et (vous l’avez) ce guide. Dieu est Le Tout Puissant.”

Point de péché originel en Islam

En Islam, chaque enfant naît PUR, sans péché, et soumis à Dieu, donc musulman: qu’il soit noir ou blanc, pauvre ou riche, de parents chrétiens, juifs, hindous ou athées). Les enfants impubères ne sont, en Islam, responsables ou porteurs d’aucuns péchés.

Donc chaque être humain naît pur et soumis à Dieu, donc en français: musulman. Puis, le temps passant, nous adoptons généralement la religion de nos parents, délaissant ainsi notre état d’origine.
Beaucoup cependant, après mûre réflexion et évaluation de différentes religions, y compris la leur, aboutissent, non à une conversion à l’Islam, mais à une réversion… à un retour à l’Islam.

Car la perspective islamique qui s’offre à tous ceux qui recherchent la vérité, n’est pas de devenir arabe ou non, iranien ou non, pakistanais ou non, indien ou non, irakiens ou non. NON. Les musulmans ne sont ni tous des anges, ni tous des démons; mais l’option offerte (par l’Islam) est de revenir à Dieu l’Unique, analysée non à travers le fallacieux des médias ou les préjugés, mais à travers Sa dernière révélation, le Coran, et son impact sur l’humanité, la naissance de l’Islam, ou de
la Oummah, transcendant race et frontière.

C’est le message révélé qui doit être analysé, comparé, évalué, sur des bases saines, rationnelles. Et non quelques individus, peut-être, dans l’erreur. Jugez l’immense majorité, et non les exceptions.

Outre ses informations sur l’Islam, la seule perspective de réflexion que propose ce livre est: l’Islam est-elle une rupture ou un accomplissement de la foi chrétienne?
La plupart des ex-chrétiens devenus musulmans vous diront qu’ils sont de meilleurs chrétiens qu’avant!

Lavage de cerveau? Lucidité? A vous de d’apprécier.
La réponse, aussi cruciale soit-elle, réside en vous-même, amis lecteurs.

C’est fantastique. Imaginez
la Terre tournant inlassablement sur elle-même et sur son orbite, autour du soleil, tout comme la feuille morte tombant, virevoltant, vers le sol. Tous deux, et toute
la Création, obéissent tous aux lois fixées par Le Créateur de l’Univers.
Et à nous, infimes et frêles créatures dans cet immensité, Ce même Créateur, Notre Créateur, nous a donné la faculté de choisir!

C’est une des fabuleuses capacités de liberté, à la fois merveilleuse et terrible, et sur laquelle, cependant et par voie de de conséquence, nous aurons tous à répondre.

Puisse Dieu nous éclairer tous.

CONCLUSION

Résumé

Je veux juste, qu’à la lumière des quelques informations ici fournies, rappeler à tous de ne pas condamner sans s’informer, de ne rien rejeter sans avoir tous les éléments d’informations nécessaires afin de se forger une opinion éclairée et argumentée. Quelle qu’elle soit, même opposée à la mienne, car je serai extrêmement étonné que tous soient d’accord avec moi!

Mais il est indéniable que nous avons assisté à un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité: l’Islam en quelques années s’est propagé dans le monde d’alors à une vitesse fulgurante. Aujourd’hui, en ce moment même, l’Islam est la religion qui connaît la plus grande expansion dans le monde, sur tous les continents. Selon les statistiques de l’O.N.U., s’il n’y a aucun converti de plus -- donc ne tenant aucun compte de la réalité de l’expansion de l’Islam -- uniquement en projection des lois démographiques de la natalité, en 2050 ou avant, l’Islam sera la religion de la moitié des habitants de cette planète. Comment ne pas reconnaître dans ce formidable développement de l’Islam, l’assistance de Dieu?
La Bible nous le dit (voir Genèse 18). Le prophète qui annonce ce que Dieu n’a pas dit, Dieu le fera mourir.
La Bible nous dit que Dieu est Omnipotent, il peut faire ce qu’Il veut.
Soit Mohammad (pbsl) est envoyé de Dieu, soit il est un imposteur. Il ne peut être les deux. C’est un fait.
Soit Dieu est omnipotent, soit Il ne l’est pas. Tous les croyants diront qu’Il l’est. Forcément, c’est la vérité. Nul ne peut restreindre les pouvoirs de Dieu.

Alors que dire de l’Islam? De son expansion extraordinaire?

Si telle n’est pas la volonté de Dieu, alors il faut pouvoir expliquer:
Pourquoi et comment Dieu a t‘il laissé tout cela arriver?
Pourquoi et comment Dieu a t‘il laissé “un imposteur” parler en son nom? (113 sourates du Coran commencent par “Au nom de Dieu”)
Pourquoi et comment Dieu a t‘il laissé “une hérésie” se développer sur 14 siècles?
Pourquoi et comment Dieu peut-il laisser l’Islam se développer ainsi, malgré une adversité médiatique sans précédent?
La seule conclusion possible est que telle est la volonté de Dieu.

Et si telle est la volonté de Dieu, alors, les opposants à l’Islam réaliseront-ils, un jour, qu’ils s’opposent à Dieu?

- Il y a chez les musulmans: Dieu et les envoyés de Dieu. Ils n’étaient ni des dieux, ni des demi-dieux, ni fils de dieu. Il s’agit de les aimer tous, de suivre leurs enseignements à eux, et non de les diviniser.

Les faits sont que tous les prophètes de Dieu nous ont annoncé UN Dieu. UN. Ils n’ont jamais parlé d’associés, de partenaires et encore moins de Trinité de dieu.
Mais des hommes ont décidé qu’il y a trois dieux en un. Des hommes ont voulu des dieux qu’ils peuvent voir, entendre, toucher. Des dieux qu’ils peuvent sentir et ressentir.
Même si voir, entendre, sentir, nous confinent à ce monde, et aux perceptions limitées de nos pauvres sens.
Même si cela nous confine à ce monde dans lequel nous vivons, et ne faisons qu’un passage éphémère.
Par la méditation sur Un Seul Dieu, nous transcendons ces limites humaines que nulle créature ne peut imposer au Créateur: nous ne pouvons Lui donner une forme finie. Même la forme d’un prophète- fils de Dieu, dit le Coran.

Il faut mesurer ce que l’on avance sur Dieu, Être Infini, Créateur Suprême de l’Univers.
Un univers que l’esprit humain ne peut encore appréhender.
Notre Soleil fait partie des quelques 100 000 millions d’étoiles qui constituent notre galaxie. Il ne s’agit là que de notre galaxie seule:
la Voie Lactée!
Nous savons aussi, selon les astronomes, et les dernières informations reçues par le vaisseau spatial “Hubble” que plus de 20 000 millions autres galaxies équivalents au nôtre existent dans l’Univers!
Mais de quoi parlons-nous donc là?

Un esprit humain peut-il raisonnablement appréhender de tels chiffres? Cela ne forge t‘il pas en nous une profonde humilité?

Cela ne force t‘il pas notre respect envers ce Créateur?

Le phénomène est identique dans l’infiniment petit. C’est prodigieux! Les biochimistes le confirment chaque jour: les atomes ont des structures similaires à notre système solaire, avec son équilibre magnétique prodigieux, et ses électrons sur orbite!
Alors donc, ce Créateur de ces milliards et milliards de corps célestes, le Créateur de cet Univers infini, Dieu, dit à l’homme de communiquer avec Lui. Et de le faire DIRECTEMENT, sans intermédiaires, sans les saints ou dieux humains, sans clergé d’aucune sorte: DIRECTEMENT. Le même contact qu’Adam(p) avait avec notre Créateur.
Quel privilège!
Que vouloir de plus?
Pourquoi offenser Dieu en cherchant des intermédiaires? Le Coran le condamne comme une des plus graves offenses à Dieu. Dans le Coran, Dieu recommande à l’homme d’adresser ses prières ou son repentir à Lui, et Lui Seul.
Dieu dit, dans le Coran, qu’Il est plus près de nous que notre propre veine jugulaire!
Dieu, dans le Coran dit à l’Homme qu’Il nous montrera Ses signes dans l’infiniment grand et dans l’infiniment petit, jusqu’à ce que nous croyons, et termine le verset par ces paroles terribles:
“Ne leur suffit-il de Ton Seigneur comme Témoin de toutes choses?” (le témoignage de DIEU n’est-il pas suffisant?)
- Coran S41:53
Tout ce qu’Il demande au croyant, dans son intérêt, c’est de croire en Lui, un Dieu Unique, et de ne rien lui associer: ni homme, ni esprit. Dieu Seul.
Il nous dit que nul ne portera le péché d’autrui.
Il nous dit que le plus petit atome de bien nous sera décompté.
Il nous dit que le plus petit atome de mal nous sera décompté.
Il nous dit que nul, sinon Lui, ne peut absoudre nos péchés.

Dire le contraire c’est mentir sur Dieu.
Et nul ne mentira impunément pendant longtemps, sur Dieu.
Lui Seul détient le pardon, et Sa miséricorde est infinie envers ceux qui viennent vers Lui. Il ne cesse de le répéter inlassablement dans le Coran, son dernier message révélé et seul intact à ce jour.
Il nous dit, dans le Coran, que le meilleur d’entre les croyants est le plus pieux. Pas le plus beau, pas le plus blanc ni le plus noir, pas le plus riche, mais le plus pieux.
Mohammad (pbsl) ne fut qu’un messager du Dieu de toutes les créatures de
la Terre et des mondes, peu importe, à Dieu, que les uns y croient ou pas. Sa misssion ne consista qu’à délivrer le message, le Livre, le Coran, à implémenter dans sa vie les prescriptions révélées par Dieu, pour l’homme, dans le Coran. Il a rempli sa mission et nous a laissé le Coran et les souvenirs de sa vie exemplaire.
Un livre qui, tout en affirmant l’existence et l’unicité de Dieu, affirme Son immatérialité et Son absolue transcendance.

Ce sont là quelques éléments fondamentaux de la foi islamique.
C’est ça l’Islam.

Napoléon Bonaparte et …l’Islam

Ce petit paragraphe a sa place et dans cette étude, et dans cette phase de conclusion, malgré votre étonnement. Vous allez vite comprendre pourquoi.
Lorsque j’étais jeune, à l’école, cela m’aurait intéressé de savoir les vues de l’Empereur de France sur l’Islam.
Il aurait été intéressant de savoir qu’il a pris le temps, plusieurs fois, pendant sa campagne d’Egypte et surtout lors de son séjour final à Ste Hélène, d’écrire et de faire écrire ses vues sur la religion de l’Islam. Je signale que cette persistance de l’Islam chez Napoléon dans ces derniers jours, ruinent totalement l’hypothèse du mensonge politique ou stratégique en Egypte, comme avancée par certains historiens, pour justifier ses vues pro-islamiques. Il faut se rendre à cette évidence.
Mais cela, je ne l’ai jamais appris à l’école, et on ne trouve guère encore trace de ses vues, à prix exorbitants, chez quelques antiquaires spécialisés. J’ai eu cette chance. Je vous les livre, ci-dessous.
L’Empereur Napoléon Bonaparte, ayant une écriture illisible, faisait écrire par ses derniers amis et généraux son “journal intime”… Et dans celui-ci il a enregistré son évaluation du Judaïsme, du Christianisme et de l’Islam.
Il dit en substance :
-Moïse (p) a reçu de Dieu, un message pour guider les hébreux sur le droit chemin. Mais conséquemment, ces derniers ont gardé pour eux-seuls les merveilleux enseignements de Moïse (p). Ils ont détourné ce message pour le confiner à “une race d’élus de Dieu”, au lieu d’en faire profiter le monde.
-Puis vint Jésus (p), dit-il. Jésus (p) a souligné une belle vérité sur Dieu. Il a dit que Dieu est Unique et que vous devez l’aimer de tout votre cœur, et aimer votre voisin comme vous même.
Mais, dit Napoléon, après la mort de Jésus (p), un groupe de politiciens, de Rome, a vu dans cette religion, une possibilité de contrôler une masse importante de gens. Ils ont donc élevé Jésus (p) au rang de Dieu, et partie de Dieu Lui-même. Ils ont ensuite donné à Dieu des partenaires. Ils étaient maintenant trois en un.
Napoléon a dit : c’est de l‘idolatrie.
-Puis enfin, l’Empereur Bonaparte a enregistré ceci: à un certain moment de l’histoire, apparut un homme appelé “Mohamed” (Mohammad -pbsl). Et cet homme a dit la même chose que Moïse (p), Jésus (p), et tous les autres prophètes: il n’y a qu’Un Dieu. C’était le message de l’Islam.
L’Empereur Napoléon Bonaparte a dit: “l’Islam est la vraie religion”. Et il a ajouté que plus les gens liront et deviendront intelligent, plus ils se familiariseront avec la logique et le raisonnement. Ils abandonneront les idoles, ou les rituels qui supportent le polythéisme, et ils reconnaîtront qu’il n’y a qu’Un Dieu. Et par conséquent, j’espère que le moment ne tardera pas où l’Islam prédominera le monde, car …..il prédominera le monde.

Ainsi a parlé l’Empereur Napoléon Bonaparte.

Réf. succinctes: -- Correspondance de Napoléon 1er: tome V, p518
Correspondance de Napoléon 1er: pièce N°3148
Journal inédit de Sainte Hélène, de 1815 à 1818 (Gal Baron Gourgaud)
Références complémentaires : voir bibliographie à la fin

Ce sont là des sources précises, vérifiables, sur l’évaluation de l’Islam par Napoléon Bonaparte, Empereur de France.

Ses prévisions se déroulent, aujourd’hui, sous nos yeux. Voilà pourquoi cela nous intéresse, ici.

En annexe, je précise que dans “Correspondance de Napoléon 1er”, tome V, p518 “Correspondance et Mémoire sur l’administration intérieure 1798-1799”, la pièce n°4287 du 17 Juillet 1799, Napoléon Bonaparte prononce aussi officiellement sa déclaration de foi à l’Islam. Et la même information figure aussi dans un autre ouvrage (Nakoula): sa profession de foi en arabe (j’ai le photostat), traduite et publiée par M. Desgranges aîné, secrétaire-interprète officiel, et imprimé en 1839 à l’Imprimerie Royale -- p130 et 131.

Dieu possède les secrets de l’âme, dit le Coran. Bonaparte devait être considéré comme musulman, puisqu’il l’a dit et écrit!

De ces archives nationales historiques-là de
la Guerre, on n’en fera jamais la une des journaux! Si ce n’est ici, dans ce livre, vous aurez peu de chance de relire cela. Mes références sont toutes vérifiables et officielles pourtant!

Épilogue

Dans tout esprit objectif où les évidences, les faits vérifiables, priment sur l’émotion, certaines questions deviennent inévitables:

- “…et si le Coran disait vrai?”
- “…et si réellement, comme cela a été ici démontré, Dieu à travers Moïse (p), dans
la Bible (Deut. 18:18) nous avait bien demandé de suivre Mohammad (pbsl)?
- “…et si Jésus (p) disait vrai lorsqu’il annonçait la venue d’un autre messager qu’il fallait suivre? (Jean 14:26 et autres)
- “…et si Jésus (p) disait vrai lorsqu’il vous annonçait que seuls ceux qui obéissent à Dieu SEUL entreront dans le Royaume des cieux, et NON ceux qui croit en lui seulement? (Mat 7:21)
- “…et si Jésus (p) parlait de ceux qui se disent chrétiens, comme étant ceux qu’il a écartés dans sa définition des vrais disciples?
N’a t‘il pas dit: “Beaucoup me diront en ce jour-là, Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé , en ton nom que nous avons fait de nombreux miracles? Alors, je leur déclarerai: “Eloignez-vous de moi, je ne vous ai jamais connu…” (Mat 7:22). Qui d’autres que vous les chrétiens, l’appelleraient “Seigneur”? Les hindous? Les musulmans? Les juifs?
L’hypothèse qu’il s’agit en fait des “mauvais chrétiens” ne résiste pas à cette simple logique: aucun “mauvais chrétien” ne prophétiserait ni ne réaliserait un quelconque miracle au nom de Jésus (p).

J’ai essayé d’exposer, avec mes humbles moyens, une autre image de l’Islam, d’exposer son origine et sa consistance face à des parallèles que j’ai été forcé de faire avec le Christianisme, lorsque des dogmes de ce dernier contredisaient des éléments fondamentaux de l’Islam. J’espère avoir ainsi contribué à lever des préjugés.
Mais amis lecteurs, chrétiens ou non, l’appréciation ultime des éléments que je vous apporte ici, reste souverainement vôtre.

Comme vous, cette évaluation de l’Islam pour ce qu’elle est réellement, d’autres le font actuellement. Jugez plutôt.

- Le gouvernement chinois a fait, en 1992, une déclaration de loi. Celle-ci disait en substance que l’Islam est une religion indigène à
la Chine, le Christianisme une religion étrangère à
la Chine. Cela veut donc dire que l’Islam est officiellement reconnu comme partie de la culture chinoise. C’est, après tout normal, avec les 50 millions de chinois musulmans en Chine.

- Le gouvernement japonais a pris conscience qu’au 21ème siècle, ils auront à faire face à de multiples problèmes qui feront perdre aux japonais leur fibre morale, leur discipline et leur dévouement au travail pour un sort meilleur. Aussi ils ont chargé une commission,
la MITA, d’étudier comment perpétuer leurs institutions face aux problèmes prévisibles des 50 prochaines années. Le Professeur Yugo Itagaki, a ainsi été chargé d’évaluer différentes religions dans cette perspective. Il a voyagé dans différents pays, dont l’Arabie Séoudite, dans le cadre de cette mission, mandaté par le gouvernement japonais. Ces conclusions, rendues publiques, ont été, en substance celles-ci:
Le Japon a atteint son niveau actuel de progrès grâce à son indépendance économique et financier, aux durs labeurs des japonais, et à une adhésion à certaines valeurs morales. Cependant, ce système de valeur commence à s’effriter. Dans les circonstances présentes, l’Islam est la religion qui offre de profondes solutions aux graves problèmes que le Japon aura à affronter au 21ème siècle.
Il n’a pas dit Judaïsme ou Christianisme. Il a dit l’ISLAM.
Le Japon, avec toute sa puissance économique, avec son extraordinaire capacité informatique, avec sa technologie de pointe, le Japon donc, s’est rendu à l’évidence que l’Islam est la religion de leur avenir!

Cela non plus, vous ne le lirez dans les gros titres de journaux.

Plus médiatique cependant, est l’inquiétude que suscitent les vastes mouvements d’adhésion à l’Islam et ses valeurs “archaïques”, usant de contre-vérités flagrantes ou improvisant des explications les plus fantaisistes, chacun y va de sa plume et de sa tribune pour ramener ce phénomène, à un mal de société, à un manque d’informations, à un opportunisme de gueux, voire à une triste dérive.

Jugez plutôt:
L’Amérique s’inquiète de ces 5000 GI’S (soldats) qui se sont convertis à l’Islam, en l’espace de 4 mois passés en Arabie pendant
la Guerre du Golfe. Lire le Figaro-Magazine du 13 Juin 1992, malgré les énormités qui font sourire les musulmans informés.
Lire aussi le quotidien US, San Antonio Express News du 19 Février 1996 qui annonce des faits précis, chiffres à l’appui, et cherche à comprendre comment des petits et grands délinquants sont radicalement changés après leur conversion à l’Islam, en devenant des employés et des pères de famille modèles.
La France s’inquiète: “Itinéraire d’un loubard lorrain devenu missionnaire de l’intégrisme”, ”la délinquance au service du maquis islamistes?” (“L’Evènement du Jeudi” du 8 au 14/09/94). Malgré ces titres alarmants, le journaliste décline quand même que cela voulait dire former des mini-groupes d’études et d’alphabétisation dans les banlieues, cela voulait dire lutter -efficacement- contre les trafiquants de drogue!

Un petit jeu médiatique destiné à toujours tourner en dérision l’Islam et ses convertis. Bien triste jeu.

Cela dit, tout ceci ne veut forcément pas dire que votre évaluation doit être la leur.

Je ne vous demande pas de choisir entre le Christianisme ou l’Islam. Je vous suggère seulement de vous informer à des sources sûres afin d’aboutir à une évaluation réfléchie de ces valeurs spirituelles, et non de perpétuer une tradition ancestrale ou des habitudes ou des cérémonies que vous appréciez. J’insiste bien sur le fait que je ne fais pas ici une réduction simpliste de la foi ou la piété de quiconque, je vous rappelle humblement que notre religion à tous doit être le fruit d’un choix soumis à
la Raison, si c’est déjà le cas, tant mieux. On peut très bien naître musulman, ou juif, ou chrétien, puis après évaluation objective, persister dans sa voie d’origine.
Alors, ce choix, cette position, vous pourriez forcément la défendre sur la base de saines évidences et d’analyses, par vous élaborées, à travers cette faculté de raisonnement dont Dieu nous a tous pourvu, lorsque viendra Le Jour. Terrible mais inéluctable moment où chacun sera jugé selon sa foi et ses actes. Et rien d’autres. Car nous n’aurons aucune excuse lorsque viendra, demain ou dans 50 ans, le temps, sombre et froid, des vains regrets éternels: une fosse creuse et la terre comprimant nos poitrines, dans lesquels nos cœurs auront cessé de battre.

Pour toujours.

Le Saint-Coran S3V64

Dis (O Mohammad): O Gens du Livre (juifs et chrétiens), venez à une parole commune entre nous et vous: que nous n’adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que nous ne nous prenions point les uns les autres (des hommes comme nous) pour seigneur en dehors de Dieu. Puis s’ils tournent le dos, dites: “soyez témoins que nous, nous sommes soumis.

Le Saint-Coran S2V256

Nulle contrainte en religion, la vérité se distingue de l’erreur.

Si ce livre vous a éclairé sur l’Islam, ou mieux, vous a informé de la substance du message islamique, ne serait-ce que légèrement, tout le crédit revient à Allah (Dieu selon la terminologie chrétienne).

Je suis conscient que certaines informations ou analyses pourraient bouleverser certaines personnes. Si c’est le cas, posez-vous la question de savoir pourquoi, avant de condamner: contre-vérités, insultes, ou bouleversement de faits ou convictions que vous croyiez établis?
Mes sources sont toutes dignes de foi et contrôlables.

Dans tous les cas, alors, il vous sera facile de me prouver mes erreurs, si vous ne le pouvez, tenez-en compte, et surtout ne rangez pas ce livre au placard de l’oubli.

Mes objectifs, constructifs, et les moyens pour les atteindre ont été exposés dès le début. A aucun moment je n’ai dévié de mon approche méthodique, rationnelle et largement argumentée du sujet, puisant mes informations de sources érudites et fiables.

Tout en maintenant chaque ligne de ce livre, je m’excuse auprès de ceux qui, éventuellement submergés par l’émotion, ont cru y déceler autres choses. Et je reste ouvert, via l’association, à ce que l’on me prouve mes fautes.

Dieu Seul est infaillible.

Mohammad Amine ALIBHAYE

BIBLIOGRAPHIE: Notes

Comme évoqué dans l’introduction, la plupart du matériel d’informations sur l’Islam est l’œuvre de non-musulmans. Cela est un fait. Parmi ces ouvrages, l’écrasante majorité, mais pas tous -j’insiste-, ne sont destinés qu’à maintenir les non-musulmans dans l’ignorance, voire le mépris, vis à vis de l’Islam. Cela va des titres aux contenus: la thématique alarmiste des titres frappe l’imaginaire des gens, tandis que les contenus sont sans évidences solides, et incohérents par rapport aux faits établis. Et quelques fois le contenu n’est qu’un déballage de forfaitures ou de fantasmes, destiné à alimenter l’imaginaire des lecteurs dans leur peur de l’Islam: un fonds de commerce largement exploité. Vérifiez à loisir. J’ai une belle collection de ce genre d’ouvrages. Cet anti-islamisme aveugle substitue à la recherche de la vérité historique, les préjugés; aux sources contrôlées et fiables, le kleenex. Ces faits ici décrits ne se limitent pas seulement à l’information écrite, mais s’appliquent à l’ensemble des médias.
Je vous donnerai une liste bibliographique non exhaustive, fiable selon mes connaissances. Après contrôle, ou analyse, chacun pourra ensuite comparer et se forger sa propre opinion. Ces ouvrages ne sont qu’une faible partie des documents utilisés pour la rédaction succincte du présent ouvrage. Ils sont donnés à titre indicatif à ceux qui seraient intéressés par un sujet spécifique. Les ouvrages en caractères gras sont des ouvrages d’informations conseillés, sur l’Islam, et ses différents aspects.

BIBLIOGRAPHIE

* En Français *
Le Saint Coran -- Maison des Sciences Religieuses -- Paris (utilisé pour les traductions figurant dans ce livre)
M. Kassab: Gloire à Dieu et les 1000 vérités scientifiques du Coran (2 tomes)
Béchir TORKI: L’Islam, religion de la science -- Ed. Chihab
Maurice Bucaille:
La Bible, le Coran et la science -- Ed. Seghers
Ahmed Deedat: Mohammed dans les écritures bibliques -- Tempête du désert -
La Bible ou le Coran, laquelle est la parole de Dieu -- Mohammad, le successeur naturel du Christ
A. ALEM: Mohammad (pbsl) dans

la Bible
Al Ghazali: Réfutation excellente de

la Trinité
Rahmatoullah
Al Hindi: Manifestation de la vérité -- Créadif Ed.
Malek Bennabi: 1) Le phénomène coranique -- 2) Vocation de l’Islam
Abul A’
la Maudoudi: Comprendre l’Islam
Didier Hamoneau:
La Torah, l’Evangile, le Coran
A. Djaber Eldjazaïri: La voie du musulman
Roger Garaudy: 1) L’Islam vivant -- 2) Promesses de l’Islam
Ancelm Turmeda (ex-prêtre): Pourquoi j’ai embrassé l’Islam
Ismayl Urbain-Agmed Riza: Tolérance de l’Islam
Les bulletins du Centre Islamique de Genève (par Les frères Ramadan)
A. Omowale: L’Islam, âme de l’humanité
Sigrid Hunke: Le soleil d’Allah brille sur l’Occident
Saïd Kotb: Jalons sur la route de l’Islam -- Ar Rissala -Bruxelles
Slaheddine Kechrid: Le vrai visage de l’Islam

Liste non-exhaustive: d’autres excellents ouvrages existent mais ne sont pas mentionnés ici, par manque de place.
Eugène Jung: L’Islam, notre ami, notre allié -- Centre Abaad St-Ouen
Tristan Hananiel: Les controverses du Christianisme -Bordas
Etienne Dinet: La vie de Mohammad
Hugh Schonfield: Le mystère Jésus -- - Jésus, Messie ou Dieu? Pygmalion -- Paris
Revue: Souvenir Napoleonien n°291-1977
Général Baron Gourgaud: Journal inédit de Ste-Hélène (1815-1818) -Flam. Ed.
Christian Cherfils: Bonaparte et l’Islam -- A. Pedone, Editeur -- 1914
L. Duchesne: Histoire ancienne de l’Eglise -3 tomes- E. De Boccard, Ed.--1910
J. Lebreton et J. Zeiller: Histoire de l’église -- 2 tomes -- Bloud & Gay, Ed.-- 1946
St-Jean Chrysostome: Enseignements pratiques de l’Evangile- 1875-Paris -- V. Palmé Ed.
Catéchisme de évêques de France -- Pour adultes -- Paris 1991
Dr Gustave Le Bon: La civilisation des Arabes -- SFIED -- 1985

* En Anglais *
M.A. Yussef: The Dead Sea Scrolls -- By American Trust Association -- Indianapolis
Pr Abdul-Ahad Dawud (ex-évêque): Muhammad in the Bible -- IPCI -- S.A.
Dr K.A.T. Al Mansour: Welcome to Islam -- The Pentecostals -F.A.A.P-San Francisco
Dr H.M. Baabil: Christian Muslim Dialogue -- Islamic Vision-- Birmingham
Pr K.S. Ramakrishna Rao: Muhummed
Mawlana S. Abul Hasan Nadwi: Islam and earliest muslims
M.H. Durrani: Muhammad, biblical promised prophet
Ahmed Deedat: The choice
History of Christianity in the light of Modern knowledge -- A collective work -- Harcourt -- Brace & C°- New York

Liste d’érudits des écritures bibliques dont les ouvrages ont aussi été consultés dans le cadre de cette étude:
Dr William Foxwell Albright: From the stone age to Christianity -- New York
Rev. Dr. A. Powell Davies: The meaning of the Dead Sea Scrolls-N.A.L.W.L-New York- The first Christians -Strauss & Cudhay-New York
Dr Hugh J. Schonfield: The Passover plot
Philip K. Hitti: History of the Arabs -The Macmillian C°-New York
William Smith: Smith Bible Dictionary

En gras: les livres conseillés en priorité
Tous ces livres peuvent être achetés dans toute bonne librairie islamique ou dans les librairies spécialisées, voire toutes celles qui ont un rayon “Sciences Humaines” fourni; ou sinon consultés dans des bibliothèques de littératures étrangères.

* Bibles en Français et en Anglais (listes partielles) *
Bible interlinéaire anglais français: Translation of the Greek Scriptures edited by B.F. Westcott and J.F. Hort (1881 et 1969)
The old Testament (hébreu/anglais) sur CD ROM: 1994 -- Bible Land Software -- New York
Bibles Segond (“à
la Colombe”): différentes éditions (1954 à 93)
La Sainte Bible (1897): L’Abbé Glaire
La T.O.B. (Traduction Oecuménique de
la Bible) 1993
La Bible de Jérusalem (1975-petit format) -- (1994-Grand Format)
The Bible : Revised Standard Version -- 1971
La Sainte Bible (T.B.S.)
Témoins de Jéhovah:
La Traduction du Monde Nouveau (bible)

 

gaza11.jpg 

Monsieur Obama, à propos de vos deux filles,
vous oubliez quelque chose…


Michel Collon

Cher Monsieur Obama,Vous avez déclaré à propos du conflit entre Israël et les Palestiniens : « Si quelqu’un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela. »Protéger vos enfants ? Comme je vous comprends! Mais, pour être tout à fait correct envers vos filles, ne devriez-vous pas leur raconter l’histoire de cette maison ? Dire que vous l’avez volée à ses propriétaires ? Et aussi le jardin, et tous les champs autour ! Et que vous avez obligé l’ancien propriétaire à aller vivre dans la niche du chien ? Car c’est exactement ce qu’Israël a fait en volant leurs maisons et leurs terres aux Palestiniens, et en les forçant à vivre dans des camps de réfugiés (voir les livres d’historiens israéliens comme Benny Morris). Dès lors, cher Monsieur Obama, pourriez-vous prétendre vivre dans cette maison tranquillement, comme si de rien n’était ? Alors, juste une question : votre « changement » consistera-t-il à répéter ces vieux mensonges sur la maison, déjà ressassés par tous vos prédécesseurs ?  Un voleur restera un voleur, Mr Obama, c’est la justice chez vous!!!, c’est vos beaux discours de droit de l’homme…!! vous devez avoir honte, tu vol la maison d’un autre tu massacres ses enfants, ses écoles, ses hôpitaux, tu lui coupes la nourritures, l’eau et l’électricité, et quand il réclame tu dis que c’est un terroriste tu n’as pas honte monsieur, tu croix que tes deux filles sont idiote à ce point pour te croire, croix tu les populations dans le monde des idiots pour te croire tu dois avoir honte de toi et de vos politiques , pars que les grandes nation tombent quand l’injustice comme la votre devient évidente, même pour tes filles monsieur, avec ton accord des filles et des enfants sont massacrésRecevez, cher Monsieur Obama, mes meilleurs sentiments. Et dites à vos amis que, sur cette terre de Palestine, il y a de la place pour tout le monde. A moins qu’une différence de religion ou de couleur de peau pose un problème à quelqu’un ?Michel Collon
13 janvier 2009
Retrouvez chaque jour des témoignages, analyses, critiques d’infos sur Gaza à
www.michelcollon.info

Palestine

Ci dessous l’histoire de ta maison pour celui qui ne la connait pas .

 

palastine.jpggazamotherdeadchildren.jpgUn massacre contre un peuple, l’Onu est bombardé aujourd’hui , les maisons de presse et les journalistes sont bombardés, l’europe , les USA ferment la bouche, c’est une honte, c’est une honte, avoir peure d’israél , en suite ils viennent nous faire des cours sur les droit de l’homme , un massacre d’un peuple qui n’a rien absolument rien, « vivre avec honneur ou mourir en martire » , je sens une incroyable injustice , en 2009 on laisse ça arriver ; dites moi vous n’avez pas honte vous n’avez pas de coeur, des bébé , des hopitaux, des école , 1100 mort …..  qui est le terroriste , l’histoire et vos enfants vont vous demandez comment vous avez pu laissez ça arriver…. j’ai honte de vivre en 2009.

Cliquez et regarder l’horreur du massacre de gaza Palestine , une honte pour toute l’humanité, une honte pour l’honneur du monde entier , 5 milliard d’Humains ne peuvent pad arrêter Israël de commettre le massacre du siècle  : Cliquez sur le lien ci dessous SVP:

realityofzionism.pps

rachelcorrie2.pps

 je signale l’atrocité de ces images à toute ame sensible
 
 
!!! Faites passer ce message svp,  que tout le monde voit

« Merci à vous » UN, USA, Europe, France et le « gouvernement Arabe » !
Le peuple dit « civilisé » contre les enfants et civils Palestiniens et Libané.
Ce que vos médias ne vous montre pas !

Kiryat shmona : Les filles israéliennes écrivent des messages sur les coquilles d’artillerie lourde pour une mise à feu de la position civils à l’intérieur du Palastine.

 

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untitledg.bmp

Avec leurs mères les filles israéliennes envoient des cadeaux de fin d’année  pour des enfants de Palastine et du liban

leurs cartes de voeux vont bien arriver …… vous allez le confirmer .

notre monde est trop injuste ….. on dit qu’on vit dans un sale temps… alors que le temps que nous comme défaut.  

Le message est bien arrivé

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 Les enfants Palastiniens ont reçus le message des filles israéliennes !

Ecole bombardé aujourd’hui + de 40 morts

Image de l'UNICEF

 

 

 

 

cette enfant a vu sa mere mourir devant lui…[/IMG][IMG][/IMG][IMG][/IMG[IMG][/IMG][IMG]

Vos cartes de voeux sont arrivées
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Cet enfant a bien reçu votre message!

il a reçu le message

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et aussi c’est deux enfant
et

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 palastine1.jpg

Meme cette enfant à reçu le message
angetugaza.jpg

Et leur papa aussi
etfamillegazapalestine.jpg
Et …..
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bbgaza21.jpg

et
etangepalestine.jpg

un assassin.
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rime de guerre

f16.bmp

et la

efamillegaza1.jpg
Et

vous accepter le laisser massacré un peuple… des enfant qui n’ont rien

j’ai honte on va dire quoi a nos enfants quant ils nous demmande

pour quoi on a laisser des etat comme israel commaitre des crimes contre des enfant
Et11.jpg
 

 Merci à vous » UN, USA, Europe, France et le « gouvernement Arabe » !

Le peuple dit « civilisé » contre les enfants et civils Palestiniens et Libanais.

Le discours de Moubarak hier, est d’une indécence incroyable.

toutes personne qui ferme le bouche et laisse des crimes sur des enfant arrive sera reponsable devant l’histoire …….

vos messages sont arrivés … c’est ça la justice ….!
quiestterroriste.jpg

13 jour 810 Mort (la plus part enfants et femmes) et 3300 blaissés j’ai honte de vivre dans notre époque, mais je croix toujours à la justice.

les palestinien sont sur  leurs terre, et on veux les massacrer tous , ils n’ont rien pour se défondre …..! apart le droit de vivre sur leur terre , c’est les habitants de la palastine avant 1948.

PLS SEND IT TO YOUR FRIENDS

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PROCHE ORIENT : LES 11 REGLES DU JOURNALISME (Bernard Langlois)
 
Voici ces règles que tout le monde doit avoir à l´esprit lorsqu´il regarde le
 Journal télévisé. Tout deviendra simple.
 
Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent
 les premiers et c´est toujours Israël qui se défend. Cela s´appelle des
 représailles.
 


 Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais, n´ont pas le droit de
 tuer des civils de israéliens. Cela s´appelle du terrorisme. 


 Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s´appelle de
 la légitime défense. 


 Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales
 l´appellent à la retenue. Cela s´appelle la réaction de la communauté
 internationale. 


 Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n´ont pas le droit de
 capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne
 dépasse pas trois soldats. 


 Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d´enlever autant de Palestiniens
 qu´ils le souhaitent (environ 10.000 prisonniers à ce jours dont près de 300
 enfants). Il n´y a aucune limite et ils n´ont besoin d´apporter aucune preuve
 de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot
 magique « terroristes ». 


 Règle numéro 7 : Quand vous dites « Hezbollah », il faut toujours rajouter
 l´expression « soutenu par
la Syrie et l´Iran » pour faire planer le spectre. 


 Règle numéro 8 : Quand vous dites « Israël », Il ne faut surtout pas rajouter
 après : « soutenu par les Etats-Unis,
la France et l´Europe », car on pourrait
 croire qu´il s´agit d´un conflit déséquilibré. 


 Règle numéro 9 : Ne jamais parler de « Territoires occupés « , ni de résolutions
 de l´ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de
 Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur occidental. 

  

 Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes.
 C´est ce qui explique qu´on leur donne, ainsi qu´à leurs partisans, aussi
 souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles
 précédentes (de 1 à 9). Cela s´appelle la neutralité journalistique. 

 Règle numéro 11 : Si vous n´êtes pas d´accord avec ces règles ou si vous
 trouvez qu´elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c´est
 que vous êtes un dangereux antisémite. 

Nettoyage ethnique israel crime de guerre Les médecins norvégiens découvrent des traces d’uranium

Les médecins norvégiens découvrent des traces d’uranium appauvri dans les secteurs ayant été occupés par l’envahisseur sionisteCes GBU 39, dites Smart Bombs(Bombes Intelligentes) sont de petites bombes, bon marché, développées par l’industrie militaire américaine pour frapper
des cibles en profondeur du type bunkers. Le congrès américain a donné son
accord en Septembre pour la fourniture de 1000 de ces bombes à l’armée
israélienne, et la première livraison a eu lieu début Décembre.Ces GBU 39 ont été utilisées samedi contre des cibles souterraines et
dimanche pour détruire des tunnels sur la frontière égyptienne. Elles sont
réputées être très précises et pèsent 113 Kg, avec une charge explosive de
22,7Kg et ont les mêmes capacités de pénétration que les bombes de 900 Kg.
Leur petite taille permet d’augmenter le nombre de bombes transportées par
les avions de combat F15 ou F16 et par conséquent le nombre de cibles visées
ce qui explique la violence des attaques de samedi principalement sur la
ville de Gaza surpeuplée.Le dard de ces bombes est à l’Uranium Appauvri, UA 238, multipliant sa force
de pénétration, elles peuvent être utilisées par mauvais temps et ont une
portée de 110Km.l’UA est un redoutable poison chimique et radiologique qui
brûle aisément à l’impact et se réduit à 90% en particules radioactives
extrêmement petites (particules nanométriques de quelques milliardièmes de
mètre) qui échappent à tout type de masque à gaz.Ces combustions répétées d’uranium voyagent avec les mouvements d’air
contaminant l’atmosphère et pénétrant dans les organismes via la
respiration. Donc presque tout l’uranium dont se servent les aviateurs se
retrouve en quasi totalité sous forme « de gaz métallique radioactif
invisible dans la biosphère » que les populations respirent.Ce n’est pas
difficile d’imaginer les conséquences catastrophiques que de tels
bombardements avec des bombes GBU 39 à l’UA auront sur la population de Gaza
: cancers, malformations congénitales, maladies du système immunitaire… et
ce d’autant plus que la population souffre de malnutrition chronique et de
manque de soins à cause du blocus israélien. Les conséquences de
l’utilisation de bombes à l’UA en Afghanistan et en Irak sont très bien
documentées, notamment par des photos insoutenables de nouveaux nés
malformés.En larguant des bombes GBU 39 à l’UA sur des zones densément peuplées de
Gaza, Israël procède à un «nettoyage ethnique» lent de la population
palestinienne qui sera automatiquement contaminée, et à une destruction de
l’environnement.

Le gouvernement sioniste de Tel Aviv n’a pas de chambres à gaz, pas de gaz
Zyklon, il a des Bombes «Intelligentes» pour exterminer le peuple
palestinien, un véritable crime contre l’humanité.

l’utilisation des bombes à sous-munition par Israël…à Gaza Palestine

Une image d’un obus lancé sur Gaza aujourd’hui.

les bombes à sous-munitions, connaissez-vous?
Ce sont des petites bombes regroupées par dizaines ou par centaines dans un conteneur qui peut être un obus, une grosse bombe, un missile ou une roquette, largué par avion ou tiré par des lance-roquettes. Le conteneur s’ouvre dans les airs et largue ses sous-munitions qui sont censées exploser au sol. Les militaires appellent cela une stratégie de saturation pour neutraliser une zone de combat. Mais entre 5 et 40% de ces mini-bombes n’explosent pas à l’impact au sol et se transforment de fait en mines antipersonnel, contraires au droit international humanitaire et interdites depuis 1997 par la convention d’Ottawa.
Le mercredi 3 décembre 2008, à Oslo (Norvège), a été signée la première convention contre les bombes à sous-munitions, un traité qui s’inscrit dans la continuité de la convention d’Ottawa contre les mines antipersonnel. Plus de cent Etats ont signé le texte. La guerre au Sud-Liban et l’utilisation massive par Israël de ces engins explosifs sur des zones habitées (1 183 Libanais tués) en 2006 a été l’un des catalyseurs de ce traité.
Regardez mieux cette photo de l’obus lancé sur Gaza aujourd’hui même…

tout ça pour massacré un peuple qui n’a rien pour ce défondre , j’ai honte de vivre dans un monde comme le notre  

 

tout ça pour massacrer des enfant

 

 

 

Maintenant ils bombardent les mosqué !!!!! 

Les femmes et les filles

 

palastine1.jpg

Ecoutez le débat: La Bible est-elle la parole de dieu: avec Jimmy Swaggart:
http://www.rakway.com/deedat-high/Is…art_512KB.rmvb
ou bien http://www.archive.org/download/33_3…art_512KB.rmvb
 Voir d’autres livre : Cliquez ici

 

INTRODUCTION AU DEBAT

L’association des Etudiants Islamiques de Louisiane nous a envoyé un SOS pressant pour que soit organisé un débat avec le Révérend Jimmy Swaggart Monsieur Ahmed Deedat a immédiatement accepté.

Il a été proposé que chaque orateur parle pendant soixante minutes. Le ministère de Jimmy Swaggart a répondu qu’il désirait que chaque orateur ne dispose que de vingt minutes. Cette réponse nous a déçus, car un sujet tel que « La Bible est-elle la parole de Dieu ? » ne peut être traité convenablement en un laps de temps si Court (ainsi que notre public pourra en juger par ce qui va suivre). Cependant, après des négociations acharnées, il a été convenu que chacun disposerait de quarante minutes. Les spectateurs verront qu’étonnamment, au bout de trente-neuf minutes, Jimmy Swaggart reconnait qu’il n’a défendu qu’un tiers de son sujet. Nous ne savons ce qu’il faut en conclure de la part de quelqu’un qui dit prêcher devant un vaste public depuis de si nombreuses années.

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Monsieur Ahmed Deedat, quant à lui, aurait pu continuer à prouver pendant encore de longues minutes sa conception selon laquelle la Bible n’est pas la parole de Dieu.

Si Jimmy Swaggart croyait qu’en limitant le temps de parole il marquerait des points, eh bien, vous, spectateurs, soyez-en juges.

La Paix soit avec vous!

Au nom d’Allah, frères, soeurs et amis, voici le plan du débat d’aujourd’hui.

Le Révérend Jimmy Swaggart va commencer. Il nous parlera pendant trente minutes, après quoi Frère Ahmed Deedat aura la parole pendant 40 minutes. Enfin, le Révérend Jimmy Swaggart reviendra pour nous parler pendant dix minutes encore. Cela nous a semblé juste et équitable, et ils l’ont accepté tous les deux. Ensuite, vous l’assistance, vous aurez la possibilité de poser des questions aux orateurs. Nous disposerons d’une heure pour les questions et les réponses. Je vous rappelle le titre du débat: « La Bible est-elle la parole de Dieu ? »

Que notre conduite à tous, musulmans et chrétiens, soit la meilleure possible. Qu’Allah le Tout-Puissant nous bénisse!

Je vous présente le Révérend Jimmy Swaggart.

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JIMMY SWAGGART

Merci beaucoup. Je suis extrêmement heureux d’être ici ce soir et bien que nos amis musulmans soient à l’origine de ce débat, ou plutôt de ces allocutions, il n’empêche que cet éminent savant du monde de l’Islam, Monsieur Ahmed Deedat, est venu pour être avec nous dans notre ville. Je viens de rencontrer Monsieur Deedat cet après-midi, ou plutôt ce soir, à vrai dire pendant quelques minutes seulement, et c’est le genre d’homme pour qui on éprouve de la sympathie dès le départ, et je voudrais que nous tous chrétiens, ici présents, et bien sûr je sais que les musulmans se joindront à nous, et ceci n’empiètrera pas sur mes trente minutes, j’aimerais que nous souhaitions chaleureusement la bienvenue à Monsieur Deedat dans notre ville de Bâton Rouge. C’est un savant, alors que moi-même, je ne suis pas un théologien de la Bible, bien que je l’étudie passionnément. Monsieur Deedat a taquiné ma femme et moi-même juste avant notre arrivée en disant que l’Islam permet d’avoir quatre épouses. Il vient de me corriger: « jusqu’à quatre . J’ai répondu : « Monsieur Deedat, le christianisme ne nous en autorise qu’une, c’est pourquoi j’ai dû trouver la meilleure du premier coup .

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Je suis très honoré d’être ici ce soir, très heureux d’avoir ainsi l’occasion de m’exprimer brièvement sur ce que nous croyons être la parole de Dieu Tout- Puissant. Je voudrais dire quelque chose juste avant que nous commencions. Je ne sais pas grand chose sur l’Islam. Je ne suis pas fier du tout de le dire, mais je dois être honnête. Ces quelques derniers mois j’ai étudié un peu l’Islam, et j’avoue que je n’ai fait qu’effleurer le sujet. Il y a quelque temps, il y a peut-être deux ans, j’ai fait à la télévision une remarque désobligeante sur le Coran. Si vous n’écoutiez pas cette semaine-là, je ne vais pas vous la répéter, mais je tiens à présenter mes excuses. Je n’ai jamais recommencé ét ne le recommencerai jamais, parce que j’estime que ce n’était pas ce qu’il fallait faire. Puis j’ai étudié un peu le sujet, comme je viens de le dire, et j’ai appris que les musulmans sont parmi les gens les plus hospitaliers du globe. J’ai aussi appris que vous vous vouez entièrement et totalement à votre foi, en d’autres termes, que ce n’est pas un simple simulacre pour vous, et que vous y apportez le plus grand sérieux. Et comme l’a dit, il y a un instant notre distingué Président, les deux influences religieuses les plus puissantes dans le monde d’aujourd’hui sont le christianisme et l’islam, et j’aimerais dire d’emblée que le peuple chrétien aime le peuple musulman.

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J’ai appris à respecter le Coran et j’ai appris à respecter les musulmans, et je ne crois pas que le Coran soit la parole de Dieu. Je ne crois pas que Mohammed ait été le prophète de Dieu, mais je respecte vos croyances, je respecte votre foi et je respecte votre sincérité. En d’innombrables occasions, devant de vastes publics de téléspectateurs, j’ai brandi cette Bible ou une autre qui lui ressemble, et je suis sûr que la plupart d’entre vous m’ont vu le faire. A la télévision, je l’ai fait à l’attention de 140 pays de par le monde et j’ai affinné: « Ceci est la parole de Dieu Tout-Puissant . J’ai affirmé qu’il n’y a pas d’autre parole de Dieu et que c’est par ce livre que nous vivons ou mourons, coulons ou surnageons. Je le crois et je le crois de tout mon coeur. Mais bien sûr c’est facile à dire, ce sont des paroles qui ne coûtent pas grand chose. Et j’aimerais commencer ce soir en citant un passage des Ecritures sur lequel Monsieur Deedat et moi-même ne sommes pas tout à fait d’accord. Mais qui, dans la parole de Dieu, est cher sinon le plus cher au coeur des chrétiens. Il se trouve, dans l’Evangile selon Saint Jean, chapitre 3, verset 16: « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle . Et je voudrais baser la simple déclaration que je vais tenter de faire ce soir sur ce texte. Je voudrais que nous baissions tous la tête, et que nous demandions à Dieu de bénir cet effort. « Père céleste, en venant vers toi, nous demandons que

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tu nous aides, nous tous ici, à nous comporter comme je sais que nous allons le faire, par ton aide et ta grâce, de la façon dont tu désires que nous le fassions. Mais que chaque mot soit à ta gloire, que nous ne disions que ce que tu désires, de la manière dont tu le désires, au nom saint et adoré de Jésus .

Aucun chrétien ne dira que Dieu a écrit la Bible. Dieu n’a pas écrit la Bible. Pour vous dire la vérité, la seule chose que je connaisse que Dieu ait écrite, c’est les dix commandements sur la pierre pour Moïse. Ce fut le décalogue conservé dans l’arche de l’alliance pendant des siècles et des siècles. Mais Dieu n’a jamais écrit la parole de Dieu. La Bible, c’est l’homme qui l’a écrite. La Bible, dans le sens d’une compilation de livres, l’homme l’a écrite selon Simon Pierre selon l’esprit saint. Pierre a dit que des hommes parmi les plus saints l’ont écrite, poussés et inspirés par Dieu, pour écrire ce qui venait de Dieu. Dieu a utilisé leur personnalité, il a utilisé leur caractère, il a utilisé leur dévotion pour lui. il a même parfois utilisé leur particularité. Mais il a utilisé les hommes afin que son grand projet pour cette planète, pour l’humanité toute entière, puisse être exprimé en des mots simples, pour que l’homme puisse l’appréhender, que l’homme puisse le comprendre. Aucun livre au monde n’a fait l’objet d’autant d’études critiques. Je me sens quelque peu insignifiant en essayant de disserter sur la Bible, alors que je sais que quelques-uns des savants les plus éminents au monde ont passé au crible le moindre texte encore et encore, n’épargnant ni dépense, ni temps, ni effort pour en sonder l’authenticité. J’ai lu la Bible de bout en bout maintes et maintes fois, et d’autres que moi l’ont lue plus souvent, d’autres beaucoup plus instruits que je ne pourrai jamais l’être, qui comprenaient à la fois l’hébreu et le grec.

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Les premiers passages de la Bible ont été écrits il y a environ trente-cinq siècles. A ma connaissance, c’est le livre le plus ancien au monde sur la Révélation. Nous croyons que Moïse a écrit ce qu’on appelle le Pentateuque, les cinq premiers livres, à l’exception peut-être des derniers versets. Le Deutéronome, il pourrait même l’avoir écrit, parce que nous croyons que Dieu, et je sais que l’islam le croit, est si puissant qu’il pourrait avoir révéler à Moïse exactement comment il allait mourrir, et comment ses funérailles se dérouleraient. Ça n’aurait pas été un problème pour Dieu, car que ce soit Moïse ou Josué qui l’ait écrit, il a été écrit il y a environ trente-cinq siècles, et la totalité de la parole de Dieu, comme vous êtes si nombreux à le savoir, a été écrite par environ quarante hommes sur une période de seize à dix-huit siècles environ, le dernier livre ayant été écrit approximativement un siècle après la mort, la résurrection et l’ascencion de notre Seigneur JésusChrist, par l’apôtre Jean. Il a donc fait l’objet d’études critiques plus que tout autre livre au monde, comme je l’ai mentionné. Il est très intéressant de savoir que,

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dans sa traduction anglaise du Coran largement utilisée, Yusuf Ah cite à deux reprises Sir Frédéric Kinian comme faisant autorité. Kinian, ancien conservateur en chef du British Museum, a été parmi ceux qui ont fait autorité dans le monde dans l’étude critique des textes anciens. Pour ce qui est de la fiabilité du texte de la Bible, il a conclu que le chrétien peut prendre la Bible toute entière dans sa main et dire, sans crainte ni hésitation, qu’il tient dans la main la vraie parole de Dieu.

Concernant le Seigneur Jésus-Christ, le professeur de Harvard, Simon Greenhif, à qui on a attribué le mérite avec Joseph Storey, juge de la Cour Suprême, de la renommée atteinte par la Harvard School. Monsieur Greenhif, donc, a abandonné son agnosticisme après seulement un mois d’études attentives et de recherches approfondies. Il est reconnu comme l’autorité aux Etats-Unis en matière de preuves juridiques, et Monsieur Greenhif s’est trouvé logiquement obligé de conclure, après une longue analyse critique, que ces évènements réels et historiques que sont la mort, l’ensevelissement, la résurrection du Christ, fils de Dieu, pour le rachat de nos péchés, étaient démontrés par des preuves indéniables, irréfutables, et c’est l’un des juristes les plus brillants du monde. En complet accord, le professeur Thomas Arnold qui occupe ou occupait la chaire d’Histoire Moderne à Oxford a écrit: « J’ai pris l’habitude depuis de nombreuses années

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d’étudier l’histoire d’autres époques et de m’interroger sur le crédit et les témoignages de ceux qui avaient écrit sur ces époques, et je ne connais pas un seul évènement dans l’histoire de l’humanité qui, pour un enquêteur de bonne foi, ait été corroboré par de meilleures preuves plus complètes, de toutes sortes, que le signe extraordinaire que Dieu nous a donné, Jésus-Christ mort et ressuscité d’entre les morts, ce que proclame la parole de Dieu. Aucun homme n’a jamais dit qu’il mourrait et reviendrait d’entre les morts comme l’a fait Jésus-Christ. Maintenant, certains se réfèrent aux nombreuses versions de la Bible, ce qui est vraiment une assertion incorrecte.

Il n’y a qu’une version de la Bible. Il y en a de nombreuses traductions. Nos savants débattent sans cesse sur ces diverses traductions. La version du roi James -- puisque nous utilisons ce terme, mais incorrectement comme je l’ai dit -- est, en réalité, une traduction. D’autres traducteurs ont mis en question la version du roi James, au point de travailler constamment à partir de l’hébreu, langue originale de l’Ancien Testament, à l’exception de quelques versets en araméen et à partir du grec pour le Nouveau Testament. A notre avis, certaines traductions sont incorrectes. Personnellement, j’aime celles du roi James.Toutefois, le Coran a été traduit, lui aussi, dans de nombreuses langues, et il en existe différentes traductions en anglais, en Afrique du Sud, et Monsieur Deedat peut me corriger si je me

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trompe, je crois que c’était en 1978, on a publié une certaine traduction du Coran qui a été très discutée, et je crois qu’on a exigé son retrait du marché. Donc, les savants du Coran ont le même problème que nous, chrétiens, pour passer d’une langue à une autre, ce qui n’est pas facile. Dans certaines langues les mots n’existent même pas pour exprimer ce que l’on veut dire. Il est donc très, très difficile parfois de trouver le mot exact qui recouvre exactement ce qui a été écrit en hébreu ancien ou en grec ancien.

Il existe quelque vingt-quatre mille manuscrits de la parole de Dieu, je devrais dire rien que pour le Nouveau Testament. Certains remontent à 350 avant notre ère. L’expression originale, la signature, l’autographe de la parole de Dieu n’existent pas. Comme je l’ai dit, les premiers manuscrits ont été écrits sur du parchemin ou sur des tablettes d’argile, il y a quelque trente-cinq siècles. Ils ont fini par disparaître à force d’être trop utilisés, et d’avoir été mis sur des supports peu résistants ou du moins pas résistants à ce point. Mais, de toute manière, quelque vingt-quatre mille exemplaires ont été produits et les savants nous disent que lorsqu’il s agit de livres de l’Antiquité, si au moins dix exemplaires existent, on n’a pas besoin de l’original pour garantir l’authenticité du texte. Et quand on considère qu’il y a vingt-quatre mille exemplaires, on peut admettre qu’il y ait quelques variantes mais, fondamentalement, le texte n’est pas modifié.

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Il existe plusieurs livres, certains appelés les apocryphes qui n’ont pas été inclus dans les Bibles protestantes, mais que les catholiques ont inclus dans les leurs pour des raisons qui leur sont propres, et la raison pour laquelle nous-mêmes n’avons pas inclus ces soi- disants livres dans la Bible, est simplement que nous croyons qu’ils ne sont pas d’inspiration divine. Et quand on commence à les étudier, il y a quantités de raisons qui démontrent qu’ils ne sont pas d’inspiration divine.

Maintenant, l’islam nous dit que les musulmans croient en la Thora et l’Injîl. Ils vont conclure qu’ils croient en la Thora et l’Injîl mais que ceci n’est pas la Thora ni l’Injîl, mais un texte dénaturé. Et si c’est un texte dénaturé notre foi est vaine. Si c’est un texte dénaturé que je tiens dans la main, si ce n’est pas la parole de Dieu, alors une multitude, des millions et des millions de chrétiens ont cru en vain, ont vécu en vain et sont morts en vain. Ils nous disent que les livres originaux donnés par Dieu la Thora, l’Ancien Testament, l’Injîl, le Nouveau Testament ont été perdus. Et je ne crois pas que quiconque puisse nous dire où ils ont été perdus, quand ils ont été perdus, et comment ils ont été perdus. Je poserai cette question « Si Dieu a donné ces deux livres originaux, la Thora et l’Injîl, ils sont la parole de Dieu comme le dit le Coran et je crois que tout musulman cultivé garantirait que, comme l’affirme le Coran, Dieu Tout-Puissant a donné des livres autres que le Coran la Thora et l’Injîl. Si Dieu a donné ces livres, Dieu ne pouvait-il pas les préserver?

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Nous autres, chrétiens, nous croyons que Dieu est omnipotent. L’Islam croit que Dieu est omnipotent. Et si Dieu est omnipotent, il aurait pu aisément préserver ses livres sans qu’ils soient perdus. Mohammed se réfère à ces livres un bon nombre de fois dans le Coran et dans les autres livres saints qui ont été écrits, et je vous affirme ce soir que l’Ancien Testament que je tiens dans la main est le même ancien testament qu’avaient les juifs au temps de Mohammed. Il n’a pas changé. L’Injîl ou le Nouveau Testament que je tiens dans la main est le même livre que l’Eglise avait du temps de Mohammed. Dieu l’a préservé. Notre foi n’est pas vaine. Je crois que je peux prouver ce soir qu’elle n’est pas vaine.

Je suis convaincu que tous les musulmans, ici présents, le savent. Après la mort de Mohammed, il est bien connu que de nombreuses versions du Coran circulaient et les docteurs de la religion musulmane donnèrent des instructions pour que le calife ottoman uniformise le texte -- je me demande combien de musulmans le savent, peu de temps après la mort de Mohammed -- parce qu’il existait de nombreux textes du coran, mais nous ne sommes pas en train d’étudier le coran ce soir. Je veux seulement le dire en passant, il s’agit là d’une foule d’interprétations différentes. Pendant le règne ottoman, on lui rapporta que dans différentes régions de Syrie, d’Arménie et d’Irak, les musulmans ne récitaient pas le Coran de la même façon qu’en Arabie.

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Othmân réclama immédiatement le manuscrit du Coran qui était dans la possession de Abssa, une des femmes de Mohammed et fille d’Omar, et ordonna à Zayn bent Thabet et à trois autres personnes de faire des copies du texte et de le corriger partout où cela était nécessaire. Quand cela fut fait, on dit qu’Othmân prit des mesures draconiennes concernant les autres manuscrits du Coran qui circulaient alors. Il envoya dans chaque province musulmane un exemplaire du texte qui venait d’être copié et ordonna que tous les autres manuscrits du Coran, qu’il s’agisse d’extraits ou du texte complet, soient brûlés.

S’il n’était pas contradictoire, je me demande pourquoi il a ordonné qu’ils soient brûlés. Les seuls qui aient jamais ordonné que la Bible soit brûlée étaient ceux qui la haïssaient. Je me demande si cela a jamais été étudié. Combien de passages du Coran -- et c’est un livre magnifique, sans égal du point de vue littéraire -- combien d’histoires ont été plagiées, des fables et du folldore juif, je me le demande. Je désire m’arrêter un moment sur les prétendues contradictions aux variantes trouvées dans la parole de Dieu, et à partir de là, je veux vous prouver que c’est bien la parole. Dans Samuel il chapitre 24 verset 4 et les Chroniques I chapitre 21 verset 1, il est mentionné que Dieu excita David: Samuel livre 11, et que Satan excita David: Chroniques livre I.

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Il semble y avoir là une contradiction bien sûr, quiconque étudie la parole de Dieu sait cela. Il est dit que Dieu fait des choses que souvent il ne fait qu’autoriser. Pour être franc avec vous, il est évident que, dans le Coran, Dieu agit de même. Je le répète, il n’y a là aucune contradiction.

Dieu, surtout dans l’Ancien Testament, est tenu responsable de quelque chose alors qu’il a seulement permis que cette chose soit faite. Et, en réalité, si on y réfléchit, il est effectivement responsable. Dans les Rois1 chapitre 4 verset 26, il est question de 40 000 crèches pour les chevaux, et dans la Gloire de Salomon, Chroniques 2 chapitre 9 verset 25, de 4 000 crèches pour les chevaux. Il s’agit du même fait. Que devons-nous penser? N’est-ce pas une contradiction ? C’en est une, pleine et entière, il s’agit de la même histoire. Il ya plusieurs passages dans la parole de Dieu qui racontent exactement la même chose de manière différente. Un compte-rendu aura été fait et le nombre aura été légèrement modifié, un autre compte-rendu aura été fait, il aura mentionné 2 000 alors que dans les Chroniques, livre 1 ou livre 2, il aura été question de 3 000 ou de tout ce que vous voudrez. Saint Jean, chapitre 8 versets 1 à 11, raconte l’histoire d’une femme surprise en adultère, et certains disent que ce passage ne se trouvait pas dans le texte original, que c’est une imposture, que c’est une dénaturation. Cependant, la vulgate de Byzance, la Syriaque de Jérusalem, la Méphénite,

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l’Ethiopienne et les Pères de l’église primitive, disent que ces passages se trouvaient dans les premiers manuscrits. Dans les Rois 2:19 et Isaïe 37, il y a des chapitres qui sont identiques mot pour mot. Pourquoi? Si Dieu les a donnés se seraient-ils répétés ? Pourquoi pas ? Jésus lui-même s’est répété parfois. Dans le Coran, dans la sourate 32 verset 5 il est question de 1000 ans, dans la sourate 70 verset 4, il est question de 50000 ans. Un jour est comme 1 000 ans, un jour est comme 50000 ans, est-ce là une contradiction ? (certainement pas, le Coran s’exprime en un langage divin, allégorique, cosmique. A la différence, la Bible cite de manière concrète des nombres de crèches pour chevaux). Voici ce que j’ai à vous dire: s’il s’agissait d’un texte dénaturé, s’il s’agissait d’une imposture, d’une supercherie, ne pensez-vous pas que les imposteurs auraient retiré de la parole de Dieu ces prétendues contradictions. Vous êtes-vous jamais arrêté sur cette idée ? Certains se sont échinés sur le texte pour s’assurer qu’ils comprenaient exactement ce que disait le manuscrit. ils ont traduit de l’hébreu et du grec.

Que s’est-il donc passé ? Si c’est la parole de Dieu, pourquoi ces contradictions s’y trouveraient-elles ? En fait, c’est tout simple. Il n’y avait pas de photocopieuse Xerox en ce temps-là, il n’y avait pas d’ordinateur, on devait copier à la main, et un copiste commet parfois des erreurs. Je pense que nos frères musulmans seront d’accord là-dessus. Concernant la généalogie dans Matthieu et Luc, dans Matthieu c’est celle de Joseph, et dans Luc c’est celle de Marie.

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Dans le temple de Jérusalem, s’il y avait eu quoi que ce soit de faux dans la généalogie du Christ, on l’aurait fait remarquer immédiatement, mais on ne l’a pas fait. Ce livre est un livre d’histoire. Il raconte des milliers de détails concernant les villes, les gens, et pas une seule pelletée de poussière archéologique n’a jamais pu en réfuter un seul mot. Deuxièmement, des milliers et des milliers de prophéties et qui se révèlent justes.

Je voudrais terminer rien qu’en disant ceci. Je n’ai jamais rencontré cet homme avant ce soir. J’ai lu le petit livre qu’il a écrit et je dois l’avouer Monsieur Deedat, j’ai été un peu interloqué. Je m’attendais à un peu plus de courtoisie et je ne veux pas vous parler de notre réunion d’aujourd’hui. Je veux parler de votre petit livre qui m’a peiné, m’a attristé. Samedi soir, je suis allé prier dans notre église. J’ai commencé à prier en pensant à cette réunion et je crois que le Seigneur a parlé à mon coeur. Vous êtes plus âgé que moi et je vous témoignerai le respect que votre âge et votre savoir méritent, sans le moindre doute. Le Seigneur, je le crois, a mon coeur et m’a dit : voici ce que tu diras à cet homme éminent: « Il y avait un autre homme, il y a 2000 ans, SaU1 de Tarse qui n’aimait pas les chrétiens. Et je pense que vous connaissez l’histoire. Saùl rencontra Jésus avant que son temps ne soit venu, sur la route de Damas, et Jésus lui demanda : « Pourquoi regimbes-tu contre les aiguillons ? »

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Et je crois que notre père céleste m’a chargé de vous demander, et je le dis avec considération et respect : Pourquoi vous regimber devant le plus grand des prophètes, le fils de Dieu, le Seigneur Jésus-Christ ? Il m’a dit (si c’était bien Dieu qui me parlait) : « Dis à Monsieur Deedat que je l’aime car je suis un Dieu d’amour, et dis-lui que s’il veut me donner son coeur, j’en comblerai la solitude et la souffrance et que je donnerai au peuple musulman un amour tel qu’il n’en a jamais connu auparavant, dans toute sa vie . Et je terminerai ce petit exposé (à peine le tiers de ce que j’avais à dire) en déclarant que nous vous aimons et que Dieu vous aime. Dieu vous bénisse.

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AHMED DEEDAT

Bissmillah rahman al-rahim

« Malheur à ceux
qui écrivent le Livre
de leurs mains,
et qui disent ,
ensuite, pour en tirer
un faible prix
« Ceci vient de Dieu ! »
Malheur à eux
à cause de que
leurs mains ont écrit
à cause de ce
qu’ils ont fait »
  (Saint Coran 2:79)

Monsieur le Président, chers Frères,

J’aurais voulu aborder d’emblée le sujet, mais le plaidoyer qu’a fait Frère Swaggart m’oblige à faire une confession de foi, à savoir qu’il se trouve que nous autres musulmans nous avons la seule foi non chrétienne dont les croyants ont pour article de foi de croire en Jésus. Aucun musulman n’est un vrai musulman s’il ne croit pas en Jésus. Nous croyons que Jésus-Christ a été un des plus puissants messagers de Dieu. Nous croyons qu’il a été le Messie. Nous croyons en sa naissance miraculeuse que beaucoup de chrétiens des temps modernes rejettent aujourd’hui. Nous croyons qu’il a rappelé les morts à la vie par la permission de Dieu et qu’il a guéri les aveugles de naissance et des lépreux par la permission de Dieu. Nous et vous allons dans le même sens.

La seule divergence de vue, la seule différence réelle entre les musulmans et les chrétiens est que nous disons qu’il n’est pas Dieu tout-puissant fait homme, qu’il n’est pas l’incarnation de Dieu et qu’il n’est pas le fils engendré par Dieu. Métaphoriquement parlant, nous sommes tous enfants de Dieu, les bons comme les méchants, mais Jésus était plus le fils de Dieu qu’aucun d’entre nous, car il fut plus fidèle à Dieu qu’aucun d’entre nous pourrait jamais l’être. De ce point de vue, noùs admettons qu’il est au plus haut point le fils de Dieu. Mais pas dans le sens où l’entendent les chrétiens, c’est-à-dire qu’il est le seul fils qui engendre Dieu, engendré non pas créé, pas dans ce sens-là.

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Venons-en à notre sujet. Notre sujet est le suivant La Bible est-elle la parole de Dieu ? Et Frère Swaggart nous a donné à entendre que les traductions et les versions sont une seule et même chose. Nous autres musulmans, nous avons un certain nombre de traductions du Coran, y compris en anglais, faites par des personnes différentes, Youssef Ah, Marmaduke Picktall, Yabadi, etc. Nous avons des traductions en anglais faites par différents traducteurs. Or, différentes traductions, cela suppose des différences dans le choix des mots. Par exemple pour traduire tel ou tel phrase d’arabe en anglais, dans le choix des mots, les versions sont quelque chose de tout à fait différentes. J’ai ici, dans la main, cette Bible (Holy Bible, Douay Version) que Frère Swaggart ainsi que de nombreux protestants n’acceptent pas comme étant la parole de Dieu. C’est la version catholique romaine de la Bible. Cette Bible se compose de 53 livres, sept de plus que celle sur laquelle Frère Swaggart prête serment, la version du roi James. Dans son « Evangelist magazine , en décembre 1985, quelqu’un demandait si la Bible était la parole de Dieu. Et il a répondu: « C’est la parole de Dieu , et entre parenthèses, je me réfère à la version du roi James. Dans votre « Evangelist de d~cembre 1985, la version du roi James a supprimé ses sept livres supplémentaires. Autrement dit, ces sept livres supplémen

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taires, les protestants ne les acceptent pas comme étant ha parole de Dieu. Vous utilisez certains termes techniques comme « apocryphe » que la grande majorité des chrétiens ne connaissent pas. Que veut dire « apocryphe » ? Il veut dire : douteux, faible, qui ne mérite pas d’être dans le livre de Dieu. C’est pourquoi les protestants ont supprimé les apocryphes comme étant une invention. Donc, cette version-ci de la Bible, les chrétiens protestants ne l’acceptent pas comme étant la parole de Dieu. N’ai-je pas raison Frère ? Ce n’est pas la parole de Dieu. Par conséquent, nous la rejetons. J’accepte ce que vous me dites. Vous dites, ceci n’est pas la parole de Dieu et je dis : je suis d’accord avec vous et je la rejette. A présent, vous me dites que ceci st la parole de Dieu, à savoir la version du roi James avec ses 66 livres. Elle a été publiée pour la première fois en 1611 sur l’ordre de sa majesté le roi James dont le nom s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui (The Holy Bible, The authorized King James Version), la Version Autorisée, mais autorisée par qui ? Pas par le Dieu tout- puissant ? Mais par le roi James. C’est lui qui l’a autorisé, pas le Dieu tout-puissant! Or, elle remonte aux anciens manuscrits, c’est-à-dire quatre à six cent ans avant Jésus-Christ. Or nous avons eu accès aux manuscrits les plus anciens. Cette traduction ou version, la Version Standard Révisée, remonte aux manuscrits les plus anciens. il date de deux ou trois cent ans après Jésus-Christ. Ils sont donc plus près de la source. Or, plus un document est prêt de la source, plus il est authentique.

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Cela va de soi. Si ceci avait été écrit du temps de Jésus, et qu’il l’avait signé et dédicacé, il n’y aurait aucune contestation possible. Celle-ci date de deux à trois cent ans après, celle-la de quatre à six cent ans après, donc cette traduction a été publiée ici dans votre propre pays, ainsi qu’en Grande-Bretagne, au Canada. Tous ces pays ont fait paraître cette Bible en même temps. Et nous apprenons que cette traduction a reçu les plus vives louanges. Par exemple, « Church of England Newspaper dit que  » C’est la meilleure version qui est parue au cours de ce siècle . Cette version serait la meilleure. D’après le supplément littéraire du Time (Time literary supplement), c’est une traduction entièrement nouvelle faite par les savants les plus éminents qui ont pleinement utilisé les ressources du savoir moderne. « Life and Work » , une autre publication, parle des caractéristiques très appréciées de la Version Autorisée jointes à une exactitude nouvelle dans la traduction. Quant au Times anglais, il parle de l’interprétation la plus exacte et la plus proche de l’original. Les éditeurs de cette Bible, ceux qui l’ont fait connaître pour la première fois en 1952 environ, décerne les plus vives louanges à la Version du roi James et j’aurais manqué à mon devoir si je ne vous avais pas lu ces louanges. Le Frère Swaggart apprécie hautement et moi aussi.

Chaque citation que je ferai sera tirée de la version du roi James. J’en aime beaucoup le langage, le problème est que maintenant certains termes et expressions sont supprimés.

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Ils ne conviennent pas aux chrétiens d’aujourd’hui comme par exemple la citation par laquelle Frère Swaggart a terminé son discours à propos de Paul sur la route de Damas. Le persécuteur des premiers chrétiens a eu une vision. Jésus-Christ lui apparait et lui dit en hébreu:

« SaùI, Saùl, pourquoi me persécutes-tu. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons (pricks en anglais) ? » (Actes 9:5)

C’est là la citation exacte de la version du roi James, tandis que Frère Swaggart, je ne sais pas pourquoi, a utilisé le mot « goads . J’ai demandé à des chrétiens ce que signifiait le mot « goads et personne ne sait ce que veut dire « goads . J’ai demandé : Pourquoi changez- vous les mots ? Il est question du mot « pricks . Il faut garder le mot « pricks si c’est là la langue originale du roi James, mais voilà qu’il parle des « goads . C’est la première fois de ma vie que j’entends parler de ce mot. C’est un mot nouveau, une nouvelle terminologie qui apparaît. Changer les mots, la traduction, je n’ai pourtant rien à y redire. Donc ce que disent à propos de la version du roi James, les réviseurs de la Version Standard Révisée --trente-deux savants parmi les plus éminents soutenus en cela par cinquante confessions-- c’est que la version du roi James a été qualifiée avec raison de monument le plus noble de la prose anglaise.

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Ces réviseurs, en 1881, ont exprimé leur admiration pour sa simplicité, sa dignité, sa puissance, l’heureux choix de ses expressions, ses cadences musicales et la beauté de son rythme. Elle a contribué, plus qu’aucun autre ouvrage, à façonner le caractère individuel et les institutions publiques des peuples anglophones -- je le dis, nous avons envers elle une dette incalculable -- tels les Américains, les Canadiens, les Britanniques, et des gens comme moi qui ont adopté l’anglais comme langue maternell. Je parle l’anglais mieux que n importe quelle autre langue, quoique pas aussi bien que le Frère Swaggart. Voilà donc pour les louanges. Si quelqu’un décernait de telles louanges au Coran, je ne pourrais pas imaginer qu’un savant musulman puisse en décerner de plus flatteuses. A présent, préparez-vous à recevoir un choc, comme je me prépare aussi à ce choc.

A partir de là, trente-deux savants parmi les plus éminents, soutenus en cela par cinquante confessions, disent pourtant que la Version du roi James a de graves défauts. Et ces défauts sont si nombreux et si graves -- ce n’est pas moi qui emploie ces mots -- qu’ils appellent une révision de la traduction anglaise. Ils l’ont révisée, et dans cette révision, le roi a des évangélistes: le prêcheur, l’ardent orateur, l’actif prédicateur de la Bible (Chants, chapitre 3 verset 16). Aucun prédicateur chrétien ne peut l’égaler. Aucun ne soutient la comparaison avec Jean. Jean chapitre 3 verset 16 (Version Autorisée du roi James) dit:

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné le seul fils qu’il ait engendré » .

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Frère Swaggart a changé le mot « engendré » en « unique » . Ce n’est pas ce que dit la version du roi James. Elle dit « engendré » . J’ai entendu le Frère Swaggart à la télévision ce matin. Il parlait à un groupe comme si c’était son propre groupe de fidèles. Vous savez, pendant un exposé sur Babylone, il a utilisé le mot « engendré » ce matin, et huit heures après, il utilisait à la place le mot « unique » . Je vous le demande. Avez-vous honte du mot « engendré , avez-vous honte du fait que Jésus est le seul fils engendré par Dieu ? Avant de venir, j’ai acheté les trente livres du Frère Swaggart, et j’ai parcouru chacun d’entre eux, il le fallait) je veux savoir ce dont mon frère parle, sans quoi il croit vraiment. Parce qu’en général lorsqu’on parle un chrétien, il se trouve que chaque chrétien est absolument unique. Dès que l’on met au pied du mur, il dit: « Mais je ne crois pas en ça , et sur ce milliard de personnes, la moindre personne est unique, un tel appartient à l’église anglicane mais vous savez il ne croit pas en ce qu’enseigne l’Eglise anglicane, un tel appartient à l’Eglise catholique romaine, mais il ne croit pas vraiment en ce qu’enseigne l’Eglise catholique romaine. Chacun est unique.

Donc je me suis dit, voyons à présent ce que dit

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« Black and White » , et j’ai vu qu’il cite ce passage de Jean chapitre 3 verset 16, et dans la citation de son livre il emploie le mot « engendré » . Ce soir il dit « unique » et voyez-vous la raison est évidente. Les musulmans ne sont pas d’accord avec ce terme. Le Coran condamne cette idée que Dieu ait engendré un fils parce qu’ « engendrer » est un acte animal. Il appartient aux fonctions sexuelles animales les plus basses et nous n’allons pas attribuer une telle qualité à Dieu. Les chrétiens, eux, disent dans leur catéchisme que Jésus est le seul fils engendré, non pas créé. Expliquez-moi, je vous prie, ce que vous essayez en fait de mettre en relief quand vous dites « engendré, non pas créé , qu’est- ce que vous essayez en fait de me dire ? Et croyez-moi, en quarante ans, aucun Anglais digne de ce nom n’a su m expliquer ce mot. Il a fallu que je rencontre un Américain qui faisait un séjour à Durban (Il faisait une visite guidée à la Mosquée et il se trouvait que j’étais le guide) et avec lequel nous avons discuté le sujet. J’ai dit « Qu’est-ce que signifie « engendré, non pas créé ? Cet Américain m’a dit: « Ça signifie ‘procréé’ par Dieu » . J’ai dit : « Comment ? » « Non, non, ce n’est pas ce que je veux dire, mais c’est bien ça que ça veut dire : ‘engendré, non pas crée’. »

Donc, les musulmans sont fortement opposés à l’emploi d’une telle expression à propos de Dieu, que Dieu ait engendré un fils et cela d’après votre langage, à savoir le catéchisme de l’Eglise catholique, romaine, le catéchisme anglican, le catéchisme méthodiste, le catéchisme luthérien.

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Vous acceptez cela. « Engendré, non pas créé », d’après lui, n’a pas le même sens que pour Adam. Adam a été créé par Dieu. Chaque chien, chaque cochon, chaque âne, a été créé par Dieu, et ainsi métaphoriquement parlant, il est le père de toutes choses. Mais il n’en est pas de même de Jésus. Il a été engendré, non pas créé. J’ai demandé : « Pouvez-vous m’expliquer ? » Mais pas d’explication. C’était donc une chose à laquelle les musulmans étaient opposés. Et les trente-deux savants parmi les plus éminents -- soutenus en cela par cinquante confessions -- ont supprimé ce mot. Est-ce pour nous apaiser, est-ce que les musulmans vous ont fait des menaces ? Est-ce qu’ils ont dit: « Voilà, si vous n’enlevez pas ce mot de la Bible, nous ne vous fournissons plus de pétrole . Pourquoi l’avez- vous enlevé ? Parce que c’était une interpolation, ce n’était pas la parole de Dieu.

La Bible que vous avez apportée contient une interpolation et vous avez dit ce matin (j’ai entendu la cassette) qu’il s’agissait d’un mot, rien que d’un mot. Même s’il n’est pas censé être là, il est là. Dans ce cas, le livre entier devrait être jeté. il ne s’agit pas que d’un mot, il s’agit d’un morceau entier selon vos réviseurs. Frère Swaggart me dit, dans un de ses livres, que si l’on veut prendre connaissance d’un fait, s’informer sur un sujet quelconque, on s’adresse aux spécialistes. Et il donne un exemple : Si on veut savoir quelque chose en géologie, on s’adresse à un géologue.

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Si on veut savoir quelque chose sur la Bible, à qui s’adresse t-on, au coiffeur, au cordonnier? Non! On s’adresse aux spécialistes de la Bible, aux théologiens de la Bible, et ils vous diront que c’est une invention. Ainsi, la Trinité — le Père, le Fils et le Saint-Esprit — Frère Swaggart sait aussi textuellement la première épître de Jean chapitre 5 verset 7, où il est dit:

« Car il y en a trois qui rendent témoignage, l’esprit, l’eau et le sang et les trois sont d’accord ».

S’il m’en donne le temps, et que vous me demandez dans quel livre il dit ça, je peux l’ouvrir et vous montrer textuellement cette citation. Mais regardez, elle n’est pas dans la Bible. N’est-ce pas la parole de Dieu ? Pourquoi ne se trouve-t-elle pas dans la Bible ? Parce que vos savants — trente-deux savants parmi les plus éminents — disent que c’est là une autre invention, une autre interpolation. Ils l’ont donc supprimé aussi, sans cérémonie. Une suppression de plus ! Et en ce qui concerne l’Ascension, Frère Swaggart cite dans son livre Marc chapitre 16, verset 16, un autre endroit de Marc, chapitre 16, verste 19, mais voilà ils ne se trouvent pas dans la Bible. Ce n’est pas moi qui ai imprimé ce livre. Ce ne sont pas des juifs qui l’ont imprimé, ni des hindous, ce sont vous chrétiens qui avez produit ce livre et vous dites que c’est la Bible la plus à jour, qui remonte aux manuscrits les plus anciens.

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Donc je cherche Marc, chapitre 16 et je vois qu’il se termine au verset 8. Les versets 9 à 20 manquent. Est-ce que c’est moi qui les ai enlevés Est-ce que ce sont des musulmans qui les ont enlevés. Non ! Ce sont trente-deux savants parmi les plus éminents qui ont estimé qu’il s’agissait d’une autre invention imposée au christianisme, et ils les ont supprimés. Ce n’est pas dans ma Bible, donc ce n’est pas la parole de Dieu. Si ceci est la parole de Dieu alors cela n’est pas la parole de Dieu.

Mais à présent, je prends une autre Bible. Regardez ces deux Bibles, elles sont identiques. Cependant, à l’intérieur de l’une d’elles, l’Ascension avait été supprimée. Il n’y a que deux endroits dans les Evangiles, dans celles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, où l’Ascension est mentionnée : Marc chapitre 16, verset 19 et Luc chapitre 24 verset 51. L’Ascension! Supprimée de cette version, supprimée en tant qu’invention, et pourtant chacune de ces Bibles nous dit que Jésus entra dans Jérusalem monté sur un âne. Matthieu le dit, Marc et Luc également, ainsi que Jean. Cet évènement-là n’est pas passé inaperçu aux yeux de Dieu tout- puissant, son fils entrant dans Jérusalem monté sur un âne, à une époque où n’importe qui entrait dans Jérusalem monté sur un âne. Ça il ne l’a pas oublié. Mais l’Ascension n’est pas mentionnée, pas une seule fois, et là où elle était mentionnée on l’a supprimée. J’ai acheté une autre Bible, une Bible identique, imprimée

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par les mêmes imprimeurs, et regardez C’est à nouveau dedans. Ce qui avait été supprimé a été remis. Comment çela se fait-il? Quel jeu êtes-vous en train de jouer? Ceci est la version de 1951, et c’est à nouveau dedans. Les gens ordinaires, les pauvres ne savent pas ce qui se passe, quel jeu on joue là. Qui le sait? Vous lisez la préface, l’homme instruit, le prédicateur lit la préface mais il ne dira pas à son assistant ce qu’il a lu. Dans la préface, nous apprenons que plusieurs personnes, leur faisant peur, les ont obligés à remettre ce passage, sinon ils allaient prêcher contre ce livre. Ne l’achetez pas! Achetez plutôt la Version du roi James, la Bible la plus à jour qui remonte aux manuscrits les plus anciens. Non ! Ne touchez pas à l’autre livre. Celui-ci est plus sûr car il contient tout ce que vous voulez. Prêchez pour attraper le poisson et il est plus facile d’attraper le poisson avec ceci qu’avec cela, l’hameçon, vous savez. C’est comme ce que David nous dit dans son livre « Comment se faire des ennemis, et influencer les gens ? » Il dit « J’aime les fraises à la crème comme, je pense, la plupart des Américains. il dit, par ailleurs « Quand je vais à la pêche, je me sers d’un vers pour attraper le poisson. Ce n’est pas que j’aime les vers, mais c’est ce que le poisson aime. Donc je me sers d’un vers. Donc, si vous voulez attraper des poissons, il vous faut utiliser le bon hameçon. L’Ascension a été rétablie dans le texte, dit la préface. Pourquoi? Ce n’est pas Dieu qui le leur a dit. Dieu ne parle pas librement à ses savants, pas aussi librement qu’il lui arrive de parler, comme mon Frère le prétend, avec lui.

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Souvent, vous savez à maintes reprises, on lit que Dieu vient à lui, lui parle et lui dit: « Mon fils , et à nouveau « Mon fils , alors qu’il ne le disait pas à son propre fils, « Jésus » . Il ne l’a jamais appelé « Mon fils » . Il parle à la troisième personne. Il dit : « Celui-ci est mon fils bien-aimé » . Mais à Frère Swaggart, il dit : « Mon fils, Mon fils » . C’est pourquoi je dis : « Ecoutez, ce n’est pas la parole de Dieu ! » Ils disent simplement que les groupes d’église, en attendant que ceci soit découvert, ont fait un bénéfice net de 15 millions de dollars sur cette version, avant de pouvoir la retirer.

Frère Swaggart a écrit quelques beaux livres: « L’inceste », « La pornographie », « L’homosexualité », « L’alcool », « Sodome et Gomorrhe » . Je ne crois pas pouvoir faire mieux.

-- L’inceste : c’est là la souillure de notre société, la société américaine. Elle a atteint des proportions épidémiques. Dans mon pays, en ce qui concerne les Blancs d’Afrique du Sud, d’après les statistiques, 8% de tous les Blancs commettent l’inceste, 1 sur 12 commet l’inceste. Je ne sais pas quel est le pourcentage ici, mais Frère Swaggart nous dit qu’il a atteint des proportions épidémiques dans votre puissant pays, l’Amérique, et il donne des exemples tirés de la Sainte Bible. Il parait qu’il y a dix cas d’inceste dans la Sainte Bible. Je savais qu’il y en a quatre dans le premier livre de la Bible, la Genèse.

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Le livre de Frère Swaggart m éclaire sur le cinquième — comme s’il s’agissait d’un manuel sur l’inceste — pour m’apprendre quel type d’inceste on peut commettre. Dans un livre de Dieu, dix cas d’inceste et j’apprends quel type de nourriture vous mangez. Si vous mangez de la nourriture corrompue, vous devenez corrompu. Si vous lisez des livres corrompus, vous avez l’esprit corrompu. Est-ce que vous ne vous rendez pas compte que vous êtes programmé par tout ce que vous voyez, tout ce que vous lisez, que vous êtes programmé quand vous lisez sur l’inceste.

L’inceste ! Le père avec ses filles, le fils avec sa mère, le beau-père avec sa belle-fille, le frère avec sa soeur. Qu’est-ce que ça signifie ? Dix cas d’inceste. Vous lisez sur l’inceste ! C’est une petite merveille Vous dites qu’il a atteint des proportions épidémiques. Le docteur Vernon Jones, un psychologue américain très réputé, a réalisé des expériences sur un groupe d’écoliers auxquels il leur lisait certaines histoires et il a dit que ces histoires provoquaient des changements de caractère légers, mais durables même dans le cadre restreint d’une salle de classe. Le genre d’histoires que vous lisez, le genre d’histoire qu’ils lisent, les choses qu’ils voient. Tout cela détermine la mentalité qu’ils auront. Je dis donc que s’il s’agit du livre de Dieu, pourquoi Dieu tout-puissant s’égarerait-il dans son livre saint pour vous révéler dix cas d’accouplements incestueux.

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C’est pourquoi mes chers frères et soeurs, cela n’est pas la parole de Dieu. Les cinq premiers livres, supposés être les livres de Moïse — la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome — ces réviseurs, docteurs parmi les plus éminents, nous disent aujourd’hui que Moïse ne les pas écrits.Il n’en est pas l’auteur. il n’est pas l’auteur de la Genèse, le « premier livre de Moïse », ni de l’Exode, le « deuxième livre de Moïse », ni du Lévitique, le « troisième livre de Moïse », ni des Nombres, le « quatrième livre de Moïse », ni du Deutéronome, le « cinquième livre de Moïse ». Je pose la question Pourquoi les guillemets? Pour quelles raisons? Ces guillemets vous disent de façon psychologiquement très diplomatique que ce ne sont pas nos paroles à nous; que nous ne croyons pas. Mais l’homme de la rue, la dame de la bonne société, les prédicateurs, les fervents prêcheurs de la Bible, les ardents évangélistes, eux y croient, et ils croient que ce sont les livres de Moïse. Mais ce n’est pas Moïse qui les a écrits. Nous ne croyons pas que ce sont ses paroles, c’est pourquoi nous les avons mis entre guillemets. Ce ne sont pas les livres de Moïse. On lit plus de sept cents fois dans ces cinq livres des expressions telles que « Et le Seigneur dit à Moïse » , « Et Moïse dit au Seigneur » , etc. Le Seigneur n’a pas dit cela, pas plus que Moïse ne l’a écrit. L’anglais est votre langue. Cela est écrit à la troisième personne. Pas par Dieu, ni par Moïse. Si c’était Moïse qui l’avait écrit, il aurait dit « Le Seigneur me dit et je dis au Seigneur ».

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Ou si ça avait été le Seigneur, il aurait dit « Je dis à Moïse et Moïse me dit » . Cela est écrit à la troisième personne. C’est donc quelqu’un d’autre qui a écrit sur ces choses. Ce n’est pas la parole de Dieu. Ce ne sont même pas les paroles de Moïse.

En ce qui concerne la nécrologie, les savants juifs m’apprennent que les prophètes juifs n’écrivaient pas leur nécrologie avant de mourir. Sur les pierres tombales, vous savez, on met des épitaphes. Les juifs ne faisaient pas ça. Le Deutéronome dit : « Mon frère admet que ce pourrait être les paroles de Josué » , mais ces livres sont supposés être ceux de Moïse. Comment se fait- il qu’on y parle ainsi de Josué. Le Deutéronome dit: « Moïse mourut là dans le pays de Mohab » . Personne n en connut son sépulcre jusqu’à ce jour. Moïse était âgé de 120 ans quand il mourut. Bien sûr, Dieu peut tout faire.

Dieu peut tout faire. Dans une explication sur les contradictions de la Bible, dans le passage qui dit que Satan excita David ou que le Seigneur excita David, il a dit : « Ecoutez, nous attribuons ceci à Dieu. Bien que le diable l’a fait, nous disons que c’est Dieu qui l’a fait. Sur cette base, serions-nous prêts à admettre que Dieu a fait incinérer six millions de juifs parce qu’Hitler l’a fait ? Diriez-vous que c’est parce que Dieu en avait l’intention ? D’après le principe que vous voulez poser là, Dieu serait don cresponsable du massacre d’incinération de six millions de juifs, même s’il ne s’agissait que de 600 000 ou même de 6 000, ce serait déjà assez dramatique.

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Si Hitler l’a fait, pourriez-vous dire que Dieu l’a fait. Allez- vous blâmer Dieu pour cela? Vous allez disculper Hitler et le parti nazi en disant que c’est Dieu qui l’a fait.

Non ! Cher Frère Swaggart, nous ne pensons pas comme ça. Si un criminel a commis tel ou tel crime, nous disons que c’est son action, qu’il en est responsable. Nous ne disons pas que c’est Dieu qui l’a fait, parce que ses origines du pouvoir découlent de Dieu. Dieu nous a donné la liberté de réfléchir et de distinguer le bien du mal. Donc quand on fait le mal, on est responsable, on ne peut pas tenir Dieu pour responsable. Donc, David a été provoqué, soit par Satan, soit par le Seigneur, et Satan et le Seigneur ne sont dans aucune religion des termes synonymes. Ce sont des antonymes. Satan et le Tout-Puissant sont des antonymes. Concernant la pornographie, Frère Swaggart la condamne très fortement, et je l’approuve. La pornographie, sous quelque forme que ce soit, par écrit, en images, ou dans les films, est une chose horrible. Dans son livre, Frère Swaggart donne les résultats de ses recherches, de son étude. En premier lieu il dit que, lorsqu on lit ou qu’on regarde ces choses, elles ont le même effet qu’une drogue comme la marijuana, l’opium, l’héroïne ou l’alcool. On regarde ces choses et elles produisent un effet chimique et je suis d’accord avec Frère Swaggart.

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Elles produisent un effet chimique. Le saviez-vous ? Don, quand on lit sur la pornographie l’esprit s’habitue, et se produit une escalade, une désynthétisation. Ce sont ses propres termes. C’est la première fois que je lis ses termes. Et on doit alors jouer le rôle, se mettre dans la peau du rôle. Voilà comment cette maladie, ce mal accable l’homme. La condamnation de Frère Swaggart est sans appel. Elle se rapproche de la position de mon gouvernement en Afrique du Sud, parce que si je prends un seul des magazines que je peux acheter l’aéroport Kennedy ou n’importe où ailleurs, et que je l’apporte dans mon pays, je vais en prison pour deux ans. Voilà ce qu’a de bien mon pays l’Afrique du Sud. Bien sûr, il y a, vous savez, l’envers du décor, mais en ce qui concerne la religion, la religiosité, ce sont des chrétiens à toute épreuve. Mais mon pays a interdit certains passages de la Bible. A un moment donné, il y avait un pamphlet qui circulait avec des extraits, neuf extraits de la Sainte Bible, et quelqu’un l’a envoyé à la Commission de censure en disant : « Regardez-moi ça ! Une chose pareille! On a donc fait un décret pour interdire ce pamphlet sans savoir que ces mots étaient tirés de la Sainte Bible. Ce sont des extraits de la Sainte Bible, tirés du livre d’Ezekiel, chapitre 23. Je défie tout prédicateur de le lire à son assistance. Je défie tout évangéliste de le lire à sa mère, à sa soeur, à sa fille, ou même à sa fiancée, si c’est une femme vertueuse (Ezekiel, chapitre 23, La débauche de deux soeurs, Ohola et Oholiba).

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Le langage, ce langage si luxurieux, mon gouvernement l’a interdit et il y avait deux ministres de l’Eglise dans la Commission de censure, mais ils ne savaient pas qu’ils interdisaient des extraits de la Sainte Bible. Mon gouvernement est si rigoureux qu’il a interdit « L’amant de Lady Chaterley . C’est un roman qui contenait un mot inconvenant, un mot de quatre lettres, un seul mot et à cause de cela, il a été interdit pour vingt ans. Mais à présent, mon gouvernement est devenu grand et plus mûr et il l’a autorisé. Il l’a décensuré, il a retiré ses décrets contre le livre, les neuf extraits de la Sainte Bible, ce que vous appelez le livre de Dieu, que vous avez honte de lire à votre audience.

Je défie mon frère de lire ce pamphlet. Je l’ai ici à portée de la main. Il n’a même pas besoin d’ouvrir le livre. Ici, tous ces mots sont en rouge. Je lui dis « Ecoutez, avec le langage charismatique qui vous est habituel, avec les actions qui vous sont habituelles, j’aimerais vraiment voir Frère Swaggart — j’ai honte de le soudoyer-- lire ceci à votre auditoire, je vous donne 100 dollars » . Que sont 100 dollars pour Frère Swaggart ? Bon je lis dans ce livre sur l’Eglise catholique romaine qu’il a besoin de 291 000 dollars par jour pour rester à flot. J’ai fait le calcul, cela fait 106 millions par an, juste pour rester à flot, et dans l ‘Evangelist , Décembre 1985, il aspire, et je lui souhaite bonne chance, à un million de dollars par jour. Il a besoin, dit-il, d’un million de dollars par jour.

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Mais, à présent, si je lui disais « Je vous donne un million Frère Swaggart » . Vous savez, je peux le tenter et je le sais, mais j’espère et je prie pour que, avec l’ardeur qui lui est coutumière, il ait le courage, le cran qu’aucun prêtre, d’après mon expérience, n’a eu de le lire à l’auditoire Ezekiel chapitre 23. Si vous ne le pouvez alors, je peux vous dire que la Bible n’est pas la parole de Dieu.

Et si une mention était faite, elle est tirée de mon livre « La Bible, est-elle la parole de Dieu ? ». J’en ai fait envoyer environ dix mille à la ville, et je pense qu’ils sont disponibles. Je ne sais pas s’ils seront distribués ici, mais j’ai donné pour instruction de les donner à tout le monde, pour que chacun rentre chez soi, parcourt l’ouvrage, le lise pour lui-même, et se forme sa propre opinion. Dans ce livre, en ce qui concerne les contradictions, le Coran nous dit « Ne considère-t-il pas le Coran avec vénération ? » S’il provenait de quelqu’un d’autre que d’Allah, on lui trouverait beaucoup d’incohérences, beaucoup de contradictions. Le Coran n est pas notre propos ce soir. Mais c’est ce que dit le Coran. Si c’est vraiment la parole de Dieu, n’importe quel livre qui prétend être le livre de Dieu ne contiendra aucune contradiction.

Ainsi, à propos de l’exemple qu’a donné mon frère, je vais le répéter. Ecoutez dans un des livres il est écrit que Salomon avait 4 000 crèches pour les chevaux, dans un autre qu’il avait 40000 crèches pour les chevaux.

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Entre 4 et 40 il n’y a que la différence d’un zéro. C’est que ce vous dites. Quant à moi, je dis, vous savez, mes cousins les juifs ne connaissaient pas le zéro quand ils écrivirent le livre. Ils ne le connaissaient pas. Ce sont mes frères arabes qui l’ont appris de mes pères en Inde et qui l’ont partagé avec le monde entier. Le zéro, les juifs ne le connaissaient pas. Ils l’ont écrit en mot: quatre: q-u-a-t-r-e en hébreu et quarante: q-u-a-r-a-n-t-e. Je dis en fait: Qui a fait la faute ? Dieu ou l’auteur ? On dit qu’il n’était pas à l’abri des fautes. Madame Elen G. White, vous voyez, c’est une cultiste, la prophéteuse du mouvement adventiste du 7ème jour dit, dans son commentaire de la Bible, qu’elle n’a pas de raison de mentir. Elle croit que la Bible est la parole inspirée de Dieu. Et pourtant elle dit que « La Bible que nous lisons aujourd’hui est le travail de nombreux copistes qui, dans la plupart des cas, ont accompli leur tâche avec une exactitude admirable. Mais les copistes n’ont pas été infaillibles, et Dieu très évidememment n’a pas jugé bon de les préserver totalement de l’erreur de transcription .

Autrement dit, ceci est l’affaire de Dieu. S’il le juge bon, s’il veut faire quelque chose, il le fait, s’il ne le veut pas, il dit : « Allez au diable ! C’est votre affaire . Donc Dieu n’a pas jugé bon de les préserver des erreurs de transcription. Dans les pages suivantes de son commentaire, Mme White assure plus loin : « Je vis que Dieu avait spécialement protégé la Bible.

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Dieu avait spécialement gardé la Bible. Je me demande de quoi. Pourtant, à l’époque où il n’y avait que peu d’exemplaires de la Bible, des érudits avaient à plusieurs reprises changé les mots des manuscrits originaux. Ils avaient changé les mots, croyant simplifier, quant, en réalité, ils obscurcissaient ce qui était simple en l’orientant du côté de leur point de vue établi dicté par la tradition.

De même, les témoins de Jéhovah. Ils ont publié une nouvelle traduction appelée Nouvelle Traduction Mondiale. Vous autres, orthodoxes, vous n’acceptez pas ça. Pourquoi ne le faites-vous pas ? Parce qu’ils ont leur propre tendance en fonction de leurs propres idées. Ils changent les mots de la même façon que les protestants l’ont fait. Il y a eu des gens qui croyaient que Jésus était Dieu et ils ont, d~s lors, changé les mots, nous disant donc que c’est ce qu’il s’est passé depuis le tout début. En ce qui concerne les 24 000 manuscrits dont vous vous vantez Frère Swaggart, il n’y en a pas deux qui soient identiques. Vos savants l’affirment. Comment arrivez-vous donc à savoir que ceci est la parole de Dieu et que cela ne l’est pas? Au vu de cela, quand vous ouvrez le livre -- l’Injîl et la Thorah -- dont vous parlez, voici comment commencent Marc et Matthieu. Dans votre version, celle du roi James, il est question de l’Evangile selon Saint Matthieu, de l’Evangile selon Saint Marc, de l’Evangile selon Saint Luc, de l’Evangile selon Saint Jean.

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Je demande pourquoi : à chaque fois selon ? Que veulent-ils dire ? J’ai ici le livre de Frère Swaggart intitulé  » L’homosexualité, ses causes et ses remèdes  » par Jimmy Swaggart ou simplement Jimmy Swaggart. Il ne dit pas « selon Jimmy Swaggart ». Pourquoi, dans le livre de Dieu, trouve-t­on tous ces « selon » ? Vous savez pourquoi ? Parce que Matthieu n’a pas signé de son nom. ainsi que Luc, Marc et Jean. Ces livres sont reconnus comme étant des livres anonymes attribués à Dieu.Quant à moi, je dis Ceci n’est pas l’Injîl. Vous voyez, même dans vos traductions arabes de ces livres, on lit ô Injîl Matti ╜ signifiant l’Evangile de Matthieu. Le mot ô Injîl ╜ est utilisé ô Injîl ╜ ô Murqus ╜, ô Injîl Lûqa ╜, ô Injîl Yûhanna ╜. Ce à quoi nous croyons est l’Evangile de Jésus, ce qu’il a prêché. Voilà ce en quoi nous croyons comme venant de Dieu. Quand vous regardez ces livres ù Matthieu, Marc ù ils représentent l’Injîl des évangiles de Matthieu, Marc. Mieux que les gens, nous croyons en l’Evangile de Jésus. C’est lui qui l’a prê­chée. Et Matthieu dit qu’il se rendit dans tel endroit et qu’il prêcha l’évangile. Marc, Luc et Jean firent de même.

Quant à moi, je dis Jésus avait-il un livre sous le bras ? Avait-il un livre sous le bras. Non ! Tout ce qu’il a prêché venait de Dieu. Voilà ce en quoi nous croyons. Si vous pouvez produire un document appelé ôl’Evangile de Jésus╜, nous serions très heureux de le

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reconnaître comme tel, de chercher à vérifier s’il vient de Dieu, et de l’accepter en tant que tel. Mais ce que vous avez, Matthieu, Marc, Luc et Jean, et Jimmy Phil­lips, chanoine à la cathédrale de ichester, en Angle­terre, dit dans la préface de son ouvrage ôThe anglican church╜ (L’église anglicane), à la page 7, à propos de Matthieu ô Une tradition ancienne a attribué cet évan­gile à l’apôtre Matthieu. (C’est ce que les gens disent). Mais les savants, aujourd’hui, rejettent presque tous ce point de vue╜. Quels savants ? Les savants juifs, les savants hindous, les savant musulmans ? Pas du tout. Ce sont les savants chrétiens, parmi les plus éminents, soutenus en cela par cinquante confessions qui disent que ce n’est pas Matthieu qui a écrit l’Evangile de Matthieu. Ils disent que: ô L’auteur que nous pouvons en­core, par commodité, appeler Matthieu ╜. Pourquoi ô par commodité ╜ ? Parce qu’au lieu que ce soit moi qui vous le dise, référons-nous au premier livre du Nouveau Testament, chapitre 9, verset 9, le premier livre du Nouveau Testament, chapitre 5, verset 17. Je vous fais perdre votre temps, et le mien aussi. Je dis donc : Mat­thieu chapitre 9 verset 9, Matthieu chapitre 5 verset 17 (par commodité, j’utilise le nom de Matthieu). Ils ont donc dit que l’auteur a simplement tracé à nouveau le mystérieux ô q ╜ entre guillemets, qui représente le mot allemand ô Quella ╜ qui veut dire ô source ╜. Et ces sour­ces auraient pu être un recueil de traditions orales. L’auteur aurait utilisé, en toute liberté, l’Evangile de Marc.

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Pour parler comme un maître d’école, il aurait largement copié sur Marc. Matthieu, un témoin oculaire et auditif de ce qui s’est passé auprès de Jésus; un de ses disciples, de ses apôtres qui va copier un livre vieux de dix ans qui ne se trouvait pas là. A quoi cela rime-t-il ? Un homme avec un témoin oculaire et un té­moin auditif? Un compagnon de Jésus ! Et vous dites que c’est la parole de Dieu!

En ce qui concerne la généalogie, Matthieu et Luc at­tribuent à Jésus 66 pères et grands-pères. A l’exception d’un nom, il n’y en a pas deux qui soient identiques. Sur ces listes séparées, chaque nom est un nom différent. Frère Swaggart dit ôL’une est la généalogie de Marie, l’autre de Jésus╜. Je dis : ôPourquoi de Marie? Est-ce que le livre dit cela ?ô Non ! Le livre dit: Ceci est la généalogie de Jésus-Christ. L’autre se termine avec Jésus-Christ. il n’y est pas question de Marie. Sur 66 noms, il n’y a pas deux qui soient les mêmes, àl’exception d’un seul, et le père présumé de Jésus-Christ, Dieu tout-puissant, ne s’y trouve pas. Pouvez-vous imaginer Dieu tout-puissant dictant la généalogie de son ôfils╜, sans se mentionner lui-même. Il s’égare. Pour dicter ainsi deux généalogies avec 66 noms sans s’y mentionner lui-même, il ne s’y trouve pas. Je me demande ce qu’il peut bien essayer de vous dire, en ne faisant pas figurer son nom. Un homme qui n a aucune généalogie, on lui a miraculeusement, sans aucune intervention du sexe masculin, donné 66 pères et grands­pères, et vous dites : c’est Dieu tout-puissant qui a dicté cela.

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Vous voyez Frère Swaggart, nous autres, musul­mans, nous sommes fortement opposés à cette espèce de manipulation de ce puissant messager de Dieu. Nous disons, c’était un puissant messager de Dieu. Sa nais­sance a été miraculeuse. Le Saint Coran en témoigne. il a fait, qu’aujourd’hui, un milliard de musulmans dans le monde, sans aucune espèce de preuve de la part des chrétiens, croit que Jésus-Christ est né miraculeuse­ment et qu’il était le messie, qu’il était la parole que Dieu a accordée à Marie. Je traiterai ce sujet demain soir dans le titre ôMohammed, le successeur naturel du Christ╜ et je serai prêt à répondre à toutes les questions qui viendront s’ajouter à celles de ce soir. Sur ces mots donc, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je suis infiniment reconnaissant à la communauté ici réunie de m’avoir fourni l’occasion d’occuper la tribune au côté du plus grand orateur charismatique, Frère Jimmy Swaggart. Je considère cela comme un privilège et un honneur. Je vous remercie.

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JIMMY SWAGGART

Je regarde les Bibles que tient Monsieur Deedat, et dans le Coran, une sourate, celle que nous appelons chapitre 62 verset 5 dit : ôIl ressemble à l’âne qui porte des livres, de même que l’âne est inconscient de la va­leur de la charge qu’il a sur son dos, de même certains hommes ignorent les trésors spirituels qu’ils ont entre les mains. Que produit la Bible ? Ce qu’elleproduit, ce sont des preuves indestructibles. J’étais en Afrique, il y a peu de temps, et je me suis trouvé avec un groupe de ministres. J’ai fait leur connaissance, parlé avec eux, et j’ai demandéà l’un deux ou plutôt on lui a demandé : ô Comment êtes-vous devenu un ministre de l’Evangile de Jésus-Christ ? ô Vous voyez, Jésus ne peut pas être àla fois le messie, un grand prophète et un menteur. Sois il est ce qu’il a dit qu’il était, soit il est un menteur. Or, il n’est pas un menteur. Il a dit : ôVoici comment je suis devenu un ministre de l’Evangile. Il a dit : ô Un de mes plus proches amis était un chrétien. Nous avions sans arrêt des discussions sur l’islam, et sur le christianisme.

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Un jour, le jeune chrétien a dit: ôJe connais un homme possédé par le démon╜. Vous savez Saint Marc, chapitre 16 verset 17, dit :

ôEn mon nom, ils chasseront les démons.╜

Ceci est un livre de pouvoirs. Des millions et des millions ont été guéris par le pouvoir de Dieu en invoquant le nom puissant de Jésus. Des millions ont été transformés instantanément, délivrés des pires chaînes que l’enfer ait jamais pu forgées ainsi qu’il l’a mention­né. Par la puissance de la parole de Dieu tout-puissant, je vous rappelle que n’importe quel livre mort ne pour­rait produire ce genre de résultat. Allez à votre église, et vous verrez que plus de la moitié des gens qui s’y trou­vent sont d’anciens alcooliques ou d’anciens drogués. Chaque chaîne que l’enfer peut forger ù je sais que dans votre religion, l’islam, on croit à l’enfer ù mais aujourd’hui ils sont libérés par le pouvoir du Dieu Tout-Puissant, délivrés au nom puissant du Seigneur Jésus-Christ. L’Evangile de Jésus-Christ produit des résultats, ils brisent les chaînes du péché, il remplit le vide des cœurs, l’ami a dit : ôAllons-y et il l’a accompagné ╜. il allait prier pour cet homme possédé par le démon, un fou furieux. Il a dit: ôQuand nous sommes arrivés, il avait l’écume aux lèvres╜. Je n’ai jamais rien vu de pareil. Et il a dit: ôMon ami a prié pour lui sans résultat visible et il est parti chercher un autre ministre, et je suis resté seul avec ce fou furieux. Et il a dit : je pense que je vais, moi aussi, prier pour lui.

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Et il a dit qu’il a prié en disant, au nom de Mohammed [C'est un blasphème pour un musulman de prier au nom de Mo­hammed] : ôSors de lui !╜ Je lui ai demandé: ôQue s’est-il passé ?╜ ôRien !╜ ô il a prié plusieurs fois au nom de Mohammed : ôSors de lui !╜ ôToujours rien !╜ Et je ne dis pas cela pour manquer de respect à Mohammed. il aurait pu invoquer le nom d’Abraham ou de Moïse, il n aurait rien obtenu de mieux. Il aurait pu prier au nom de Paul ou de Pierre, il n’aurait rien obtenu de mieux. Alors, se trouvant là tout seul, il s’est dit: ôJe pense que je vais essayer. Mon ami chrétien l’a dit: Je n’y crois pas, mais je vais essayer. il a étendu les mains sur lui et il a dit: ôAu nom de Jésus-Christ sors de lui !╜

Alors, Frère Swaggart a-t-il dit, sous mes yeux, il a été délivré par le pouvoir du Dieu Tout-Puissant. Je sais que vous ne niez pas les miracles de Jésus, mais je vous rappelle avant de terminer, qu’un homme mort ne peut pas. produire de miracle. Je tiens à le répéter. Un homme mort ne peut pas produire de miracle ! Jésus est vivant! [Nous rappelons au lecteur que le sujet du dé­bat' est : La Bible est-elle la parole de Dieu ?] J’ai encore deux minutes. il a dit : ôVenez à moi vous tous qui êtes fatigués, chargés, et je vous donnerai du repos╜. Pre­nez mon joug sur vous et recevez mes mstructions parce que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Un jour, très bientôt, vous voyez, il a promis de revenir, il revient parce qu’il a dit qu’il reviendrait.

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La moindre prophétie de ce livre qui devait s’accomplir s’est accomplie. Les autres, celles qui ne se sont pas encore accomplies, s’accompliront. il y a dans le cœur de chaque homme la faim de Dieu. Seul Jésus-Christ peut apaiser cette faim, car Dieu est amour. il vous aime. Ce livre dit qu’il est amour et qu’il vous aime, en dépit du péché et de l’iniquité. il vous aime et veut devenir une réalité pour vous, il n’est pas lointain, distant, inapprochable. A travers Jésus-Christ, vous pouvez l’approcher, l’aimer, l’adorer et il vous aimera parce que c’est ce que dit son livre. Je vous remercie.

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LE PRESIDENT

Applaudissons ces deux brillants orateurs, applau­dissons-les tous les deux.

Mesdames et Messieurs, vous avez maintenant la possibilité de poser des questions. Quel que soient vos questions, veuillez les adresser soit au Révérend Jimmy Swaggart soit à Frère Ahmed Deedat.

Le glorieux Coran existe-t-il, dans sa forme origi­nale et pure. Les originaux n’ont-ils pas en fait été brûlés?

A. Deedat: il y a un Coran d’Othmân. Vous savez que lorsqu’il était calife, le frère Swaggart a mentionné quelque chose au sujet de lectures différentes, disant que Othmân avait fait brûler ces variantes. Pour donner un exemple tiré de son propre exposé, de l’exposé du Frère Swaggart, imaginez que quelqu’un ait pris des notes en sténo, en mentionnant un certain nombre de noms, il en a mutilé certains, mais nous le lui pardon­nons, parce quand il a dit: ôOtmân, ou quelque chose d’approchant, alors que nous, nous disons Othmân, il a plutôt dit Omar, ce qui sonne des plus horribles.

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Mais nous ne faisons pas exception pour cela, car vous n’avez pas l’habitude de nos noms, mais la personne qui noterait en sténo, si vous voulez le reproduire, vous ne pourrez jamais retrouver s’il s’agit de Othmân, le troisième calife de l’islam, ou de Omar le deuxième ca­life de l’islam. Hafsa, vous l’avez prononcé correcte­ment, par contre. Dans ce cas, si je parcourais les notes en vue d’une publication du discours du Frère Swag­gart, vous vous attendriez à ce que je le laisse tel quel. Vous savez donc ce qui va se passer en mutilant la façon dont Othmân s’épèle, ce n’est pas Otmân. Je vous dis alors : Vous savez c’est Othmân. Et si je ne vois pas le faire, voici donc ce qui s’est passé. Les li­vres, que ce soit en écriture hébraïque ou en écriture arabe, furent écrits à l’origine sans les points diacritiques et les voyelles, l’hébreu, sans les voyelles, et l’arabe sans les voyelles. Pour celui, dont c’est la langue maternelle, c’était facile de comprendre ce qui était dit. Mais pour un étranger, sans les voyelles, on ne sait pas rendre la prononciation correcte. C’est comme l’anglais, si vous écrivez sans les voyelles, la phrase ôl’homme dort sur le lit╜, le mot ôbed╜ (lit) s’écrirait bd, pas bid ou bed, bd est là pour ôbed╜. Vo­tre sens de langue vous fait substituer la voyelle dans votre esprit. Les Arabes connaissaient cela et les Juifs aussi, concernant leurs langues. Mais dès qu’on passe à une nation étrangère, la personne ne sait pas comment prononcer. C’est comme le mot ôel hamdu lillahi rabbu al-alamine╜, qui signifie ôla louange à Dieu, celui qui aime et celui qui dirige le monde╜. Ecrit sans voyelles, ,comment le prononcer: ôai hamdu╜ ou ôil hamdu╜ ou encore ôel hamdu╜. C’est ainsi que les différentes nations, dès qu’elles acceptèrent l’islam, commencèrent à prononcer comme elles entendaient, à l’écrire, mais aussi à mutiler la langue. Concernant la différence entre la prononciation anglaise et la prononciation améri­caine, vos façons d’épeler varient, mais heureusement le son, la prononciation ne varient pas. Mais si cela produit une différence de prononciation, vous dites non. Vous devez changer cela. il en est de même des lectures différentes de prononciations différentes. Vous dites: La révélation fut donnée dans le dialecte de Qo­raish qui état la famille, la tribu de Mohammed. Mais cette prononciation doit être préservée. Dès lors, toute autre traduction avec d’autres voyelles doit être élimi­née. C’est ce qu’a fait Othmân. L’exemplaire a été con­servé au musée Topkapî à Istanbul (Turquie).Frère Swaggart, voulez-vous m’expliquer comment, d’après la Révélation, ceux qui entreront au paradis se­ront 144 000 et seront tous des juifs des douze tribus? Qu’adviendra-t-il de ceux qui, comme nous, ne Sont pas juifs?J.   Swaggart : Est-ce cela votre question ? Les 144000 qui sont mentionnés dans le livre de la Révélation, comme l’a dit le frère, font partie du peuple juif, 12000 de chaque tribu, mais n’ont rien à voir avec les Gentils non juifs.55
Et ces 12000 seront choisis dans chaque tribu au cours de la période de la grande tribulations parce qu’ils seront ceux qui auront accepté le Seigneur Jésus-Christ comme leur sauveur personnel. C’est ainsi qu’ils seront transportés d’extase d’être au paradis. Cela n’a rien à voir avec la salvation des millions qui seront venus au Seigneur. Cela n’a rien à voir avec les Gentils. Cela ne parle que de ces 144000. Mais cela établit également que quiconque se revendique du nom Seigneur sera sauvé. Ainsi, n’importe quel Gentil qui en appellera au nom du Seigneur sera sauvé également. Je crois que cela répond à la question.Frère A. Deedat, Jésus dit que le Seigneur notre Dieu est un Seigneur unique. ôEt vous aimerez le Sei­gneur votre Dieu de tout votre coeur╜, dit Marc chapitre 12, versets 29-30. Les musulmans sont d’accord avec ╗les chrétiens sur le fait qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Mais comment les musulmans aiment-ils Dieu sans que leur coeur en soit modifié?A. Deedat : Que leur coeur en soit modifié. Mais regardez les musulmans! Regardez-les donc ! C’est àleurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des figues sur des chardons, ou du raisin de la tombe? Chaque arbre sain donnera des fruits sains, et chaque arbre mauvais donnera de mauvais fruits. Le test, ce sont les fruits.56
L’islam a créé la plus grande société de tempérance: abstinence d’alcool du monde. Ils sont quelque 100 millions de musulmans dans le monde et tous les musulmans forment un tout. ils sont absti­nents, ils ne boivent pas et n’achètent pas d’alcool. Voilà les fruits. Prenons le cas de ma propre race, les gens les plus racistes qui soient au monde, la caste des Hindous, la caste des Brahmans, ma nation, et vous voyez cette même nation, ces gens les plus racistes au monde qui deviennent des gens qui acceptent les Blancs et les Noirs, les riches et les pauvres comme leurs frères. il y a eu un changement. Toutes ces revendica­tions qui ont été faites pour la chrétienté disant que Jé­sus-Christ transforme la vie des gens, que le vieux vous sort de vous-même et qu’un nouveau vous y en­tre. Laissez-moi vous dire, mes chers frères et sœurs:Regardez cette puissante nation d’Amérique. Selon le frère Swaggart, il y a Il millions de buveurs. C’est ce qu’il dit et 44 millions de drogués sévères, la voilà vo­ire nation. Et le Frère Swaggart dit: ôJe ne vois aucune différence entre eux╜. C’est donc 55 millions de gens qu’ils considèrent comme des buveurs, mais il y a une différence. Il ne va pas assez loin. En islam nous di­sons même que vous êtes un buveur social. Le Saint Coran en parle, mais même avant, le prophète Mohammed avait dit: ôCe qui intoxique en grande quantité est interdit même en petite quantité╜. Pas d’excuse pour un petit coup ou pour un pot pris hors de chez soi.
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Le Saint Coran dit :

ôÔ vous qui avez la foi,
le vin, le jeu, le fait
de dire l’avenir et d’adorer des idoles
sont vraiment une abomination,
font partie des oeuvres de Satan.
Tenez-vous en à l’écart. Ainsi, pourrez-vous
peut-être prospérer.╜
  (Saint Coran 5:90)

Les bouteilles de vins furent alors déversées dans les rues de Médine pour ne plus être remplies. Ce sont les fruits de cet enseignement. Le Frère Swaggart dit, dans son livre sur le jeu, que ô54 millions de dollars sont gaspillés au jeu╜. Prenez le cas des miracles : le Christ a donné la vie, a guéri les malades. Mohammed n’a pas pu. Au nom de Mohammed, ils n’ont pas pu le faire, a dit Swaggart. Je vous dirais, mes frères et sœurs, que vous ne lisez pas dans les Ecritures. Jésus-Christ a dit:ôCar il va arriver de nombreux faux christs et de nom­breux faux prophètes qui vous montreront de grands signes et de grandes merveilles essayant de tromper les élus╜. Si de faux prophètes peuvent faire des miracles je vous demanderai si cela est un test pour votre foi.

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Non. Jésus-Christ dit que ceux qui feront de telles oeuvres miraculeuses, il vous le dit dans L’Evangile de Saint Matthieu, ce jour-là le dernier jour du jugement, il dira : ôBeaucoup viendront vers moi ce jour-là, disant:Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, n’avons-nous pas chassé les démons en ton nom, et n’avons-nous pas réalisé beaucoup de grandes choses en ton nom, au nom de Jésus, n’avons-nous pas fait toutes ces choses ? N’avons-nous pas fait tout cela╜. Et il répondra: ôOui, mais je vous jure que je ne vous ai jamais connus. Eloignez-vous de moi, païens de l’iniquité, il ne s’agit pas de vous╜. il ne dira pas aux juifs : ôEloignez-vous de mois, partez, je ne vous connais pas╜. il ne le dira pas non plus aux Hindous, ni aux athées. C’est à vous qu’il le dira. Je voudrais sa­voir pourquoi il vous dira : ôJe ne vous connais même pas, allez-vous en !ô C’est pourquoi j’ai dit que ces choses ne sont pas un test. Jean-Baptiste fut, selon Jé­sus, l’un des plus puissants messagers de Dieu. Jésus a dit : ôParmi tous ces hommes et femmes, il n’y en pas eu un de plus grand que Jean-Baptiste╜. Et pourtant il n’a accompli aucun miracle. L’a-t-il fait ? Montrez-moi ce qu’il a fait. Quel miracle ? Les miracles ne sont pas un test. Mais le plus grand des miracles est que sans un miracle vous transformiez des nations. Des nations sont transformées, un milliard de gens qui n’achètent pas, qui ne boivent pas d’alcool à cause des préceptes de Mohammed. 59
Jimmy Swaggart : Qu’adviendra-t-il des musulmans qui croient en Jésus mais qui ne le considèreront pas comme un Seigneur, comme le fils de Dieu, quand ils mourront?Frère Swaggart : La Bible nous dit qu’il n’y a pas d’autre rédemption sous le ciel que par l’inter­médiaire du Seigneur Jésus-Christ. Le fait de croire en Jésus, de croire qu’il a fait des miracles, qu’il a été un prophète, qu’il a été un grand enseignant, n’est pas as­sez. Vous devez accepter ce qu’il a fait au calvaire de la croix pour que votre âme soit sauvée. L’homme peine sous un énorme fardeau de péchés comme résultat de la faute. Le péché n’est pas seulement un acte que vous commettez, ce n’est même pas une force, c’est une na­ture. Vous ne pouvez pas contrôler cette nature en cou­pant la main d’un homme. Vous devez atteindre son cœur. Si tous les musulmans du monde sont pénétrés et heureux de ce qu’ils ont, pourquoi des centaines de milliers d’entre eux regardent-ils mon émission de télé­vision [ils regardent également des émissions telles que ôDallas╜, ôDynasty╜ etc...].Deuxièmement, les vrais chrétiens ne boivent pas non plus. Ce que peut et doit avoir un homme c’est un changement de son cœur. Vous ne pouvez rien de l’extérieur. Cela vient de l’intérieur. Seul Jésus-Christ peut faire cela. Ne pas boire d’alcool ne suffit pas. Ne pas jouer ne suffit pas. S’en tenir tout juste aux règles ne suffit pas.
60
La chrétienté, en réalité, n’est pas une re­ligion. Ce n’est pas une série de: ôFais et ne fais pas !ô Vous ne pouvez pas épargner pour votre salut. Jésus l’a payé sur la croix totalement et complètement, et nous l’acceptons. Ainsi, la nature de péché est brisée. La personne ne boit pas parce qu’elle croit pas qu’on va lui couper la main, les doigts de pieds ou le nez ou n’importe quoi. Elle ne boit pas parce qu’elle n’en a plus le désir. Acceptez Jésus-Christ comme votre sau­veur personnel, et L’Evangile comme destinée au monde entier, et non à quelques-uns sélectionnés, car Dieu aime le monde, et je signale au passage que le mot ôengendré╜ signifie également ôproduit╜, Monsieur. Dieu a produit son propre fils.
Le glorieux Coran déclare-t-il que le Saint Evangile est une guidance pour toute l’humanité?A. Deedat : Non, le Saint Coran ne dit pas que le Saint Evangile est une guidance pour toute l’humanité. La Bible ne le dit pas non plus. Vous voyez, lorsque Jésus-Christ envoya ses disciples avec la mission de prêcher et de guérir, il leur donna ses instructions. N’allez pas sur le chemin des Gentils et n’allez pas dans les villes des Samaritains, mais allez plutôt jus­qu’à la seigneurerie de la maison d’Israël. Je voudrais savoir quelle est la place des Américains anglo­saxons en tant que juifs de la maison d’Israël. Donc, tandis qu’il parlait une femme juive vint à lui pour que sa fille soit guérie.61
Alors il détourna le visage d’elle. Elle alla de l’autre côté et ne voulut pas le laisser partir. Les dis­ciples dirent: ôAidez-la, cette femme est entêtée. Vous savez comme un homme qui se noie s’accroche à un fétu de paille, une femme qui se noie fait de même. Guéris son enfant. Alors Jésus dit: ôJe ne suis envoyé qu’à la seigneurerie de la maison d’Israël╜. Jésus ajou­ta: ôNe jetez pas le pain des enfants aux chiens !ô Et qui étaient les chiens ? Les Gentils, c’est-à-dire vous et moi, tous les êtres humaines qui n’étaient pas juifs étaient considérés comme des chiens et des cochons, selon Jésus ou selon votre Ecriture. Et dès que Jésus a dit : ôNe jetez pas ce qui est sacré aux chiens, ne jetez pas les miettes aux porcs avant qu’elles ne rancissent╜ Et qui sont les chiens, et qui sont les porcs ? Les Gen­tils. Alors quand il a dit : ôNe jetez pas le pain des en­fants aux chiens╜, la femme désespérée gisant dans cet état dit : ôSeigneur Maître, même les chiens ont des miettes tombées de la table du maître╜. Et elle ajouta:ôDonne-lui les miettes !ô Voilà c’est dans les Ecritures. Malheureusement, les Ecritures n’ont pas été citées, les Ecritures ont cité ce que Jésus a dit. Jésus a dit non à la supposition selon laquelle vous pourriez juste croire en lui et être sauvés. Il a dit: ôEn vérité, en vérité, je vous le dis, à moins que votre droiture ne surpasse celle des scribes, vous n’entrerez pas au royaume des cieux . il n’y a pas de paradis pour vous à moins d’être meilleur que les juifs et moi je vous demande comment vous
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pourriez être meilleurs que les juifs en ne vous tenant pas aux lois et aux commandements. Répondez à cela.
Monsieur Swaggart, Monsieur Deedat a donné ses preuves que la Bible que vous tenez dans votre main n’est pas la parole de Dieu. Quelle preuve avez-vous qu’il a tort ? Je veux dire une preuve, non pas seulement une conviction.Jimmy Swaggart : Je crois avoir trouvé sans l’ombre d’un doute ce soir que la parole de Dieu est vraie. Et je ne vois pas de quelle autre preuve on aurait besoin. Vous pouvez lire la Bible et ne pas y croire. Mais le Seigneur nous dit d’y croire pour que nous en tirions les nombreux bénéfices. Si quelqu’un ne veut pas croire malgré la preuve qui lui est montrée il ne croira pas. Le Seigneur dit à un individu particulier:ôSi quelqu’un revient de chez les morts, il racontait l’histoire du seizième chapitre de Luc et un homme riche dit: ôEnvoie quelqu’un revenant des morts pour avertir mes frères, si quelqu’un revenait des morts, il ne croirait pas. Même s’il ne croit pas, les prophètes sont déjà là. Donc, on ne peut donner aucune preuve a un incroyant parce qu’il ne croira pas. C’est la réponse qu’il donna. Une fois encore, je cite un verset favorit:ôParce que Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son seul fils engendré de sorte que quiconque croira en lui ne périra pas mais aura la vie éternelle╜. Et je termi­nerai par une déclaration supplémentaire, Monsieur. Je suis la preuve qu’il est réel parce qu’il a sauvé mon âme.

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AhmedDeedat. Pourriez-vous citer et donner la réfé­rence du glorieux Coran et sinon dites-nous quand il a été corrompu, par qui et où exactement il a subi des modifications?

Ahmed Deedat : Monsieur le présentateur et mes chers frères. Vous savez que j’ai commencé à prendre la parole avec une incantation, une récitation. Je n’essayais pas de vous magnétiser, de vous hypnotiser. En réalité, je citais les mots du Coran qui nous instrui­sent et nous disent, nous informent que l’Ecriture dont les chrétiens nous parlent, la Bible, est leur propre créa­tion. Je répète ce que j’ai dit, je lis d’abord puis je lui donnerai la traduction.

ôMalheur à ceux
qui écrivent le Livre 

de leurs mains,
et qui disent,
ensuite, pour en tirer

un faible prix
ôCeci vient de Dieu !╜
Malheur à eux 
à cause de que
leurs mains ont écrit
à cause de ce
qu’ils ont fait.╜
  (Saint Coran 2:79)

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C’est comme ces 15 millions de dollars de bénéfice net faits sur la ôVersion Standard Révisée╜ [A. Deedat montre à l'auditoire la Bible dont il est question], 15 millions c’est très peu comparé à l’éternité, comparé à la bonté et au salut de Dieu. Ce n’est rien 15 millions.

ôMalheur à ceux
qui écrivent le Livre
de leurs mains,
et qui disent
,
ensuite, pour en tirer
un faible prix╜
  (Saint Coran 2:79)

En d’autres mots, c’est ce que je vous ai prouvé tout au long. En réalité, je vous donnais un commentaire de ce verset coranique sans entrer dans les détails, car je sais que le temps primait. Au départ, nous étions d’accord pour une heure chacun. Pour quelque mystérieuse raison, on m’a volé 20 mn, ce qui fait que j’ai dû tout résumer. J’ai tellement plus à donner que je le réserve pour demain soir. Donc, maintenant ceci était en fait un commentaire sur le fait que ce livre a été rédigé de leurs propres mains.


Vous ajoutez cela, vous ôtez cela, vous ajoutez et vous effacez. Voyons, voici une preuve suffisante. Les livres que vous avez en mains sont une preuve suffisante que les livres ont été chan­gés, que vous les avez changés. Sur 24000 manuscrits il n’y en a pas deux identiques. C’est un challenge, pas deux de ces manuscrits ne sont identiques.Monsieur Swaggart, y a-t-il un endroit dans l’Ancien Testament qui dise que le prophète Mohammed viendra après Jésus?J.  Swaggart : Presque toutes les religions essaient de trouver dans la Bible leurs enseignements et leurs croyances. Le Coran fait de même. Il essaie de dire qu’il est mentionné dans la Bible, et que Mohammed est mentionné dans la Bible. Mais Mohammed n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament. Je sais que vous faites référence au livre du Deutéronome, mais il n’est pas mentionné. [Non, Mohammed est mentionné par son nom dans l'original hébraïque: ôLe fils de Salo­-mon chapitre 5 verset 6╜]. Ce passage se réfère totale­ment et complètement au Seigneur Jésus-Christ. Mohammed n’est mentionné nulle part, de la Genèse àla période de la Révélation.66

Ahmed Deedat, que peuvent dire les musulmans du fait que des gens sont guéris au nom de Jésus?A. Deedat : Je n’hésite pas à admettre ce phéno­mène. Cela peut arriver et ces choses arrivent. Dans l’hindouisme, des gens font des miracles. En islam, des gens font des miracles. Vous savez, même au nom d’un faux Dieu, vous pouvez faire des miracles. Un femme, celle qui avait des hémorragies depuis sept ans sans guérison, en appela à Jésus. Tandis qu’il passait près d’elle, ella toucha l’ourlet de son vêtement et fut instantanément guérie. Jésus avait senti que quelque chose était sorti de lui, la regarda et dit : ôFemme, c’est ta foi qui t’a sauvée╜. Sa foi, le fait qu’elle avait la foi, qu’en touchant Jésus elle serait guérie, c’est cela. sa foi. Donc, en d’autres termes, la foi qu’on a en un faux Dieu peut également faire un miracle. C’est Jé­sus qui l’a dit:ôCar il viendra beaucoup de faux prophètes et de faux christs, qui vous montreront de grands signes et de grandes merveilles au point de tromper les élus.╜Même les disciples de Jésus pourront être abusés par de tels miracles. Alors les miracles ne constituent pas une preuve de l’authenticité de la personne. 67

Monsieur Jimmy Swaggart, pourquoi l’Ancien Tes­tament ne mentionne-t-il pas qu’il est le fils de Dieu ? Si oui, lisez-le moi s’il vous plait!
J. Swaggart : Dans Isaïe chapitre 7 verset 14, on lit:ôC’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un fils. Attention, une vierge concevra et portera un fils et il lui donnera pour nom Emmanuel, et Emma­nuel signifie ôDieu avec nous╜.
[Emmanuel signifie ôDieu avec nous╜ et non ôle fils de Dieu╜].
Monsieur Ahmed Deedat, qui peut nier le fait que Dieu qui a préservé dans le passé sa parole, la Thora ainsi que le Saint Evangile peut les préserver à jamais?A. Deedat : Ce que je vous ai dit pendant toute la soirée, c’est que ces livres n’ont pas été préservés. S’ils L’avaient été, ils mériteraient d’être reconnus. Qu’est-ce qui a été préservé alors ? Les choses qui sont dedans ont créé tous les dégâts. Le genre de livres qui est de la pornographie, je vous dis de le lire. Mon frère a eu plus de temps que nécessaire pour lire ce petit chapitre dEzekiel. J’ai dit que je défie quiconque de le lire à sa congrégation et je vous dis que je parie que vous ne le lirez pas. La raison : parce que ce n’est pas la parole de Dieu. Si c’était la parole de Dieu, vous n’auriez pas honte.68
Si Dieu Tout-Puissant n’avait pas honte de révéler les détails de la prostitution de Dieu vous n’en auriez pas honte. Si Dieu Tout-Puissant n’avait pas honte de révéler les détails de la prostitution de ces deux soeurs, pourquoi donc, je vous le de­mande, auriez-vous honte ? Etes-vous plus saint que Dieu ? C’est ce qu’on pourrait en déduire. Vous êtes si saint que vous n’osez pas prononcer les mots que Dieu Tout-Puissant a prononcés. Etes-vous plus saint que Dieu ? Je dis non. La question est que ce n’est pas de Dieu. Vous dites que la Bible a été écrite par quarante auteurs différents. Quarante personnes ont écrit ce livre. Nous, nous disons que nous croyons à la Thora, cela signifie la Révélation que Dieu a donnée à Moïse. il n’a pas envoyé un livre. Le frère Swaggart admet que les seules choses écrites par Dieu furent ses tablettes et que ces tablettes, Moïse les a détruites, jetées et mises en pièces. Si ces cinq livres avaient été écrits sur des ta-blettes de pierre, vous auriez besoin d’un musée aussi haut qu’un gratte-ciel pour conserver les pierrés de la Genèse, de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome. Où les garderiez-vous, ces tablettes de pierre ? Non. Nous disons que ce ne sont pas les livres de Moïse. Moïse n’aurait aucune raison de rabaisser Loth, un prophète comme lui, en prétendant qu’il a commis l’inceste avec ses filles. Et Ruben, un des fils de Jacob, qui aurait commis l’inceste avec sa mère.
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Pourquoi ? Et Juda, le père de la race juive, d’où vient le mot judaïsme qui aurait cohabité avec ses belles-filles sur le bord de la route lorsqu’il se rendait à Tîndat. Il voit une femme sur le bord de la route. il va vers elle et lui demande

:ôPermets-moi d’entrer avec toi╜.
Elle répond: ôQue me donnes-tu ?
ôil dit : ôJe te donnerai des jeunes du troupeau.╜
Elle demande ce quelle peut avoir comme garantie.
il répondit: ôQuelle garantie veux-tu ?
ôElle répondit: ôTon sceau, ton bracelet et tes provisions.╜

Alors, il cohabita avec sa belle-fille et eut des ju­meaux, Faris et Zara, que l’on met maintenant dans la généalogie de Jésus. Ces enfants, issus de l’inceste, se­raient les ancêtres de Jésus-Christ, selon Matthieu chapitre 1 verset 1. Et voici la généalogie de Jésus-Christ, fils d’Abraham, fils de David. Abraham eut Isaac, Isaac eut Jacob, Jacob eut Juda et son frère, et Judâ eut Fais et Zara de Tamara. Qui sont-ils ? Regar­dez la référence indiquée : Genèse 38. Vous trouverez le beau-père cohabitant avec sa belle-fille, produisant ces enfants incestueux qui ont l’honneur de devenir les arrières grands-parents de Jésus-Christ. Je voudrais sa­voir comment cela fait partie du livre de Dieu. Com­ment cela fait-il partie de la généalogie d’un homme qui n’a pas de généalogie.

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Monsieur Swaggart, voulez-vous répondre â la re­quête de Monsieur Deedat de lire certains passages de la Bible, je veux dire les passages que le frère Ahmed nous a mis au défi de lire dans son exposé?

J.Swaggart : Monsieur Deedat a le problème derépondre à des questions qui n’ont jamais été posées. Ezekiel 23:

ôLa parole du Seigneur vint à moi disantFils de l’homme, il y avait deux femmes, les filles et une mère et elles se prostituaient en Egypte. Elles ont commis la prostitution dans leur jeunesse. Elles eurent leurs seins pres­sées, et elles meurtrissaient les mamelons de leur virginité et leurs noms étaient Aholah l’aîné et Aholibah sa soeur, et elles furent àmoi, et eurent des fils et des filles, donc leurs noms furent Samaria et Aholah, et Jérusalem Aholibah.

Et Aholah joua à la courtisane lorsqu’elle était mienne. Et elle aima à la folie ses amants, ses voisins assyriens dont les vête­ments étaient bleus, capitaines et comman­dants, tous des jeunes gens désirables, des cavaliers montant leur cheval. Donc elle com­mit ses prostitutions avec eux, avec tous ceux qui étaient les hommes choisis d’Assyria, et avec tous ceux qu’elle aima à la folie.

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Avec toutes leurs idoles elle se débaucha. Elle n’abandonna jamais ses prostitutions amenées d’Egypte car, dans sa jeunesse, ils avaient couché avec elle. Ils avaient contusionné les seins de sa virginité et versé leurs prostitu­tions sur elle. C’est alors que je l’ai délivrée de ses amants, dans les mains des Assyriens qu’elle aimait à la folie.Ils découvrirent sa nudité, ils prirent ses fils et ses filles, et la tuèrent de leur épée et elle devint célèbre parmi les femmes car ils avaient exécuté la sentence sur elle.Et lorsque sa soeur Aholibah vit cela, elle devint encore plus corrompue dans ses amours irrégulières et dans ses prostitutions, plus que sa soeur dans ses prostitutions.Elle aima à la folie ses voisins assyriens, capitaines et dirigeants dans leurs vêtements des plus magnifiques, cavaliers montés sur leurs chevaux, tous des jeunes hommes désirables.Alors je vis qu’elle était débauchée, qu’elles avaient pris toutes les deux le même chemin, et qu’elle avait augmenté dans ses prostitutions, car lorsqu’elle voyait des por­traits de jeunes hommes peints au mur, les portraits des Chaldéens peints en rouge ver­ 72

millon, vêtus de ceinture sur leurs reins, extravagants dans leurs atours teints sur leur tête, tous ressemblant à des princes suivant les manières des Babyloniens de Chaldée, leur pays natal.╜Jusqu’où voulez-vous que j’aille ? Attendez un ins­tant chapitre 19.ôPourtant elle multiplia ses prostitutions appelant dans ses souvenirs les jours de sa jeunesse où elle jouait les courtisanes au pays d’Egypte, car elle aima à la folie leurs amants dont la peau est semblable à la peau des ânes, et dont le jaillissement est semblable à celui. des chevaux.╜ôVoulez-vous que je continu à lire ?ô
ôJe crois que cela suffit.╜
ô0K, attendez, je veux mes cent dollars maintenant!╜ Tous les musulmans sont des gens de confiance. Voilà les cent dollars, mais cet homme a la poche pleine d’argent. Ça va encore aggraver la dette extérieure des USA. Je ne sais pas quel sorte de programme d’action vous avez ici en islam, mais je veux donne ces cent dol­lars pour ce que vous avez, pour aider à couvrir les frais de cette conférence de ce soir.
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Monsieur Deedat, vous avez déclaré que l’islam croit en la naissance virginale du Christ, or Dieu n’engendre pas et n’est pas engendré. Lue chapitre J versets 34-35 explique la naissance du Christ comme étant le Saint-Esprit qui a couvert Marie de son ombre et le pouvoir du Très-Haut qui est venu sur elle. Comment expli­quez-vous cela?
A. Deedat : Vous savez, le frère Swaggart a sug­géré durant son exposé, que le Coran était une copie, un plagiat d’études issues de la Bible. Laissez-moi donc vous donner cet exemple, une comparaison entre ce que disent les Ecritures et ce qui est dit dans le Coran au sujet de la naissance de Jésus.

ôAu nom de Dieu, le très clément,
le miséricordieux.
Et lorsque les anges disent
Ô
Marie Dieu t’a choisie
et t’a purifiée,t’a choisie
sur toutes les femmes
de toute la nation.╜
  (Saint Coran 3:42)

Voilà l’honneur qui fut fait à Marie, la mère de Jésusdans le Saint Coran. Elle est une femme choisie parmi toutes les femmes de toute les nations.

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« Ô Marie, adore
ton Seigneur avec dévotion,
prosterne-toi et incline-toi
avec ceux qui s’inclinent
en prière. Cela fait partie
des nouvelles de l’inconnu
que nous t’inspirons.
Tu n ╗étais pas parmi eux
alors qu’ils jetaient
leur calame pour savoir
qui d’entre eux prendraient
Marie à sa charge,
Et tu n ╗étais pas parmi eux
alors qu’ils se disputaient. »
  (Saint Coran 3:44)

Je ne vais pas vous donner l’histoire complète, mais si je puis, je devrai le faire demain soir. Mais les versets continuent.

« Et lorsque les anges dirent:
Ô Marie, Dieu t’annonce
la bonne nouvelle
de la prochaine venue
d’une parole de lui
Son nom est le messie,
Jésus, fils de Marie,
honoré dans ce monde
et dans l’autre et
parmi les rapprochés. »
  (Saint Coran 3:45)

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Mais les chrétiens ajouteront qu’il est assis à la droite de Dieu. Nous ne disons pas physiquement, ni géographiquement, mais en stature, en spiritualité, dans la compagnie de ceux qui sont les plus proches de Dieu.

« Et il parlera
aux gens,
aux berceaux et adultes,
et il fait partie
des vertueux. »
  (Saint Coran 3:46)

Lorsque cette bonne nouvelle fut donnée à Marie de la naissance d’un fils béni, elle dit:

« Seigneur. comment se Deut -il
que j’aie un enfant
alors qu’aucun être humain
ne m ╗a jamais touchée.
Il dit: C’est ainsi,
Dieu crée ce qu’il veut,
quand il décide d’une chose,
il lui suffit de dire Soit ! pour qu’elle se réalise. »
  (Saint Coran 3:47)

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Voilà comment les musulmans conçoivent la nais­sance de Jésus, que Dieu a créé un Jésus sans père hu­main, juste comme cela, ou de créer un million de Jésus sans père, sans mère, juste comme cela. La version biblique en comparaison, je la suggère au révérend Dunkan, le chef de la société biblique de Johannesburg. J’étais allé acheter une Bible indonésienne à Johannes­burg, et il m’avait invité pour le thé, car il m’avait re­marqué à cause de mes drôles de cheveux et de ma drôle de barbe, et avait vu que j’étais intéressé par les Bibles. Donc, il m’appela dans son bureau et je lui ex­pliquai ceci. C’était nouveau pour lui, ça l’étonnait que je parle ainsi de ce qu’il y a dans mon livre. il dit « Vraiment, je trouve que ceci est la Bible c’est la même chose ». Je lui dis : « Oui, en apparence, nous essayons tous les deux de dire la même chose: que Jésus a été créé par un miracle spécial. Mais quand vous comparez de près la différence entre la Bible et le Coran, ses craie et fromage. Je ne sais pas si les Américains compren­nent cette expression. Les Canadiens ne la comprenaient

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pas, car ils ne connaissent pas la craie. Ils con­naissent le crayon et le fromage. Craie et fromage signi­fient deux mondes à part. Le Coran dit que pour Dieu, créer quelque chose c’est simplement la vouloir, et la chose devient. La Bible pose la même question: Comment serait-ce possible alors « qu’aucun homme ne m’a touchée ou que je ne connais aucun homme », sous-entendu sexuellement. La Bible dit: « Et le Saint-Esprit viendra sur toi, et le pouvoir du Très-Haut te vaincra. »
Cela donne un tableau que les athées et les agnos­tiques refusent. Comment l’Esprit Saint viendrait-il sur Marie ? Comment le Tout-Puissant l’a-t-il recouverte de son ombre, comme sa femme, comment ? Non, nous savons qu’il ne veut pas dire cela, mais le langage des deux est différent: le langage coranique est que lorsque Dieu crée quelque chose, il la veut et la chose est. Le langage biblique est terre à terre. J’ai demandé au révé­rend Dunkan : « Quelle version seriez-vous plus prêt àdonner à votre fille : la version coranique de la nais­sance de Jésus ou la version biblique ? » Et croyez-moi, il baissa la tête de honte et dit: « Je préfererais donner à ma fille la version coranique ».
Frère Swaggart, que vouliez-vous dire par le terme « unique »?78
J. Swaggart :Après cette réponse, je propose que --ce n’est pas hors des règles — ce soit la dernière question. Dans la traduction grecque, le mot « unique » signi­fie simplement « différent de tout ce qui a jamais existé ». Il n’y en a jamais eu un comme le fils de Dieu. il est unique. Il n’y en a jamais eu comme Marie qui produi­sit le fils de Dieu, comme il l’a expliqué d’une façon si éloquente il y a un moment. Cela veut simplement dire qu’il n’y en a jamais eu auparavant comme lui, qu’il n’y en aura pas comme lui après cela. Il est unique en tant que fils de Dieu, manifesté dans la chair. Et, à pro­pos, nous chrétiens ne croyons pas en trois dieux. Nous ne croyons pas que Dieu est marié et vit dans un appartement au Paradis, et a beaucoup d’enfants. Nous ne croyons . pas qu’il faille enseigner une telle folie. Nous croyons que, par amour, Dieu Tout-Puissant a condescendu de descendre ici sur cette planète et de vivre parmi les êtres humains, et de marcher et de parler parmi les hommes et sous une forme humaine. C’est l’incarnation. Le fait d’être mort sur la croix comme of­frande de soi parfaite pour une humanité, l’homme étant impuissant à se sauver lui-même. Et c’est ce qu’il fit. il a dit aux gens:«  Vous avez tué son corps. Dans trois jours, je le ressusciterai. »Une fois de plus, il fut unique en cela. il fut unique dans ses prophéties. Il fut unique dans sa naissance. Il fut unique dans sa vie, il fut unique dans ses miracles.79

il fut unique dans son ministère. Il fut unique dans sa mort. Il fut unique dans sa résurrection. il fut unique dans son ascension. Et lorsqu’il reviendra, il sera unique dans son retour.
Monsieur Deedat, nous vous avons invité dans notre nation chrétienne pour débattre du sujet : « La Bible est-elle la parole de Dieu ? ». Voudriez-vous maintenant avoir le courage d’inviter le Révérend Swaggart à dé­battre du même sujet dans la cité de la Mecque. Si non, pourquoi?A. Deedat : Vous savez, si la question était: « Etes­vous prêt à débattre avec le frère Swaggart dans diffé­rentes villes des Etats-Unis, je dirais que je suis même prêt à offrir i 000 dollars pour chaque meeting. Pour quatre meetings aux USA, ce serait 40000 dollars. Mais la question était de savoir si je suis prêt à l’inviter à la Mecque ? Tout d’abord, je ne possède pas la Mecque. Deuxièmement, si vous voulez aller à la Mecque, il vous faut un visa. Lorsque j’ai dû venir aux USA, votre gouvernement m’a forcé à faire ce visa. J’ai dû passer par tous les cheminements pour l’avoir et me voilà. Vous savez, je voulais aller dans l’ancienne Zambie lorsque la Zambie devint indépendante. A cette époque, c’était Yann Smith qui gouvernait la Rodhésie du Sud. Alors, ils m’ont donné les formulaires pour le visa et j’ai dû noter au dos que je reconnaissais pas le régime illégitime de Smith avant qu’ils ne me donnent le visa.80
Je voulais y aller, alors j’ai dû signer le document que je ne reconnaissais pas le régime illigitime de Smith en Rodhésie du Sud. De la même façon, si je dois venir aux USA, je dois remplir vos conditions, quoique vous me demandiez si je suis prêt à passer par là, j’obtiens le visa. Sans cela pas de visa pour le Canada, par de visa pour ici, pas de visa pour les gens en Afrique du Sud. Vous devez remplir les conditions. Il y a une condition pour visiter la Mecque, et cette condition c’est que vous déclariez avec vos lèvres : « La illa. Mohammed rasul allah ». La signification en est: « Je crois qu’il n’y a qu’un Dieu, ni père, ni Saint-Esprit, ni Jésus. Je crois dans le Dieu un et unique « Allah », ce qui est son nom, et que Mohammed est le dernier messager, le messager final de Dieu ». Si vous remplissez cette condition, vous êtes le bienvenu à la Mecque.
Monsieur Swaggart, selon votre position, la version du roi Jacques de la Sainte Bible est nécessaire pour le salut. Pouvez-vous dès lors en déduire que celui qui utilise une autre Bible brûlera en enfer tout comme les musulmans, les bouddhistes, les catholiques, les juifs, etc…?
J. Swaggart : Je n’ai jamais dit et jamais cru que vous deviez croire en la version du roi Jacques pour être sauvés. C’est de la folie. C’est idiot. Et avant de répondre à la question, si vous ne me laissez pas aller à la Mecque, laissez-moi y passer à la télévision. Monsieur Deedat a mentionné la double version de la Bible ou traductions disons-le ainsi.81
Nous n’acceptons pas les livres falsifiés qui ont été mentionnés mais nous croyons en une double traduction. Nous ressentons que c’est une bonne traduction. Personne ne doit croire en une traduction particulière de la Bible pour être sauvé, et encore une fois, la parole de Dieu dit : ôIl n’y a pas d’autre nom sous le ciel╜. Elle nous dit aussi que nous sommes sauvés par notre foi, pas par les actions dont devrait se glorifier n’importe qui. Nous sommes sauvés par la foi dans le Seigneur Jésus-Christ. Et je ne me préoccupe pas de savoir où est la parole. Avez-vous un Coran ici Monsieur ? J’espérais qu’il en avait emporté.· Quelque soit le mot de Dieu qui est dans ce livre, si vous y croyez comme relevant du salut, vous serez sau­vé. Vous suivez ce que je dis. Si la parole de Dieu ap­partenant au salut, appartenant à la rédemption, appar­tenant au fait d’être sauvé, qu’elle est écrite sur le côté d’un mur quelque part, pour être franc avec vous, elle est écrite sur mon coeur. C’est ce que la Bible nous dit. Vous pouvez étudier ce livre par coeur et le vénérer, il ne vous sauvera pas. Il n’a pas le pouvoir de vous sauver. Mais bien la parole de Dieu, c’est-à-dire accep­ter Jésus-Christ comme votre propre sauveur person­nel. Si c’est dans le Coran, vous pouvez être sauvé.

Monsieur Deedat, comment les musulmans expliquent-ils­ les différentes versions du Coran ? Toutes ces versions sont-elles des mensonges, ainsi que vous le dites de la Rible?

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A. Deedat : Je le répète, des versions différentes du Coran cela n’existe pas. J’ai dit qu’il y a des traductions, tandis que les vôtres ce sont des versions. Dans ses réponses aux questions précédentes frère Swaggart a dit qu’il y a sept livres falsifiés dans la version de Douay. Sept livres falsifiés qu’il rejette, c’est donc une version. Il y a sept livres dans celle-ci qu’il n’est pas d’accord d’admettre comme la parole de Dieu. Par contre, chaque Coran traduit dans le monde c’est la parole de Dieu traduite. Nous avons un choix de mots, mais ce ne sont pas des versions. Voici ces trois différentes versions, beaucoup de choses sont rejetées de ce qui est dans celle-ci. Ce sont trois versions différentes. J’espère que vous comprenez mon anglais Vous savez, je ne sais pas comment je pourrais le dire plus simplement, que les choses sont variées. [A. Deedat montre les différentes versions de la Bible]. Ce qui est ici dans le septième livre n’est pas là. Ce qui est ici dedans n’est pas dans ça. Ce qui est ici dedans a été enlevé de là de nouveau. Voyez-vous c’est une version.

Révérend Jimmy Swaggart, qu’est-ce que la Trinité?

J. Swaggart :Nous croyons que la parole de Dieu enseigne qu’il y a un dieu, non pas deux, cinq, dix ou quinze, manifeste en trois personnes, en trois diffé­rentes personnalités.

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Nous croyons qu’il y a un père dans les cieux. Nous croyons qu’il y a Dieu le fils, et nous croyons que le Saint-Esprit qui, comme l’a men­tionné Monsieur Deedat, est venu sur Marie est aussi Dieu. Ils sont indivisibles, ce qui veut dire qu’ils sont parfaitement d’accord. Ils sont un dans l’unité. ils n’ont jamais été en désaccord. Nous croyons que lorsque vous allez au Paradis, si vous y allez, Jésus-Christ sera assis, selon la parole, de Dieu à sa droite. Et nous maintiendrons ce trône pour toujours. Enfin c’est que ce nous voulons dire par trinité.

Monsieur Deedat, croyez-vous au Saint-Esprit? Pourquoi ou pourquoi pas?

A. Deedat :Vous savez, l’idée du Saint-Esprit dans la chrétienté est qu’il est un dans la Trinité. Lorsque les chrétiens disent que le père est Dieu, que le fils est Dieu, et que le Saint-Esprit est Dieu, et qu’il ne sont pas trois Dieux mais un seul Dieu, dans son caté­chisme il continue que le père est Tout-Puissant, que le Fils est tout-puissant et que le Saint-Esprit est tout-puissant, qu’ils ne sont pas trois toutes-puissances mais un seul tout-puissant. Il continue votre catéchis­me. Il dit que le père est une personne, que le fils est une personne, et que le Saint-Esprit est une personne, mais ce que le frère Swaggart dit dans son livre, per­sonne, personne, personne, mais pas trois personnes, mais personne, je me demande quelle langue vous parlez, c’est du baragouinage, ce n’est pas de l’anglais.

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Vous savez, il a dit : personne, personne, personne, mais pas trois personnes, mais une personne. Je veux dire, frère Swaggart, que vous et vous autres deux, nous dirons qu’ils sont trois triplés identiques, et que nous ne pouvons pas faire de différence entre vous trois. Ils sont tous identiques. On ne peut pas faire la différence. Si l’un de vous commet un meurtre, pou­vons-nous prendre les deux autres. Vous direz non. Je demanderai pourquoi. Vous direz: il est une personne différente. Je dirai d’accord. Mais qu’est-ce qui le rend différent. Vous direz sa personnalité. Donc, voyez-vous, le père, l’imagination, l’esprit humain, vous n’y pouvez rien. Mais quand vous utilisez des mots, ils évoquent certaines images mentales. Lorsque vous uti­lisez des mots, ils évoquent des images. Lorsque vous dites « Au Nom du père », vous avez une certaine image mentale du vieux père Noël, de Saint Nicolas. Des mil­lions et des millions d’hommes omnipotents, mais res­semblant à des hommes, assis sur une quelconque planète, balançant les pieds sur un repose-pieds, por­tant un casque, le bien-aimé père dans les cieux. Quand vous dites « Dieu le fils », je vous demande si vous pensez à un taureau de combat ou à quelqu’un de déloyal. Non, vous pensez à un beau jeune homme aux cheveux blonds, aux yeux bleus, à la physionomie agréable. Quelque chose comme le roi des rois, Jésus de Nazareth, le jour de son triomphe, joué par Geoffroy Hunter, beau jeune homme, blond, yeux bleus, physio­nomie agréable, jolie barbe, pas quelqu’un avec un nez tordu qui vous ferait venir d’autres images à l’esprit.85Vous savez, Shakespeare rendit Shylock célèbre. Non vous pensez à quelqu’un comme à un Anglais, un Nor­dique du type germanique, avec un nez droit, le fils. Et le Saint-Esprit, quelque chose qui est venu comme une colombe lorsque Jésus a été baptisé par Jean-Baptiste dans le Jourdain ou quelque chose qui vient comme des flammes de feu à la pentecôte. L’image n’est pas très vivace, mais elle est là. Vous avez trois images men­tales distinctes et quelque soient vos efforts vous ne pouvez jamais superposer ces trois images pour en créer une seule. Elles seront toujours trois dans votre esprit. Si je vous demande combien d’images vous voyez, vous répondez une. Frères et soeurs, vous me mentez. Vous me mentez.Monsieur Swaggart, premièrement donnez-vous la permission pour tous ceux qui seraient intéressés d’avoir une copie de cet évènement ? Deuxièmement, pourquoi n’avez-vous pas permis que cet événement soit télévisé. Nous vous avons offert la possibilité que cet événement soit télévisé à la Mecque, mais ça nous a été refusé. J.Swaggart : N’avez-vous pas honte ! Vous m’avez mal cité. Je n’ai pas dit que Dieu est une personne, que le fils est une personne, que le Saint-Esprit est une personne.86Je n’ai jamais dit cela. J’ai dit qu’il y a un Dieu, pas une personne [Cf au livre de Jimmy Swaggart "The Error of the Jésus only Doctrine", page 9, dans lequel nous pouvons lire "We teach is one God manifest in three persons : God the Father, God the Son, God the Holy Ghost..."] Il me semble qu’ils sont en train de retransmettre cela par télévision. Je vois cinq caméras. Vous dites qu’ils ne sont pas en train de le té­léviser. Or, ils sont en train de le téléviser. Non ? Je suis un peu confus. Je ne comprends pas.

En réponse à la seconde question je réponds: Oui sans aucun doute, du moment que vous n’éditez pas des enregistrements. Vous savez, j’en connais un brin sur la télévision. Et on peut faire dire à n’importe qui tout ce que vous voulez lui faire dire, en faisant un montage. Nous sommes experts en la matière, Mon­sieur Deedat. Et je fais confiance à cet homme. Vous me regardez, Monsieur. Je vous fais confiance. Mais je ne fais confiance au monde entier que je ne vois pas. Et nous demandons de signer une déclaration disant que si vous vouliez le retransmettre à la télévision et l’em­porter avec vous, pour tout ce que vous voudriez en faire, ce serait à la condition de nous dire où vous allez l’éditer, et comment vous allez le découper. Je crois que ce n’est que justice. Nous ne voudrions pas pren­dre ce qu’il a dit, le découper et le faire paraître dire quelque chose qu’il n’a pas dite. Ce ne serait ni bien, ni juste. Et je crois que nous nous sommes comportés d’une façon aussi chrétienne que possible.

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18
déc 2008
Posté dans Non classé par aslim à 10:53 | 1 réponse »

Quelle serait votre propre réaction ?

Supposons que vous avez un voisin qui vous fait incessamment du tort au moment où vous le traitez avec respect et estime. Un jour le fils de ce voisin se trouve injustement accusé, alors que le véritable malfaiteur n’est autre que votre cousin. Quelle serait votre réaction ? Dénonceriez-vous votre cousin ? Avoueriez-vous la vérité à votre oncle pour le pousser à assumer sa responsabilité afin que vous ayez la conscience en paix ? Auriez-vous recours à votre père pour qu’il intervienne en faveur de votre voisin et l’indemnise matériellement ? Ou bien choisiriez-vous de garder un silence absolu en interprétant ce fait comme une vengeance Divine en pensant que d’une façon ou d’une autre, la vérité sera pour sûr dévoilée et l’accusé innocenté ?

La Justice :

Notre récit coranique pour aujourd’hui porte sur une valeur cruciale qui peut nous aider à modifier positivement notre vie si elle est bien appliquée. Il s’agit de la justice. Cette valeur qui se trouve être à base de la création des cieux et de la terre. Cette valeur qui forme un des Plus beaux Noms d’Allah (SWT). Cette valeur qui, une fois perdue, entraînera la destruction de toutes les autres valeurs de la Oumma, et entraînera par conséquent la corruption de la vie.

Ibn Al-Qayyim a une citation à ce propos : « L’Unicité et la Justice constituent l’ensemble des qualités de la Perfection Divine.»

Qu’en est-il de la justice dans votre vie ? Etes-vous équitable vis-à-vis de votre épouse ? De vos voisins ? De vos amis ? De vos parents, en dépit des différends qui vous opposent certaines fois ? L’êtes-vous à l’égard de vos ennemis ? Avec ceux qui ne partagent pas vos points de vue ? Avec ceux qui n’appartiennent pas à votre religion ? Avec ceux qui vous ont porté préjudice ? Avec ceux qui vous ont oppressés ?

On se plaint, mais … La justice vient d’en haut, de nos gouverneurs ; toutefois, ses bases s’affirment d’en bas, au sein de nos foyers :

On souffre de l’absence de l’équité tant au niveau de nos pays respectifs qu’au niveau du monde arabe ; mais qu’en est-il au juste, de l’équité au sein de nos propres foyers ? Au fond, la présence de l’équité dans nos pays dépend de sa présence au sein de nos foyers.

Le Prophète (bpsl) a cité bon nombre de hadiths qui traitent entre autres de la justice : « Sept seront à l’ombre du Trône d’Allah le jour de la Résurrection, ce jour-là, il n’y aura d’autre ombre que la sienne… » Dont parmi eux : « un gouverneur équitable.»

Il a (bpsl) également dit : « Parmi toutes les catégories du peuple, Allah accorde la plus grande rétribution ici-bas, au gouverneur équitable. »

Un homme du camp ennemi a dit un jour à Omar Ibn Al-Khattâb en le trouvant endormi au milieu de la prairie : « Ô Omar ! Tu as rendu justice à ton peuple, tu jouis de la sérénité d’âme, ce qui te permet de dormir en paix.»

Ibn Taymiya dit à cet égard : « Allah sauvegarde l’Etat juste et le consolide, même s’il est athée et détruit l’Etat tyrannique, même s’il est Musulman. »

Ce message s’adresse à tous les gouverneurs, à tous les princes, à tous les juges, à tous les chefs de police, n’aimeriez-vous pas vous abriter à l’ombre du Trône d’Allah, le Jour où il n’y aura d’autre ombre que la Sienne ?

L’équité n’est finalement qu’une question de civilisation et de culture. Il faut bien le reconnaître.

Allah (SWT) soulève la question de l’équité à plusieurs endroits dans le Coran:

Au verset 90 de la Sourate An-Nahl (Les Abeilles) : « Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. »

Au verset 58 de la Sourate An-Nisâ’ (Les Femmes) : « Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants-droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. »

Au verset 08 de la Sourate Al-Mâ’ida (La Table Servie) : « Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. »

Telle est notre religion ! Telles sont les instructions de notre Coran ! Quel est donc le pays au niveau du monde entier, qui applique une constitution pareille et qui soulève la question de l’équité comme le fait le Coran ? Aucun !

Au verset 135 de Sourate An-Nisâ’ (Les Femmes), Allah réclame d’appliquer la justice fût-ce contre soi-même, contre ses propres parents ou contre ses parents les plus proches, Il (SWT) nous proscrit de suivre nos passions dans le rétablissement de la justice : « Ô les croyants! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l’ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu’] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »

Au verset 15 de sourate Al-Jinn (Les Djinns), Allah dit : « Et quant aux injustes, ils formeront le combustible de l’Enfer. » Vous qui avez falsifié une signature ou des papiers officiels ; vous qui avez fait un faux témoignage ; vous qui avez banni votre épouse ; vous qui avez favorisé un de vos enfants au dépens des autres; vous qui avez ravi leurs droits aux autres ; vous qui avez commis des iniquités …

Sachez que les injustes seront le bois inflammable de Jéhenne.

Le Messager d’Allah (bpsl) a dit : « Allah exaucera inéluctablement les implorations de trois personnes : « les implorations de la personne qui jeûne jusqu’à ce qu’elle l’interrompe ; celles du gouverneur équitable et celles de l’opprimé qu’Allah élèvera au-dessus des nuages car les portes célestes leurs seront largement ouvertes ; Allah jure par Sa Toute Puissance et par Sa Majesté de les exaucer, fût-ce dans un temps ultérieur. »

D’autre part, le Messager d’Allah (bpsl) a dit à propos des gens équitables : « Les équitables seront installés le Jour de la Résurrection, à droite du Trône du Tout Miséricordieux sur des chaires en lumière. » « Décris-les-nous, Ô Messager d’Allah,» dirent les compagnons au Messager d’Allah, « Ce sont ceux qui prononcent des verdicts équitables et qui rendent justice à leurs familles. »

Oppression et hostilité :

Notre récit d’aujourd’hui est signalé dans la Sourate An-Nisâ’ (Les Femmes), il a eu lieu du vivant du Prophète (bpsl), trois ans après son émigration à Médine. Mais avant d’aborder notre récit et avant de prendre connaissance de l’application idéale de la justice à Médine, il nous faut connaître les conditions dans lesquelles l’émigration du Prophète (bpsl) s’est déroulée et quelle atmosphère y régnait alors.

Au bout de treize ans passés à la Mecque, le Prophète démenti, et oppressé cherchait en vain une tribu qui le protègerait contre le despotisme, et l’hostilité des siens. 26 tribus refusèrent de l’accueillir, jusqu’au moment où il trouva par pur hasard, six jeunes gens des Ançars qui eurent foi en son message et lui affirmèrent être prêts à lui procurer l’hospitalité, la protection et la sécurité. Cependant, ils appartenaient à la tribu des Aouss qui était en conflit perpétuel avec la tribu des Khazradj, et ce, depuis une quarantaine d’années. Or, si le Prophète (bpsl) se rendait à Médine dans ces conditions, il risquerait de s’attirer l’hostilité des Khazradj, c’est pourquoi il a patienté jusqu’à l’année suivante. Le nombre est devenu douze, dont neuf des Aouss et trois des Khazradj. L’année d’après, leur nombre a augmenté jusqu’à soixante-douze, ce qui a poussé le Prophète (bpsl) à se rendre à Médine.

La situation à Médine :

Le Prophète (bpsl) a fourni des efforts intensifiés dans le dessein de rallier les deux tribus en conflit armé au point qu’il a insisté dans son premier sermon sur la consolidation des relations de parenté. De nombreux versets qui soulèvent la question de la fraternité, lui furent également révélés.  

En outre de ces deux tribus, Médine renfermait des polythéistes qui avaient refusé de se convertir à l’Islam ; des hypocrites qui étaient aux aguets pour créer des problèmes aux Musulmans ; en plus de trois tribus Juives qui s’étaient alliées avec les nomades athées. La bataille de la tranchée constitue une preuve de leur trahison ; de même qu’ils ont essayé à deux reprises d’assassiner le Prophète (bpsl).

Le bouclier volé :

Les compagnons à Médine vivaient dans la pénurie et la faim, au point qu’ils ont été obligés de serrer des pierres contre leur ventre. Parmi eux, il y avait un compagnon des Aouss récemment converti à l’Islam, nommé Roufa’a Ibn An-Nou’man. Il était en possession d’un bouclier qui lui revenait d’un butin lors d’une des batailles à laquelle il avait participé avec le Prophète (bpsl). Ce bouclier qui constituait sa seule fortune au milieu de cette pénurie, fut volé. Bachir, un homme des Khazradj, lui aussi nouvellement converti à l’Islam, fut accusé de ce vol. Mais il se fait que Qatada le cousin de Roufa’a a vu Bachir en flagrant délit et tint le Prophète (bpsl) au courant. Un profond chagrin s’empara du Prophète parce qu’il pensait que:

-          les Juifs et les athées de Médine vont se réjouir car le voleur est un Musulman.

-           Le conflit va s’approfondir entre les Aouss et les Khazradj.

-          Cet incident va entraver ses efforts, lui qui cherche depuis trois ans à établir la paix entre ces deux tribus.

Entre temps, trois personnes des Khazradj vinrent trouver le Prophète (bpsl) et lui affirmèrent que le véritable voleur n’est que Zeyd Ibn Samin, un Juif et qu’il a caché le bouclier dans son jardin. Le Prophète envoya sur le champ quelques-uns de ses compagnons qui fouillèrent le jardin et ramenèrent le bouclier. Ces trois personnes demandèrent au Prophète (bpsl) de prendre la défense de Bachir et de l’innocenter en public ; le Prophète (bpsl) gravit les marches de sa chaire et blâma Qatada pour avoir accusé Bachir sans preuve, au point que ce dernier regretta profondément son acte.

Ainsi, l’incident prit fin et la crise entre les Aouss et les Khazradj fut évitée ; tout le monde accomplit la Salât du Isha’ en groupe.

Mais quelques instants avant le Fadjr, l’Ange Gabriel descendit du ciel et mit le Prophète (bpsl) au courant de la vérité en dévoilant le véritable voleur qui n’était que Bachir.

Au fait, Bachir a cédé à un moment de faiblesse en volant le bouclier, et décida de le cacher dans le jardin de son voisin le juif, afin de se débarrasser de ce péché, et d’en accuser ce dernier ; puis il a demandé à quatre personnes de sa famille de témoigner en sa faveur auprès du Prophète en leur promettant qu’il ne récidiverait plus. L’un d’eux refusa de faire ce faux témoignage car il pensa que c’était là une trahison au Prophète (bpsl) ; mais Bachir insista qu’il garde le silence, celui-ci finit par se résigner tout en étant sûr de l’innocence du Juif.

Allah le Juste, observe tout.  Il fallait que Gabriel descende du ciel bien avant la Salât Al-Fadjr et avertisse le Prophète. Le fait de retarder le dévoilement de la vérité est une injustice en soi. Peu importait que le Juif soit satisfait de son innocence ; peu importait qu’un problème naisse entre les Aouss et les Khazradj ; l’établissement de la justice est prioritaire.

Le Prophète (bpsl) gravit les marches de la chaire lors de la Salât Al-Fadjr, innocenta le Juif et dévoila le véritable voleur en récitant les versets de la Sourate An-Nisâ’ les Femmes : Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens, selon ce qu’Allah t’a appris. Et ne te fais pas l’avocat des traîtres (105). Et implore d’Allah le pardon car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux. (106).  Et ne dispute pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes. Allah, vraiment, n’aime pas le traître et le pécheur. (107) Ils cherchent à se cacher des gens, mais ils ne cherchent pas à se cacher d’Allah. Or, Il est avec eux quand ils tiennent la nuit des paroles qu’Il (Allah) n’agrée pas. Et Allah ne cesse de cerner (par Sa science) ce qu’ils font (108). Voilà les gens en faveur desquels vous vous disputez dans la vie présente. Mais qui va disputer pour eux devant Allah au Jour de la Résurrection? Ou bien qui sera leur protecteur? (109). Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d’Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux (110). Quiconque acquiert un péché, ne l’acquiert que contre lui-même. Et Allah est Omniscient et Sage. (111). Et quiconque acquiert une faute ou un péché puis en accuse un innocent, se rend coupable alors d’une injustice et d’un péché manifeste. (112)

 

En entendant ces versets, Qatada et Roufa’a fondirent en larmes en répétant à trois reprises : « Allah a révélé la Vérité, le bouclier est à Allah. » et ils l’offrirent en aumône.

Je fais dédicace de ce récit à tous ceux qui font un faux témoignage au tribunal. A tous ceux qui falsifient un testament. A tous les partiaux qui n’ont cure de faire perdre l’équité. A tous les fraudeurs. A tous les avocats qui prennent la défense des despotes. A tous ceux qui font un serment mensonger. A tous les injustes qui redoutent les gens au lieu de craindre Allah qui les observe dans tous leurs actes. A tous les époux qui tyrannisent leurs femmes. Je dirai à tous ceux-ci que l’injustice commise ici-bas n’est qu’obscurité et ténèbres dans l’Au--delà.

Allah dit : « Ô mes serviteurs, Je me suis interdit d’être partial envers vous et j’ai rendu l’injustice proscrite parmi vous; abstenez-vous donc, de vous faire du tort les uns les autres.»

Le Prophète (bpsl) a dit à ce propos : « les péchés majeurs sont classés en trois : le fait de renier l’existence d’Allah, le fait de provoquer sa propre mort, -puis il se redressa sur son siège car il était appuyé, son visage s’empourpra de colère et poursuivit- et le faux témoignage et le faux témoignage ; sachez que le faux témoignage n’est qu’un serment mensonger avec préméditation ; sachez qu’il est susceptible d’enfoncer son auteur au fond de l’enfer. » Les compagnons rapportèrent que le Prophète (bpsl) n’a cessé de répéter cette dernière phrase jusqu’à ce qu’ils se dirent : (Plût à Allah qu’il se taise.)

L’étape qui a suivi l’établissement de la justice :

Les Khazradj n’ont cherché à provoquer aucun problème, du fait que la justice a été rendue en faveur du Juif. Ils se sont rendus à l’évidence que c’est la loi seule qui prédomine et passe avant toute autre considération. Ceci les a bien réconfortés, surtout lorsque le Prophète (bpsl) a déclaré : « Si Fatimah, la fille de Mohammad a volé, Mohammad n’hésiterait point à lui faire couper la main. » Telle est l’équité de Mohammad !

Quant au juif, il ne s’est pas converti à l’Islam, ceci prouve que le Messager d’Allah (bpsl) n’a pas établi la Justice dans un objectif déterminé, mais parce que la Justice est un ordre Divin, quel qu’en soient les résultats qui en découleraient.

Bachir de son côté, s’est enfui hors de Médine, trop faible pour assumer la responsabilité de son péché. D’ailleurs, un verset a été révélé à son compte : «  Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »[1]

Alors que les trois proches de Bachir Al-Khazradji, ils s’étaient repentis de leur péché en implorant le pardon d’Allah.

Il m’est arrivé à ce propos, de faire la connaissance d’une personne indo-britannique qui pensait composer un livre sur l’Islam ; j’ai ressenti que ce livre serait défavorable à l’Islam. Je lui ai raconté le récit du bouclier volé. Il a exprimé son admiration pour ce récit et m’a avoué n’avoir jamais entendu une histoire pareille sur l’établissement de la justice. Le récit figure au début de son livre.

Allah l’Observateur, Le Tout Vigilant Gloire à Lui, le Majestueux :

Notre présent récit évoque le Nom D’Allah L’Observateur. Nombreux sont de nos jours, les procès découlant de l’impartialité dans les tribunaux. Qui va restituer leurs droits ravis à ces gens-là ? L’Ange Gabriel ne descend plus du ciel pour faire des révélations. Mais Allah est toujours Présent et Il observe. Je vous recommande, avant de vous coucher de formuler cette prière :  » Allah est témoin de mes actes, Allah me regarde, Allah m’observe. » Puissiez-vous répondre à ce signal d’alarme au cas où votre conscience ne fonctionne plus.

Lorsque le Nom d’Allah l’Observateur était encore présent au fond des âmes:

‘Omar Ibn Al-Khattâb a croisé un berger alors qu’il marchait dans la rue. Il lui a demandé de lui vendre un ovin, mais le berger refusa en expliquant que ces bêtes ne lui appartenaient pas. ‘Omar lui demanda comme pour l’éprouver, de lui en donner un contre de l’argent et de dire à son maître que le loup l’a dévoré. Et l’adolescent de regarder fixement ‘Omar et de lui répliquer : « Mais où est donc Allah? » Réponse qui suscita les pleurs de ‘Omar qui lui dit : « Tu as raison»

La Justice commence à partir de nos foyers :

Dans ses derniers moments, un homme syrien a donné un papier à son fils en lui recommandant de faire passer ses obsèques devant la boutique d’une personne qui lui a violé ses droits. Le fils a exécuté la dernière volonté de son père et, une fois arrivé devant la boutique de la personne en question, il déplia le papier et lut : «Je suis allé chez Allah ; Allah sait très bien ce que tu as fait avec moi ; Il nous voit tous les deux ; je te donne rendez-vous le Jour de la Résurrection pour récupérer mes droits.»

A tous ceux qui ont usurpé les droits d’autrui ; à tous ceux qui ont instigué des fraudes contre les autres ; à tous ceux qui ont eu recours à la falsification des marchandises ; à tous ceux qui ont introduit des innocents en prison; sachez que la justice commence à partir de nos foyers…

Trois principes de base pour l’établissement de la justice :

Le premier principe consiste à se repentir de tous ses méfaits pour obtenir l’absolution de ses péchés ; Allah dit au verset 110 de la Sourate An-Nisâ’ (Les Femmes) : « Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d’Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux. »

Le Prophète a rapporté un Hadith Qudussy dans lequel Allah dit : « Ô fils d’Adam, tant que tu implores Mon pardon en te repentant à Moi et en Me suppliant pour que J’accepte tes sollicitations, Je t’absoudrai de tous tes péchés sans Me soucier de rien ni de personne. Ô fils d’Adam, si tes péchés emplissent l’espace contenu entre ciel et terre et que tu viennes à Moi repentant en Me demandant de t’en absoudre, Je te pardonnerai sans Me préoccuper de rien ni de personne. Ô fils d’Adam, si tu viens vers Moi en ayant fait des péchés et des fautes de quoi faire basculer le plateau de la terre, à condition de ne M’associer rien ni personne, Je viendrai vers toi avec autant de pardon.»

Le deuxième principe : consiste à se limiter à juger la personne fautive, en ce sens que chacun doit assumer le résultat de son propre péché. Ceci est manifeste au verset 111 de la Sourate An-Nisâ(les Femmes) : « Quiconque acquiert un péché, ne l’acquiert que contre lui-même. Et Allah est Omniscient et Sage »

Le troisième principe : est mentionné au verset 112 de la même Sourate : «Et quiconque acquiert une faute ou un péché puis en accuse un innocent, se rend coupable alors d’une injustice et d’un péché manifeste. »

A en déduire que ce récit est cité dans Sourate An-Nisâ’ (les Femmes), cette Sourate qui vient immédiatement après la Sourate Al-Baqara (La Vache) qui soulève la question de la responsabilité des Musulmans sur terre ; et la Sourate Al-Imrân (La Famille D’Imrân) qui introduit le type de la famille modèle qui fut responsable sur terre –en parlant de Meryem, de Zakarya et de Yahya. La Sourate An-Nisâ’ (les Femmes) quant à elle, soulève les principes susceptibles de sauvegarder notre responsabilité sur terre. C’est pourquoi elle met en relief tous les types de la justice : que ce soit vis-à-vis des orphelins ou des plus faibles. Cette Sourate doit son appellation à la justice rendue à l’égard des femmes, qui se trouve être à la base de l’équité avec les autres. La justice envers les femmes n’est qu’un symbole. Nous sommes censés commencer à appliquer la justice au sein de nos foyers.

Les objectifs de ce récit coranique :

§         Rendre justice à sa famille.

§         Le Nom d’Allah, l’Observateur.

§         Le repentir et la restitution des droits.

§         Ce n’est qu’à ce moment que la justice se réalisera au niveau de nos pays.

NB: copié du site : www.amrkhaled.net

17
déc 2008
Posté dans Darwinisme par aslim à 7:32 | Pas de réponses »

Le DARWINISME ….. ! une invitation à la vérité, découvrez l’avis et les preuves de l’islam dans ce sujet en cliquant sur ce lien, Cliquez ici .

autres langues…. Anglais.

Invitation à la Coexistence

Episode : 1

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux; Louange à Allah Seigneur de l’Univers, et que la Bénédiction et le Salut d’Allah soient accordés à notre maître, le Messager d’Allah.

Notre nouvelle émission s’étend sur plusieurs épisodes jusqu’à Ramadan Incha’Allah; elle porte sur une invitation à la coexistence, une invitation à la compréhension réciproque, une invitation au dialogue.  

1-    En quoi consiste le problème ?

Qu’est-ce qui nous a poussés à soulever cette question ? En vérité, nous avons constaté l’existence du problème au sein même de nos âmes; un problème qui nous dresse les uns contre les autres, en tant qu’individus musulmans; un problème qui nous oppose les uns aux autres, en tant que pays musulmans.

En Iraq, le nombre des morts se compte par milliers, les Iraqiens s’entretuent, Chiites contre Sunnites; En Palestine, le conflit armé engendre quantités de victimes. Au Liban, la multitude et la diversité des sectes religieuses qui contribuaient auparavant à la richesse du pays, se trouvent aujourd’hui à la base de tensions. Darfour, cette région du Soudan où un grand nombre de Musulmans connaissent le Coran par cœur, se voit pourtant déchiré par les émeutes et les massacres entre Musulmans.  

Il va de soi qu’il existe des malfaiteurs et des traîtres venant de l’extérieur, soucieux de semer la discorde et déterminés à provoquer le trouble à l’intérieur d’un même pays musulman; mais ce qui est certain c’est que les manœuvres clandestines de cet adversaire se solderont par l’échec si de notre côté, nous apprenons à vivre ensemble, si nous parvenons à nous comprendre, en un mot, si nous réussissons à coexister.

Notre objet de discussion ne porte pas sur cet adversaire qui vient de l’extérieur, ni sur son invasion, ni sur l’Autre. Il ne s’agit pas non plus, d’une émission politique, mais nous parlons d’un problème bien plus grave, qui est présent dans nos foyers, empoisonne nos sociétés et ronge nos pays, le problème du dialogue et de la coexistence qui ont cessé d’exister.

Au niveau de la famille, le père ne fait plus que donner des ordres; il ne trouve plus le moyen d’échanger la parole avec son fils. Le fils n’a plus rien en commun avec son père. Chacun vit à part, dans un coin de la maison, isolé de l’autre.

Les rapports entre époux se détériorent, des querelles s’exacerbent, des familles se divisent, des couples se séparent pour un rien, des enfants s’égarent pour des raisons plus que futiles, finissant dans un monde brumeux, un monde fait de drogue, d’extrémisme et de déviation morale. Ce sont les principes et la conduite qui se corrompent et se dissipent.

Au niveau de l’école, ou de l’université, les professeurs ont rompu les ponts du dialogue avec leurs étudiants, l’art de communiquer n’existe ni dans notre enseignement scolaire ni dans nos programmes universitaires.

Les insultes et les cris s’élèvent dans la rue, pour un simple accident de voitures pour la simple raison que les paroles n’ont plus de place dans notre existence.

Les litiges donnant matière à procès deviennent de plus en plus nombreux, et les différends ne sont plus réglés à l’amiable.

Même les mosquées, édifiées à l’origine pour rassembler les Musulmans et supposées être un symbole de fraternité et de cultes religieux, sont devenues un lieu de querelles et d’insultes; en outre, les sermons des vendredis ne tentent jamais de soulever le problème du dialogue ou de la coexistence.

En bref, nous vivons un véritable problème au sein de nos sociétés et à tous les niveaux; par conséquent, cette émission s’adresse à toutes les classes sociales, et concerne les enfants, les jeunes, les pères, les mères, les responsables à l’école, les professeurs à l’université, les époux, les épouses. Notre émission vise à créer un dialogue entre les gens, à l’intérieur des entreprises, des usines, des responsables de la recherche scientifique, etc. L’esprit d’équipe nous fait défaut, nous sommes incapables de travailler en groupe, parce que nous ne possédons pas cette culture, parce que nous ne savons pas communiquer.

En Europe, on entend parler d’entreprises géantes, qui ne font que s’épanouir en fusionnant, alors que chez nous, à la mort du père de famille, les successeurs se disputent, la grande société d’hier se scinde en une multitude de petites usines.  

Même les Musulmans vivant en Occident souffrent de ce mal, car au lieu de refléter la véritable image de l’Islam, ils ont préféré vivre isolés, en refusant de communiquer avec leur entourage.

Jadis, lorsque le citoyen occidental voulait éclaircir un point quelconque sur l’Islam, il avait recours aux orientalistes, car il y a cent ans, il n’y avait pas d’internet, ni de chaînes télévisées. Mais malheureusement, ces Orientalistes ont mal interprété l’Islam et l’ont à leur tour, mal communiqué à leurs concitoyens. Par conséquent, les Européens se sont faits une idée déformée de l’Islam,  persuadés que cette religion s’est propagée par la force de l’épée, ils en ont pris peur, pensant que les Musulmans sont tous des terroristes et des gens non civilisés.

A travers ces épisodes, nous avons l’intention non seulement de présenter et de traiter l’idée de la coexistence, mais également d’inculquer à tout Musulman l’art de vivre ensemble, de se conduire avec l’autre, de s’entendre, de s’entretenir, en un mot, l’art de communiquer avec l’autre. Pour ce faire, il suffit de partir de ce que nous avons en commun, si minime soit-il, afin de parvenir à coexister en société, quels que soient nos points de différends se rattachant aux opinions ou aux intérêts. Tel est le premier objectif de notre émission.

2- Quelle est la signification de la coexistence ? Qui est cet « Autre » avec lequel je suis appelé à coexister ?

Le deuxième objectif consiste à fournir les compétences nécessaires à la coexistence, c’est-à-dire une sorte de formation et d’adaptation afin de créer un espace commun avec l’Autre et de pouvoir mettre au point l’art de communiquer.

Quand nous soulevons la question de l’Autre, nous ne faisons pas seulement allusion au monde occidental, mais aux gens de notre entourage, à commencer par la mère qui sèvre son nouveau-né, et qui constitue déjà cet « Autre » par rapport à lui.

Le Coran aussi bien que la Sunnah du Prophète (BP sur lui) ont traité de la question de la coexistence. En effet, la première leçon que Notre Seigneur a apprise à l’humanité concernait la coexistence. Allah, Exalté et Glorifié soit-Il, a dit aux humains dans le Coran, qu’ils descendraient sur terre pour y vivre, et qu’ils doivent par conséquent, apprendre à y coexister. Les versets 27 et 28 de sourate Al-Mâ’ida qui parlent des deux fils du premier prophète sur terre, Adam, illustrent parfaitement la notion de coexistence :  

 « Et raconte-leur en toute vérité l’histoire des deux fils d’Adam. Les deux offrirent des sacrifices; celui de l’un fut accepté et celui de l’autre ne le fut pas. Celui-ci dit: «Je te tuerai sûrement»  verset 27

 «L’Autre» est cité dans le Coran bien qu’il s’agisse de deux frères, issus d’une même famille, parlant le même langage, pratiquant la même religion et qui pourtant, n’ont pas réussi à coexister :

 « Si tu étends vers moi ta main pour me tuer, moi, je n’étendrai pas vers toi ma main pour te tuer: car je crains Allah, le Seigneur de l’Univers. » verset 28

La question de la coexistence a commencé avec le début de l’humanité; tout ce qui est différent de vous est cet «Autre». C’est votre mère, votre père, plus tard votre femme, votre fils, jusqu’à arriver à l’Iraq, à la Palestine…

Cependant, il nous faut souligner un point important ; l’Islam est une religion aux fondations solides, ouverte sur le monde; l’Islam est un message universel, capable de communiquer avec les autres cultures et civilisations. Toutefois, cela ne veut pas dire que les Musulmans sont censés perdre leur foi et leur identité, et transformer leur personnalité afin de coexister avec «l’Autre». Coexister signifie l’existence de deux parties bien indépendantes et en parallèle; la coexistence ne donne pas le droit à l’Occident de m’imposer sa culture ni de la substituer à la mienne; elle ne lui donne pas non plus le droit de me ravir mon territoire ni de supprimer ma personnalité, ni de me donner une nouvelle identité pour ensuite me réclamer la coexistence. Le point de départ de la coexistence entre les deux parties, est fondé sur un respect mutuel des droits, sur la préservation des civilisations et des cultures respectives.

  

3-    La valeur de la coexistence au sein de l’Islam.

La diversité des humains entre eux est une évidence universelle, elle constitue la nature humaine, en ce sens que chacun a son propre raisonnement qui le distingue de «l’Autre»; il ne serait pas logique que les gens soient similaires physiquement et moralement, qu’ils aient les mêmes motifs et qu’ils visent les mêmes objectifs. Lorsque nous serons parvenus à bien assimiler cette notion, nous résoudrons la moitié du problème; car de cette façon, nous parviendrons à nous compléter mutuellement. Le verset 13 de Sourate Al-Houjourât le montre clairement –il peut être traduit comme suit :  

« Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez

Nous sommes différents les uns des autres au niveau de la race, de la nationalité, du dialecte, des idées, afin que nous nous échangions les connaissances, les cultures et les richesses, et ce, pour que la terre s’épanouisse. Telle est la philosophie de l’univers et de la création.

Il n’existe sur terre aucune constitution à part le Noble Coran, qui  prône la coexistence, et ce, à travers un bon nombre de versets. Le Prophète de son côté a été le premier sur terre à appeler les gens à la coexistence, et ce depuis 1400 ans; en effet à son arrivée à Médine, qui était en conflit perpétuel entre ses différentes tribus, il a dit son fameux Hadith:

«Ô vous les gens, divulguez le salut (Assalam); offrez à manger; consolidez vos liens de parenté; accomplissez la Salât de la nuit au moment où les gens seront endormis, vous aurez accès au Paradis en paix»

Puis il (BP sur lui) a établi les liens de fraternité entre les Mouhajirins (les émigrés) et les Ançârs (les indigènes de Médine). Il est ensuite passé à l’édification de la Mosquée, lieu de rencontre de la société musulmane. Enfin, il a donné à la ville un nom commun à toutes les tribus qui y vivent, en dépit de leur diversité, et opportun à ceux qui y pénètrent. Il a couronné son acte par une constitution sans précédent, une constitution qui s’adresse aux Juifs, aussi bien qu’aux polythéistes, aux croyants, aux Mouhajirins ainsi qu’aux Ançârs, les invitant à la coexistence au sein de cette ville.

Notre émission vise à mettre en application le premier verset de Sourate Al-’Anfâl (les Butins) –qui peut être traduit comme suit : 

« Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous; »

Ainsi que le Hadith du Prophète :

«Voulez-vous que je vous indique un grade bien meilleur que le Jeûne, la Salât de la nuit et la Zakât? Les compagnons lui avaient demandé : Quel est ce degré, Ô Messager d’Allah ? Il (BP sur lui) leur a dit : établissez la concorde entre vous».

4- Le rapport de la coexistence avec la renaissance de la Oummah

La renaissance de notre Oummah et de nos pays dépend de notre coexistence que nous devons puiser dans notre histoire, et dans notre religion, pour apprendre que ce n’est qu’à partir de la diversité et de la variété des individus et des nations que nous réussirons à coexister. C’est  pourquoi nous allons raconter dans les épisodes à venir, la vie et la conduite des quatre Imams de l’Islam les plus célèbres, les quatre Imams reconnus pour avoir rapporté fidèlement la Sunnah du Prophète (Bénédiction et Paix sur lui), nous allons avoir un aperçu sur leur vie quotidienne, sur leur rapports avec leur entourage, sur leur comportement entre eux, car en dépit de leurs diversités d’opinion, il ont su se respecter et coexister et ont transmis leur savoir aux futures générations.

 

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1
déc 2008

Invitation à la Coexistence

Episode : 2

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux; Louange à Allah Seigneur de l’Univers, et que la Bénédiction et le Salut d’Allah soient accordés à notre maître, le Messager d’Allah.

Nous rappelons que cette invitation s’adresse à toutes les catégories de la société pour les inciter à éliminer les barrières et à détruire les obstacles qu’ils se sont à un certain moment dressés, dans le but d’établir un pont de communication qui partirait d’un sens commun, si minime soit-il, en dépit de la diversité de leurs motifs, de la divergence de leurs opinions et de la variété de leurs intérêts; un pont de communication qui mène à un dialogue avec l’Autre, au sein de la société, en passant par la famille pour parvenir au niveau de tous les pays musulmans; un pont de communication qui serait susceptible de raffermir les rapports réciproques entre les différentes générations, et de consolider le respect mutuel. Procédure nécessaire afin de pouvoir entrer en relation avec le monde occidental.

Nous nous sommes appuyés dans notre émission sur le verset 1 de Sourate Al-Anfâl (Le Butin), qui peut être traduit comme suit : « Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Allah et à Son messager, si vous êtes croyants.»

Ainsi que sur le verset 9 de Sourate Al-Houjourât (les Appartements) qui peut être traduit comme suit : « Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux ».

Nous nous sommes également basés sur quelques-uns des Hadiths du Prophète qui évoquent notamment ce point : « Les croyants sont tous des frères, préoccupez-vous de concilier vos frères » et « le croyant est un compagnon intime;» c’est-à-dire avec qui on devient vite familier de par son caractère sociable, et de plus, avec qui on peut facilement vivre. Le Prophète (Bénédiction et Paix sur lui) dit également : « Il n’y a rien à attendre de celui qui refuse tout rapport avec son entourage ».

Nous projetons donc, à travers notre émission, de faire savoir au monde occidental que l’Islam a été de tout temps, la première religion à avoir prôné la coexistence entre des parties indépendantes ayant peu de points communs. Nous avons, à cet effet, puisé dans notre propre histoire et non dans celle de l’Occident, des aspects de civilisation sans pareils, qui existent depuis 1400 ans, qui continuent d’être uniques jusqu’à nos jours, et que nos ancêtres ont eu tant de mal à nous léguer en patrimoine.

1- Des modèles dont on doit s’inspirer :

Le Prophète d’Allah (Bénédiction et Paix sur lui) dont nous avons déjà présenté la biographie, est incontestablement la meilleure figure reflétant la civilisation précoce que les Musulmans connurent juste après l’avènement de l’Islam et qui dura environ un siècle et demi.

Dans cette émission, nous avons choisi de parler de la vie des quatre Imams, d’une part, parce qu’ils appartiennent à notre passé, et d’autre part parce que leur vie offre un modèle unique de coexistence, de bonne entente, de concorde ainsi que de civilisation, que ce soit dans l’histoire de l’Islam ou dans l’histoire de toute l’humanité, en dépit de la divergence de leurs opinions respectives. C’est un message adressé au citoyen occidental avant le citoyen musulman.

2- La raison de ce choix :

Plusieurs éléments ont guidé notre choix; tout d’abord, ces quatre Imams ont vécu à une époque connue pour son épanouissement sans précédent, pareil à la révolution technologique d’aujourd’hui ou industrielle de jadis. Ils ont vécu vers la fin de l’ère des Umayyades, début de celui des Abbassides, où l’état musulman, régi alors par Haroun Ar-Rachid, était en plein essor au niveau des sciences, des lettres, de la culture; bref, une époque de renaissance extraordinaire.

Ensuite, les quatre Imams ont vécu à une période où la culture musulmane se voyait envahie par d’autres cultures. Il est vrai que l’Islam était alors si bien enraciné au fond des esprits, que personne ne pouvait l’en extirper au moyen des armes, cependant il faut reconnaître l’existence de la culture grecque, romaine et perse. Les quatre Imams sont parvenus à imposer leurs méthodes et leur savoir, et surtout, ils ont réussi à coexister sans faire de concession sur leur religion ni leur culture à aucune des cultures provenant de l’extérieur.

A ne pas omettre non plus, que l’époque qui a précédé celle des quatre Imams a été témoin d’une émeute puis d’un conflit entre le quatrième calife, Ali Ibn Abou Taleb et Mou’awiya Ibn Abou Soufian. Quelles furent leurs différentes attitudes et leur prise de position vis-à-vis de ces événements ? Quel jugement ont-ils porté sur les quatre califes (Abou Bakr, ‘Omar, Othman et Ali) qui ont présidé la Oummah à la suite du décès du Prophète (Bénédiction et Paix sur lui)?

3- La diversité des points de vue des quatre Imams :

Les quatre Imams ont vécu à l’époque qui vit naître le Fiqh Islamique (la Jurisprudence Islamique). En effet, le Prophète (Bénédiction et Paix sur lui) avait laissé à ses compagnons ainsi qu’aux futures générations, un certain nombre de versets qu’Allah lui a révélés dans le Coran (6 000 versets) et les Hadiths de la Sunnah. Or ces quatre Imams ont pensé devoir trouver des issues et des solutions aux nouveaux événements qui pourraient se produire et aux nouveaux problèmes qui pourraient se poser. Telle est la définition du Fiqh Islamique; en se basant sur le Coran et la Sunnah prophétique, ils ont trouvé des solutions à toutes les questions qui pourraient surgir dans tous les domaines, mariage, divorce, transactions commerciales, rapports réciproques entre Musulmans et non Musulmans, relations entre gouverneur et gouverné, culte et pratiques religieuses…

Ces quatre Imams offrent à toute l’humanité un modèle singulier, unique et sans pareil dans la coexistence, car en dépit de la divergence de leurs opinions sur des questions importantes, néanmoins, leurs rapports se caractérisaient par le respect mutuel, l’affection et la fraternité.

4- Les raisons de la réussite de ces quatre Imams :

Ils ont su nouer les liens avec leurs prédécesseurs et transmettre leur savoir à leurs successeurs et plus tard, aux futures générations, par l’intermédiaire des adeptes sur lesquels ils ont veillé.

Ils étaient doués d’un caractère souple et flexible; ils avaient le talent d’écouter les gens et de leur prêter attention; ils fréquentaient les gens autour d’eux et ne vivaient pas isolés. Le nombre de ceux qui assistaient à leurs conférences variait entre 5 000 et 10 000 personnes venant de trois continents. Ils s’étaient déplacés dans nombre de grandes villes et avaient habité des métropoles.

Ils ne s’étaient jamais heurtés aux gouverneurs en dépit de leur désaccord avec eux et en dépit de la torture qu’ils avaient subie et de la tyrannie dont ils étaient victimes.

Ils avaient des idées nouvelles qu’ils ont su transmettre avec ingéniosité à leur entourage. Ils ont établi des règles de base à la réflexion logique qui n’existaient pas dans l’histoire auparavant et qui se sont répandues dans le monde entier depuis.

 De plus ils avaient des talents, dont l’art de communiquer avec les autres, ainsi que l’art de coexister.  

5- Les points communs entre les quatre Imams :

Leur origine :

Les quatre Imams ont peu de points communs entre eux. Ils ne descendent pas d’une même origine. En effet, deux d’entre eux sont d’origine arabe : L’Imam Ahmad Ibn Hanbal est né à Baghdad et l’Imam Ach-Chafi’ï est né à Gaza en Palestine, alors que les deux autres ne le sont pas : L’Imam Abou Hanifa, d’origine perse, est né en Iraq, dans la ville de Koufa. On raconte que les ancêtres de l’Imam Malek qui est né à Médine, étaient des esclaves affranchis.

Leur savoir :

L’Imam Abou Hanifah est né en l’an 80 de l’Hégire; l’Imam Ahmad Ibn Hanbal, le plus jeune d’entre eux, est le disciple de l’Imam Chafi’ï; ce dernier est le disciple de l’Imam Malek. Tous les trois ont finalement été les disciples des disciples de l’Imam Abou Hanifah.

Leur condition sociale :

Deux d’entre eux comptaient parmi les riches, alors que les deux autres étaient d’origine pauvre.

Leurs ouvrages :

Trois d’entre eux ont traduit leurs dires et leurs opinions sur le papier alors que Abou Hanifah a été le seul à avoir formé des hommes, qui à leur tour, ont composé des ouvrages reflétant ses Fatawas (Interprétations légales) et opinions.

Nous tenons à préciser que l’Imam Abou Hanifah a été le premier à avoir élaboré un travail d’équipe, un travail académique du Fiqh Islamique, qui a polarisé un grand nombre d’Ulémas qui ont préféré quitter leur conférence pour se joindre à la sienne dans le but de travailler en équipe et de développer ce savoir. Les quatre Imams n’avaient aucune réticence, ni réserve à apprendre certaines fatawas de leur entourage et à les noter dans leurs ouvrages. Ceci a eu lieu en l’an 80 de l’Hégire.

L’influence de la femme dans leur vie :

Le rôle de la femme dans leur vie n’est pas à négliger. C’est tantôt la mère, tantôt la fille, tantôt le professeur.

Un message adressé à ce niveau, à toutes les mères de nos jours, vous êtes priées d’emboîter le pas aux femmes qui ont eu un impact positif sur la vie de ces Imams et de former vos enfants afin qu’ils deviennent des hommes de valeur dans la société.

Leurs pratiques religieuses :

Leurs paroles étaient identiques à leurs cultes, de là vient le secret de leur succès : jeûne en dehors de Ramadan, Salât pendant la nuit.

Malgré la variété de leurs origines, de leur milieu social, de leur savoir, l’Islam a réussi à semer la concorde, l’entente et la paix entre eux, ils ont continué jusqu’à la fin de leurs jours à rester le point de mire de leurs disciples et adeptes, de par leur comportement avec leur entourage, en un mot de par la coexistence qu’ils avaient préservée et développée.

Nous autres de notre côté, devons prendre exemple sur eux, devons apprendre à coexister tout en respectant notre religion, notre identité, notre personnalité, et surtout nous retenir de porter les armes contre nos frères, quels que soient les différends qui peuvent naître  entre nous.

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déc 2008

Invitation à la Coexistence

Episode : 3

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux; Louange à Allah Seigneur de l’Univers, et que la Bénédiction et le Salut d’Allah soient accordés à notre maître, le Messager d’Allah.

Nous traitons toujours de la question de la coexistence. Cette notion qui nous fait défaut à l’intérieur de nos âmes, de nos foyers, de nos écoles, de nos universités, de nos entreprises, et de nos pays musulmans. L’absence de coexistence a entraîné des conflits armés et des évènements sanglants en Palestine, en Iraq, à Darfour, en Somalie ainsi que dans beaucoup d’autres régions du monde islamique.

Vu l’importance de la coexistence au niveau des individus comme au niveau des pays, nous devonc apprendre à établir un dialogue avec l’autre, à vivre avec lui, tel qu’il se présente à nous, avec ses qualités et ses défauts; à accepter qu’il y ait une divergence d’opinions, une diversité de goûts, et une autre conception de la vie.

L’emblème que nous brandissons tout au long de nos épisodes, nous l’avons emprunté au verset 13 de la Sourate Al-Houjourât (les Appartements), qui peut être traduit comme suit: 

 « Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez.»

Le verset soulève précisément la question de la diversité des créatures, en même temps que son but : il s’agit de faire connaissance les uns des autres, de communiquer et d’échanger, dans le seul dessein de rendre la terre prospère et florissante, raison pour laquelle Allah nous a créés.

Le juge ‘Ayyad, un des Ulémas les plus célèbres de l’Islam, avait avancé jadis que les bonnes relations entre les gens s’imposent et sont un des piliers de la Chari’a Islamique, une de ses obligations et un système qui unifie les Musulmans. En effet, pour quelles raisons la calomnie a-t-elle donc été classée comme un acte illicite ? Et la médisance prohibée ? Pourquoi Allah nous a-t-Il imposé la Salât en congrégation ? Et la Salât du vendredi à la mosquée ? Pour quelles raisons sommes-nous appelés à respecter l’alignement des rangs avant d’entreprendre la Salât ? Pourquoi le divorce a-t-il été soumis à des conditions sévères ? Qu’est-ce qui a poussé une partie de la jeunesse d’aujourd’hui à se droguer et à adopter des conduites suspectes ? Mille et une questions qui trouveront leur réponse dans la vie des quatre Imams du Fiqh islamique les plus célèbres, et leur art de la coexistence : Abou Hanifah, Malek, Al-Chafi’i et Ahmad.

C’est pourquoi nous avons l’intention d’introduire la vie de ces quatre Imams à travers nos épisodes à venir et nous commencerons par l’Imam Abou Hanifah afin de tirer au clair la notion de coexistence qu’ils avaient si bien appliquée.

L’identité de l’Imam Abou Hanifah:

Al-Nou’man Ibn Thabet Al-Mazraban, surnommé Abou Hanifah, était d’origine perse, ses ancêtres n’étaient pas des Arabes, mais ils s’étaient convertis à l’Islam. Il est le premier Imam à avoir fondé les règles du Fiqh islamique, bien qu’il ne soit pas d’origine arabe, et qu’il ne descende pas de la tribu des Hachémites, ni de celle de Mudar. Question d’une importance majeure dans la coexistence. Qu’est-ce qui a poussé la société musulmane à vivre côte à côte avec des gens d’autres nationalités, sans tenir compte de leur milieu social, ni de leur classe ni de leur origine ?

Les Arabes étaient, à cette époque-là, préoccupés par le règne, par les conquêtes, par l’expansion de l’Islam afin d’établir l’Etat islamique. Les étrangers de leur côté, dont notamment les Perses, voulaient avoir un rôle positif au sein de la nouvelle Ummah et de l’Islam et s’étaient donc intéressés à la science et au savoir. De fait, tous les savants de jurisprudence islamique étaient des Mawalis (c’est-à-dire d’origine Asiatique -d’extrême Orient-), néanmoins, ceci ne constitue pas une défaillance du côté des Arabes. Bien au contraire, l’équilibre s’était ainsi établi et la société s’était complétée.

Ainsi, Abou Hanifah a été le premier à frayer le chemin à tous ceux qui lui ont succédé et les Ulémas pensent que chaque Musulman devrait invoquer Allah dans ses prières en faveur de l’Imam Abou Hanifah, parce que le mérite lui revient d’avoir créé le Fiqh islamique, d’avoir organisé la première école qui puise ses fatawas (interprétations légales) à partir du Noble Coran et de la Sunnah. Abou Hanifah, le Perse, est connu dans l’histoire comme « l’Imam illustre » ou encore « l’Imam de tous les Imams.»

L’Imam Abou Hanifah naquit donc en l’an 80 de l’Hégire à Koufa et mourut en l’an 150, à l’âge de 70 ans.

Al-Koufa à ce moment-là, n’était pas une ville ordinaire, mais bel et bien le centre du califat islamique. Le quatrième calife, Ali Ibn Abou Taleb, prenant l’exemple sur le Prophète (Bénédiction et Paix sur lui), avait jugé plus sage de quitter Médine pour s’installer dans cette ville iraqienne, afin d’être proche des questions en litige et des controverses qui y prédominaient.

Là aussi, Ali Ibn Abou Taleb avait fait preuve de coexistence, il avait fait construire une grande mosquée qui réunissait quarante mille personnes pour la Salât. Avant lui, le Calife ‘Omar Ibnul Khattab avait envoyé Abdullah Ibn Mass’oud, un des compagnons les plus savants du Messager d’Allah (BP sur lui) à Koufa en tant qu’enseignant et ministre.

Donc, ‘Omar Ibnul Khattab, Ali Ibn Abou Taleb et Abdullah Ibn Mass’oud étaient doués d’un esprit développé, et possédaient une vision lucide pour le futur de la Ummah, et c’est de là que l’Imam Abou Hanifah va devenir « l’Imam de tous les Imams.»

La coexistence entre l’Imam Abou Hanifah et son père :     

Abou Hanifah, qui avait une personnalité sortant de l’ordinaire, était déterminé à réussir dans la vie. Son père était un marchand de tissu ordinaire. Mais Abou Hanifah, âgé alors de dix-sept ou dix-huit ans, avait projeté d’agrandir le commerce de son père et d’améliorer sa boutique afin d’en faire une des plus prospères au niveau de tout l’Iraq, ce qu’il réalisa effectivement. Le père ne s’était ni opposé ni heurté à son fils, mais lui avait seulement demandé d’être tenu au courant.

Une brillante personnalité :

L’Imam Abou Hanifah s’était enquis du meilleur professeur expert en matière de commerce il voulait apprendre la profession de façon académique et non à l’aveuglette, ni au hasard comme cela se passe de nos jours. Il avait fait fortune et était devenu riche après avoir acheté une maison célèbre dans l’histoire de Koufa, une maison qui avait été témoin d’évènements politiques et économiques, et qu’il avait en très peu de temps transformée en un centre commercial unique en son genre.

Un tournant dans la vie de l’Imam Abou Hanifah :

Tel était l’Imam Abou Hanifah, jeune homme vivant dans l’opulence, il aimait briller et réussir dans les projets qu’il entreprenait. Jusqu’au jour où Al-Cha’bi, un des plus illustres Imams de l’Islam à l’époque, l’aborda en disant : « Dites-moi, qui est votre professeur ?» Abou Hanifah lui avait donné le nom de son professeur en matière de commerce. Mais Al-Cha’bi l’avait interrompu car il voulait connaître le nom de son professeur en sciences islamiques. Abou Hanifah lui expliqua alors qu’il ne s’intéressait ni à la science ni au savoir, et se contentait d’accomplir sa prière. L’Imam Al- Cha’bi lui avait répondu : «Vous avez un esprit vif, une énergie rare et une grande perspicacité, je suis persuadé que le commerce ne parviendra jamais à satisfaire vos ambitions. Pourquoi ne penseriez-vous pas à entreprendre autre chose en parallèle avec le commerce pour en tirer plus de profit ? »

Malheureusement, nous sommes incapables aujourd’hui, de découvrir les talents chez les jeunes; alors que l’Imam Al- Cha’bi avec sa subtilité, était parvenu à le faire, ce qui allait changer le cours de la vie de ce jeune homme et donner naissance plus tard, à l’Imam des Musulmans, ainsi qu’à l’académie du Fiqh dans l’histoire des Musulmans. En effet, la doctrine de l’Imam Abou Hanifah est la plus répandue au niveau du monde islamique, surtout au niveau des populations qui ne sont pas arabophones.

La coexistence dans la planification du futur :

L’Imam Abou Hanifah avait alors décidé d’acquérir le savoir, mais que choisir ? Comme il visait la perfection dans tout ce qu’il entreprenait, il s’était enquis sur les types de sciences qui existaient à ce moment-là. On lui avait dit qu’il y avait « le Coran, le Hadith, la langue, la poésie et le Fiqh. »

Il avait consulté les gens et demandé conseil auprès des experts. Car l’Imam Abou Hanifah était loin de prendre une décision à la légère ou une décision individuelle; il avait longtemps réfléchi à chacune de ces sciences en étudiant de près les avantages et les inconvénients de chacune et plus particulièrement, quel avenir lui était réservé. Il cherchait quelque chose d’original et d’exceptionnel.

C’est l’incarnation de la Coexistence proprement dite, qui commence par sa propre personne avant de passer aux autres. Ensuite, ayant opté pour le Fiqh, il s’était rendu chez l’Imam Al-Cha’bi et lui avait présenté son choix en lui demandant son avis. Ce dernier l’avait approuvé et l’avait encouragé à aller de l’avant.

Abou Hanifah devint l’élève de l’Imam Hammad Ibn Abou Souleiman, qu’on lui avait recommandé et qui était à l’époque, le plus savant en matière de Fiqh.

La coexistence avec l’Imam Hammad

L’Imam Abou Hanifah passa 18 ans auprès de l’Imam Hammad. Celui-ci avait commencé par lui apprendre trois questions par jour. Au bout de trois ans, l’Imam Hammad s’était rendu à l’évidence que Abou Hanifah était devenu expert en matière de Fiqh et avait décidé de le prendre à ses côtés, à la séance qu’il avait fondée pour soulever ensemble des questions de la doctrine. Séance commune gérée en même temps, par l’Imam Hammad et Abou Hanifah. L’Imam Hammad avait été le disciple de Abdullah Ibn Mass’oud, et son grand savoir ne l’empêcha pas de coexister avec ce jeune homme d’une vingtaine d’années.

Malheureusement aujourd’hui, nous entendons parler d’un fonctionnaire brillant, maltraité par ses supérieurs ou d’un étudiant génial, blâmé et critiqué par ses professeurs. L’Imam Hammad quant à lui, avait fait de Abou Hanifah son compagnon.

Coexistence de l’Imam Abou Hanifah avec d’autres Ulémas :

L’Imam Abou Hanifah a raconté plus tard qu’il ne se contentait plus du savoir de l’Imam Hammad; il était allé à la recherche d’autres Ulémas, cette fois, il s’agissait de l’Imam Ja’far Al-Sadeq, fondateur du Fiqh des Chi’ites. Aucun des trois n’avait manifesté de réticence. Tous les trois étaient tantôt en accord, tantôt en désaccord sur certaines questions du Fiqh, mais cela ne les avait pas empêchés de coexister.

Abou Hanifah passa ainsi dix ans en compagnie de l’Imam Hammad et de quelques-uns de ses disciples. Ils passaient les nuits à s’entretenir après la séance, jusqu’à la salât du Subh (de l’aube), lorsque le coq de l’Imam Hammad se mettait à chanter, à la grande déception de l’Imam Abou Hanifah, soucieux d’apprendre plus de son professeur.

Il nous faut signaler la bienséance du professeur qui l’empêchait de mettre fin à la réunion.

 Abou Hanifah, l’Imam de la réunion :

Dix ans s’étaient écoulés, puis un jour Abou Hanifah avait confessé être entré en lutte avec lui-même, il rêvait de présider sa propre séance, mais il avait vite refoulé ce désir, par estime, gratitude et reconnaissance à l’égard de son professeur.

Toutefois, le destin avait préparé une surprise à Abou Hanifah. Cette nuit même, l’Imam Hammad avait dû quitter la ville et avait demandé à Abou Hanifah de le remplacer pendant son absence qui devait durer deux mois.

Il existe des degrés pour réaliser la coexistence. A commencer par coexister avec soi-même, avec ses parents, avec ses professeurs, puis avec l’ensemble de la société. L’esprit d’équipe nous fait défaut aujourd’hui, chacun travaille de son côté, c’est pourquoi nous n’arrivons pas à mener à bien de grands projets; alors que l’Occident, a réussi là où nous avons échoué.

A signaler que Abou Hanifah était en désaccord avec l’Imam Hammad sur plus de cent questions, et il allait changer plus tard tout le système de la séance qu’il allait présider à la mort de l’Imam Hammad, néanmoins Abou Hanifah ne cessait jamais d’invoquer le pardon d’Allah en faveur de son professeur en guise de gratitude, comme il le faisait en faveur de ses parents, ainsi qu’en faveur de ses disciples pour qu’ils se maintiennent solidement sur la voie du Vrai, et lui, de semer la rétribution d’Allah.

Huit ans plus tard, l’Imam Hammad mourut, Abou Hanifah avait alors 40 ans. Il commença par fonder une académie, réfutant par là le Fiqh individuel. Il avait à cet effet, réuni dans son cercle quarante personnes ayant quarante spécialités différentes, en vue d’étudier les problèmes de la société et de tirer ensemble des solutions adéquates à partir du Noble Coran et du Hadith Prophétique; faute de quoi, ils s’acharnaient ensemble sur le problème en question afin de trouver une issue appropriée. Voilà l’équipe ou l’école que l’Imam Abou Hanifah a formée.

L’Imam Abou Hanifah est le seul à ne pas avoir composé de livres; ce qu’il nous a  laissé en legs c’est toute une école de Fiqh Islamique, présidée par lui il est vrai, mais composée de 40 collaborateurs.

La méthode scientifique de l’Imam Abou Hanifah au sein de son académie :

L’Imam Abou Hanifah commençait par présenter le problème; ses collaborateurs en faisaient l’analyse et remontaient aux causes; ils passaient ensuite à l’étape de la suggestion des solutions pour enfin arriver à adopter la décision finale prise à l’unanimité. Cela leur prenait de deux journées à une semaine pour chaque cause. A ne pas négliger le rôle de Abou Youssef dans cette réunion, ce disciple qui allait devenir plus tard le président des juges de l’Etat islamique sous le règne de 4 califes successifs, était là à prendre note de la décision finale et qui était finalement la Fatwa (ou l’interprétation légale), et les causes qui y avaient abouti.

Trente ans s’étaient écoulés, la conférence se tenait chaque jour, et l’équipe était toujours là à réfléchir à haute voix, à s’entretenir sur les problèmes des gens. Leur méthode était fondée sur l’établissement d’un lien entre le problème en question et la religion. Il ne s’agissait nullement d’une décision individuelle, mais d’une décision prise à l’unanimité. Tel fut l’aspect prédominant du Fiqh islamique de l’école de l’Imam Abou Hanifah.

Le système de la bourse d’étude chez Abou Hanifah :

Bien longtemps avant l’Europe, l’Imam Abou Hanifah a été le premier à adopter et mettre en vigueur le système de la bourse d’étude en faveur des disciples les plus démunis, afin qu’ils se consacrent à ce cercle et qu’ils servent l’Islam par la suite.

Conclusion :

Telle est l’histoire de notre religion. Telle est l’incarnation de la coexistence entre plusieurs générations : L’Imam Abou Hanifah, son professeur et ses disciples.

Nous avons introduit l’histoire de l’Imam Abou Hanifah dans l’objectif d’adresser un message au monde occidental, qui nous accuse d’être des terroristes et nous reproche d’avoir des idées arrêtées.

Quant à nous, nous sommes tous priés d’avoir un moment de réflexion pour arriver à coexister avec notre entourage, pour l’Islam, pour notre Ummah, pour épargner le sang de nos frères en Iraq, en Palestine et au Liban, afin de mettre en vigueur le verset 103 de Sourate Al-Imrân (la Famille Imran) -qui peut être traduit par :

 « Et cramponnez-vous tous ensemble au «Ḥabl» (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés »

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1
déc 2008

Invitation à la Coexistence

Episode : 4

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ; louanges à Allah, Seigneur de l’Univers, et que la bénédiction d’Allah soit accordée à notre maître, le Messager d’Allah.    

Nous rappelons que l’objectif de cette émission est de montrer comment les membres de la famille, et plus amplement ceux de toute la société peuvent vivre ensemble, comment nous pouvons surmonter nos différends et nous comprendre, et comment créer un espace de dialogue avec tout notre entourage.

      L’épisode d’aujourd’hui parle, non plus de la vie de Abou Hanifa, mais de son œuvre, étant donné qu’il fut le fondateur de la plus grande et de la plus importante école de jurisprudence islamique dans l’histoire de l’Islam. Le Prophète (Bénédictions et Paix sur lui) est décédé laissant aux musulmans le Coran et la Sunna qui devaient leur servir de source pour résoudre leurs problèmes. Mais comment ?

      La réponse à cette question est du ressort même de la jurisprudence islamique (le Fiqh) qui désigne la voie par laquelle on déduit du Coran et de la Sunna les solutions aux problèmes quotidiens. C’est le sens contenu dans le mot Madhhab (école de jurisprudence) qui veut dire « voie » et vient du verbe dhahaba= aller d’un endroit à un autre. C’est le travail des quatre grands jurisconsultes dont le précurseur est Abou Hanifa qui a instauré cette science en l’an 80 de l’hégire.

      Abou Hanifa est aussi considéré comme faisant partie de la seconde génération des compagnons, étant donné qu’il a vécu au temps de Anas ibn Malik, le compagnon du Prophète (BP sur lui). Il fut aussi le premier à rédiger la loi islamique, le premier à instaurer l’idée de la rédaction de la science en Islam, même s’il n’a pas lui-même écrit de livre, le premier étant « al-Mowata’ » de l’imam Malik. Il a en outre divisé la jurisprudence islamique en chapitres (chapitre du commerce, des échanges, etc…) qui existent jusqu’à nos jours, et a émis des idées que ses disciples ont enregistrées dans des livres.

      Comment a-t-il procédé ?

  1. Etude des besoins de la société :

      La grandeur de Abou Hanifa réside dans l’étude qu’il a faite des besoins de la société. C’est là un point capital dans la coexistence. Il s’agit pour chacun d’apprendre à construire un espace commun avec son entourage en essayant de répondre à ses besoins. C’est un pas vers la réussite dans la vie terrestre et l’au-delà. En fait, on définit le millionnaire comme étant la personne qui a su déterminer les besoins de la société et y pourvoir le premier.

A l’époque de Abou Hanifa, il y avait deux régions importantes : l’Iraq et le Hidjaz.

L’Iraq était considéré comme une grande ville internationale, la capitale du monde, à l’instar de Londres et de Washington actuellement. On y trouvait tous les aspects de la vie en pleine évolution : développement économique, richesse énorme, effusion de nouvelles idées, de nouvelles inventions, affluence de nouveaux convertis à l’Islam des quatre coins du monde. On estime que la population de Bagdad à cette époque atteignait environ deux millions d’habitants.

      D’autre part, la traduction des autres langues et des autres cultures vers l’arabe était en pleine effervescence. Nous pourrions dire qu’il s’agit d’une attaque culturelle sur l’Islam.

 

      Dans le Hidjaz, la situation était différente. Il n’y avait aucune évolution et donc les savants du Hidjaz ont vu qu’en matière de jurisprudence islamique, il fallait suivre les hadiths, ou la tradition prophétique telle qu’elle était.

      Quant à Abou Hanifa qui vivait en Iraq et qui voyait que les conditions changent dans chaque pays, il prônait de recourir, après le Coran et la Sunna, à l’ijtihad ou l’interprétation des jurisconsultes, et à El Qiyas, ou la comparaison à une situation similaire. C’est pourquoi son école fut nommée l’école de l’avis.

      La méthode de Abou Hanifa consistait à chercher d’abord dans le Coran et la Sunna, une solution au problème qui lui était soumis. S’il ne réussissait pas, il avait recours aux avis des quatre califes Abou Bakr, `Omar, `Uthman et `Ali, et s’il ne trouvait pas, il avait recours à l’interprétation puis à l’analogie.

      Il est à noter qu’il fut sévèrement critiqué par l’école du Hidjaz qui l’a accusé de folie et de débauche. Mais Abou Hanifa était convaincu qu’en Iraq, il y avait une énorme évolution qui n’existait pas au Hidjaz et grâce à laquelle la jurisprudence islamique devrait évoluer. Sinon, un fossé risquait de se creuser entre la religion et les gens qui pouvaient s’en séparer sous prétexte que la religion ne répond pas à leurs besoins.

      Il partait de l’idée que le Coran et la Sunna sont valables pour tout temps et tout lieu et que les versets du Coran et les hadiths du Prophète (BP sur lui) sont en nombre limité, alors que les besoins de la société sont illimités. C’est ainsi qu’il faut réfléchir pour aboutir à des solutions efficaces pour les problèmes de la société.

      Malgré les âpres critiques auxquelles il a été exposé de la part de personnes qui ne le connaissaient pas, il a tenu à sa démarche. En effet, les gens ont toujours tendance à se juger avant de se connaître, de se rencontrer, ou de discuter. La coexistence consiste avant tout à discuter avec l’autre, à l’écouter.

  1. Instauration de la jurisprudence prévisionnelle :

      Abou Hanifa ne s’est pas contenté d’examiner les besoins de la société, mais il est allé jusqu’à prévoir des situations qui n’existaient pas et essayer d’y chercher des solutions. Il a réfléchi à environ 20 000 situations, devançant ainsi tous les autres domaines. Il fut ainsi le premier à parler de la traduction du Coran en d’autres langues suscitant un tollé. Il a parlé aussi de l’économie et de la population. Les califes profitaient de sa démarche pour mieux gérer les affaires du pays.

  1. Travail en équipe :

      Abou Hanifa fut le premier à créer une académie scientifique de jurisprudence qui réunissait 40 experts dans tous les domaines, lesquels discutaient entre eux avant de trancher sur les différentes situations qui leur étaient soumises. Abou Hanifa n’émettait jamais un avis seul et encourageait le travail d’équipe.

  1.  Liberté d’expression :

      Abou Hanifa n’a jamais imposé son avis, mais adoptait toujours celui de la majorité. Plusieurs avis s’opposant aux siens lui sont pourtant attribués parce qu’ils étaient ceux de la majorité.

      Abou Hanifa a fait de la jurisprudence islamique un exemple pour toutes les autres sciences. Il a préparé le chemin à une renaissance scientifique. Avec Ach-Châfi’î, il a mis les bases de la déduction qui a profité aux savants de l’Occident, ce qui fait qu’il est à la base de la renaissance européenne.

      La religion est à l’origine de l’essor de toutes les autres sciences, par opposition au modèle européen qui, pour réussir, a mis de côté la religion qui s’opposait à la science.

      L’école scientifique de Abou Hanifa 

      Au premier rang étaient présents les 40 experts dans les différents domaines. A droite de Abou Hanifa était assis Abou Youssef (il sera plus tard le grand juge de l’Etat islamique), et à sa gauche, Mohammad ibn Al Hassan. Tous deux avaient pour mission de rédiger un résumé du débat en cours et à la fin d’écrire l’avis auquel cette petite académie était parvenue.

      S’ils avaient à trancher dans un domaine qui n’avait pas de représentant parmi le groupe, ils faisaient venir un expert du domaine ou envoyaient en mission un membre du groupe qui devait étudier auprès d’un spécialiste, les spécificités du domaine afin d’émettre un avis judicieux.

      Nous avons là le modèle d’une école scientifique, d’une équipe de recherche qui travaillait selon une méthode de pensée bien précise. Le conformisme du Hidjaz et le futurisme de l’Iraq se complétaient pour servir l’Islam. La richesse est dans la diversité.

      Des scènes de la classe de Abou Hanifa

      Les cours de Abou Hanifa ont commencé en l’an 22 de l’hégire et ont duré 30 ans jusqu’à l’an 55 de l’hégire. C’était une conférence permanente qui commençait après la prière du Maghrib et durait jusqu’à après le `Icha’.

Le cours commençait par une proposition d’un sujet de débat : « Quel sera l’avis de l’Islam sur …? » Celui qui avait une suggestion levait la main, et ainsi de suite, chacun parlait à tour de rôle ; tout le monde discutait jusqu’à arriver à l’avis final qui était noté par les deux disciples de Abou Hanifa, suivi des raisons de l’adoption de cet avis.

En cas d’opposition entre les avis, Abou Hanifa proposait à chacun d’adopter l’avis de l’autre et d’essayer de le défendre, ce qui menait à une plus grande flexibilité.

      Au pèlerinage, Abou Hanifa rencontrait les savants du Hidjaz, discutait avec eux, modifiait son avis en cas de nécessité, mais après l’approbation de tout le groupe.

      Cette ambiance agréable d’échanges riches, de liberté d’expression, a duré 30 ans. C’est une leçon à apprendre aux enseignants, aux politologues…etc.

      Les cours de Abou Hanifa menaient parfois à des avis pertinents et des suggestions efficaces dans la bonne gestion du pays, comme par exemple, le fait de charger une personne de veiller à ne pas polluer l’Euphrate et le Tigre, mesure qui fut prise suite à une discussion sur la légalité ou non de la pollution du fleuve.

      Parfois aussi, ils modifiaient leur fatwa comme par exemple ce qui s’est passé lorsque l’école de Abou Hanifa a autorisé la lecture de la Fatiha dans une langue étrangère au cours de la prière par des non-arabophones. Les savants du Hidjaz ont fait remarquer à Abou Hanifa que la langue arabe du Coran pouvait ainsi se perdre, alors il a soumis le sujet encore une fois à la discussion et a modifié la fatwa en autorisant à un non-arabophone de lire la Fatiha dans sa langue jusqu’à ce qu’il apprenne l’arabe. S’il ne l’apprend pas, il sera donc fautif, et s’il l’apprend et continue à lire la Fatiha dans sa langue, sa prière n’est pas correcte.

      Parfois aussi, le cours se présentait sous forme de devinette pour rompre avec la complexité des grands sujets. Parfois aussi, un incident survenu à Koufa faisait l’objet du cours.

Conclusion

      Le nom de Abou Hanifa est éternel en raison du modèle de coexistence qu’il a donné à l’Humanité à travers son étude des besoins de la société et sa création d’une école de discussion qui pourrait bien être la première au monde.

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